Déprime, incompréhension, idées noires

Espace dédié à la dépression et aux pensées suicidaires chez l'autiste.

Déprime, incompréhension, idées noires

Message par Dire-un-mot » Ven Mai 31, 2013 18:54

Je n'en peux plus de ne pas être compris.
Ma famille n'a jamais été là pour moi, encore tout à l'heure je raconte (au téléphone) ma journée au CRA à mon père et il me dit "Rien d’extraordinaire", niant tout ce je suis, toutes mes difficultés.
Je ne parviens pas à réussir dans le domaine que j'aime et qui est mon intérêt spécifique à cause de mes problème de concentration et de changement de situations. Il me faut toujours beaucoup de temps pour m'adapter à une nouveauté, ce qui me déprime et me fatigue beaucoup.
Je fais tout ce que je peux pour fonctionner au mieux de ce que les autres attendent de moi, mais je n'y parviens pas ou très mal. Ce que je pense est toujours mal perçu, surtout quand je le formule. Ce qui me parait d'une absolue logique est toujours sujet à du reproche ou du déni. Je me sens en permanence en décalage avec le monde, depuis toujours. Comme si je pouvais contrôler tout ça, je n'y parviens pas c'est tout, malgré mon désir d'être comme tout le monde. Ca m'angoisse en permanence, ça me met en colère. Je n'ai pas demandé à être ce que je suis, toujours mis à l'écart.
Je n'ai que ma femme et ma fille dans ma vie. Souvent je me heurte à l'incompréhension avec ma femme (encore tout à l'heure parce que j'ai une façon d'exprimer mes idées sur le forum qui lui semble inabordable) , ma fille est encore en bas âge, mais je sais déjà que plus tard elle ne me comprendra pas.
Les gens pensent que tout n'est qu'un question de volonté, de prise de conscience et pour certain tout se résume à la misérable expression "Se mettre un coup de pied au cul".
J'ai souvent l'envie d'en finir. Je sais que toute ma vie sera articulée autour de l'incompréhension, que toujours je devrais fournir des efforts hors norme pour m'adapter à des normes et des façons de penser que je ne comprends pas.
Marre. Je ne suis certainement qu'une tare, un gros débile.
Diagnostiqué.
Avatar de l’utilisateur
Dire-un-mot
Passionné
 
Message(s) : 303
Inscription : Ven Mai 04, 2012 11:07

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par lliw » Ven Mai 31, 2013 19:20

Quasiment tout pareil, j'ai de gros moment de déprime mais qui ne dure pas longtemps, je me heurte a l'incompréhension de tous le monde, famille, amis et même ma compagne qui me reproche mon comportement quasi quotidiennement, je vais peut être lui dire de faire un compte ici pour qu'elle comprenne mieux comme poupie.

A aucun moment je n'ai vu que ta manière de t'exprimer n'était pas abordable, j'ai pas trop compris pourquoi elle disait ça
Avatar de l’utilisateur
lliw
Passionné
 
Message(s) : 728
Inscription : Jeu Avr 12, 2012 17:34

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par Jarod » Ven Mai 31, 2013 19:47

Ne vous inquiétez pas, on pourra bientôt guérir l'autisme.
La situation pourrait être pire.

J'ai déprimé pendant mes années lycées. La souffrance ressentit m'a fait envisagé le suicide. Puis un jour vint où je me jurais que cela n'arrivera jamais. J'ai le droit au bonheur. Merde alors !! Jamais je ne reconcerais :evil: .

J'aimerais tant pouvoir serrer dans mes bras tous les matins ma femme. Toi tu peux ! Alors profites en. Elle t'aime. :D
Jarod
Passionné
 
Message(s) : 2011
Inscription : Ven Avr 19, 2013 18:23

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par Jarod » Ven Mai 31, 2013 20:10

Quelles émotions différentes ressens-tu quand c'est ton colis et quand ce n'est pas le tien ?
Jarod
Passionné
 
Message(s) : 2011
Inscription : Ven Avr 19, 2013 18:23

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par Dire-un-mot » Ven Mai 31, 2013 20:22

Les idées noires ne durent pas, pour moi non plus. Je peux même me sentir très bien quelques minutes après. Je me questionne énormément sur ce point et sur l'agressivité.
Comment puis je pressentir ces états et surtout les gérer ? Qui a t il en moi qui fasse que jamais je ne parviens à établir un contact durable et serein ?
J'ai très peur de perdre ma femme, je me trouve simple et même facile à vivre, pourtant je sais que ce n'est ce que mon entourage pense et voit en moi.
Ma vie me prouve que le facteur dégradant dans mes rapports sociaux existe bel et bien chez moi, je ne peux le nier. Mais je ne parviens pas à intégrer cette information et à vivre avec.
Diagnostiqué.
Avatar de l’utilisateur
Dire-un-mot
Passionné
 
Message(s) : 303
Inscription : Ven Mai 04, 2012 11:07

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par lliw » Ven Mai 31, 2013 20:43

poupie85 a écrit :
Dire-un-mot a écrit :Un mensonge (simple pour toi) en entraîne systématiquement d'autres et fait d'une donnée fallacieuse un ensemble complexe. Ce n'est pas un homéomorphisme du mensonge "simple", il peut semblé de même forme mais ne l'est pas, ils ne sont pas non plus deux entités distinctes, mais bien la résultante d'une même équation complexe : même si le postulat de départ est simple, l'ensemble n'en reste pas moins complexe.




Il part du principe du postulat.

Si une information fausse (un mensonge) sert de postulat, toutes les ramifications complexes qui s'en suivront seront donc fausses, chaque éléments s'imbriquant pour former un ensemble, vous n'imaginez pas a quel point chaque étape du processus de réflexion est importante, c'est ce qu'il manque au NT je crois - la méthode
Avatar de l’utilisateur
lliw
Passionné
 
Message(s) : 728
Inscription : Jeu Avr 12, 2012 17:34

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par poupie85 » Ven Mai 31, 2013 20:47

Oui, j'ai compris. Je veux dire que sur le coup, la 1ère lecture me laisse perplexe, ce n'est pas de mon niveau naturel.

Là je viens apparemment encore de dire un truc pas bien puisqu'il a quitté la pièce. Je n'ai encore rien compris.
Fiancée d'un homme très probablement Asperger, diagnostic le 25 septembre.
Avatar de l’utilisateur
poupie85
Passionné
 
Message(s) : 1067
Inscription : Mar Mai 01, 2012 23:37
Localisation : Alsace, Haut Rhin.

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par Jarod » Ven Mai 31, 2013 20:51

Deux êtres ont-ils besoin de se comprendre à 100% pour s'aimer ?
Jarod
Passionné
 
Message(s) : 2011
Inscription : Ven Avr 19, 2013 18:23

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par Dire-un-mot » Ven Mai 31, 2013 21:11

Jarod a écrit :Ne vous inquiétez pas, on pourra bientôt guérir l'autisme.


http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012 ... prometteur ?
Diagnostiqué.
Avatar de l’utilisateur
Dire-un-mot
Passionné
 
Message(s) : 303
Inscription : Ven Mai 04, 2012 11:07

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par temp-995 » Ven Mai 31, 2013 22:04

Avatar de l’utilisateur
temp-995
Passionné
 
Message(s) : 640
Inscription : Sam Déc 31, 2011 11:41
Localisation : Nord

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par poupie85 » Ven Mai 31, 2013 22:14

C'est à dire que c'est assez dur à entendre pour une femme aimante qui souhaite une grande complicité avec son homme.
D'ailleurs,, il cherche beaucoup à discuter avec moi : il aime bien...
Parallèlement à ça il me parle souvent d'aller habiter seul, qu'il a envie de retrouver ces moments où, comme quand il était enfant, il arrivait à se couper de tout et ne pas parler pendant des jours.

Pas très compatible avec un rôle de "mari " et de papa, ça...
Fiancée d'un homme très probablement Asperger, diagnostic le 25 septembre.
Avatar de l’utilisateur
poupie85
Passionné
 
Message(s) : 1067
Inscription : Mar Mai 01, 2012 23:37
Localisation : Alsace, Haut Rhin.

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par poupie85 » Ven Mai 31, 2013 22:27

lliw a écrit :
Mais non, il faut simplement cesser les reproches et intégrer le mode de fonctionnement de dire-un-mot et l'adapter à chaque schémas, c'est ce que j'aimerais que ma compagne fasse, elle me dit à chaque fois qu'elle à compris mais mais le lendemain je me rend compte qu'elle a seulement cru le comprendre puisque qu'avec un schéma autre elle n'intègre plus le mode de fonctionnement qui lui reste le même


J'intègre pas la violence.

Malgré ça j'essaie de comprendre. Mais j'ai l'impression qu'on m'en demande trop, trop vite.
Fiancée d'un homme très probablement Asperger, diagnostic le 25 septembre.
Avatar de l’utilisateur
poupie85
Passionné
 
Message(s) : 1067
Inscription : Mar Mai 01, 2012 23:37
Localisation : Alsace, Haut Rhin.

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par Dire-un-mot » Lun Juin 17, 2013 17:32

Une dispute. Rien de très important en apparence, rien qui ne mérite l’incompréhension et la colère. Mais je suis comme ça, mes émotions se bloquent.
Ma fille va se baigner dans une piscone pour la première fois de sa vie et je ne serai pas là. Elle m'a demandé si je souhaitais venir, j'ai dit non. Je ne savais pas quoi dire d'autre, tout se bloque en moi et je n'ose plus bouger, je crevais d'envie d'y aller, cette première fois sans moi. J'aurais aimé qu'elle comprenne. Ce n'est pas volontaire. Enfermé dans mes émotions, dans mon désespoir. De rage j'ai froissé et déchiré un dessin auquel je tenais beaucoup, il était bien parti. J'en ai rêvé cette nuit.
J'ai regardé la voiture partir en pensant très fort à mon petit ange qui me manque déjà si fort.
Mais que pouvais je faire d'autre ? Je tourne en rond. J'ai appelé ma mère, elle ne se rend pas compte et en raccrochant, sans avoir rien dit de ce qui m'arrivait et de ce que je ressens, je me suis tellement seul, abandonné. Dans ces moments là je repense à l'enfant que j'étais, à la tristesse qui m'habitait si souvent, à mes jeux, toujours seul. A ce sentiment d'éloignement, si loin de ma famille. Je ne finirai certainement comme ça, seul. Parceque rien ne change, la vie m'a faite comme ça, pour me sentir loin du monde, loin de ceux qui m'entourent, incapable de d'exprimer mes ressentis. Incapable de communiquer. Incapable de pleurer. J'aimerais tellement pleurer, mais je ne peux pas. Je suis juste là, à ne pas savoir que faire, sans envies, avec mes regrets et mes non choix. Je tourne en rond, à qui pourrais je parler ? A personne, je suis si peu entouré, que la moindre dispute vide ma vie et je n'ai plus personne.
Je pense à la mort. Et si là tout de suite j'en finissais. Personne ne le remarquerait. J'ai toujours eu tendance à me faire très vite oublier, je ne suis pas de ceux qui marquent la vie des autres, de ceux qu'on a envie de revoir, de ceux à qui on pense.
Je suis juste là, assis, profondément triste je crois, je ressens une gêne au niveau du sternum, mais rien ne se passe. L'univers semble dépeuplé, je voudrais pouvoir prendre mon téléphone, parcourir une très longue liste de contact et me demandé lequel de mes nombreux amis pourrait m'écouter et me réconforter. Mais la liste de mes contacts et courte et se compose de gens qui ne sont pas mes amis, que je ne vois jamais, à qui je parle rarement. Parfois, comme maintenant, l'envie de pleurer vient légèrement, j'espère que cette légère sensation va se confirmer et qu'enfin les larmes vont sortir. Mais la sensation disparaît et me laisse frustré.
Ma vie est un éternel recommencement, une boucle incessante. Platon a dit « la victoire sur soi est la plus grande des victoires ». Je ne connaitrais jamais la victoire. Je ne connaitrais jamais la plénitude et la sérénité. Bien sur si j'en parlais à une tiers personne, elle me dirait que la vie est faite ainsi... De moments de peines et de moments de joies. Je ne connais que peu la joie. A vrai dire, je l'identifie au bien être, les gens prétendent que c'est bien plus que ça. Mais alors quoi ? Ce que je peux décrire en revanche, c'est la tourmente, l'angoisse et la solitude. L'envie de fuir ma condition psychique. De fuir mon immobilisme, pouvoir allé vers les autres, prendre les choses à la légère, ne plus être « à côté de la plaque », voir le global et plus le détail. Arrêté de tout mesurer, de tout analyser. Est-ce possible ? Peut on vivre comme ça ? Peut on avoir l'esprit apaisé, ne pas être assaillit d'une multitude d'interrogations, d'une multitude d'angoisses ? Peut on aller dans une gare sans se demandé quel pourcentage de gens se font agresser dans un lieu public ? Quel pourcentage de chance d'avoir une place seul, côté fenêtre, sans personne à côté et si possible sans personne dans la wagon ? Pouvoir voyager en sortant ses affaires, parce qu’on est serein, parce qu’on sait qu'on pourra tout remballer cinq minutes avant l'arrivée. Je n'ose jamais, un bouquin, à la limite. Et encore, je ne supporte pas qu'on remarque ce que je lis. Et si quelque chose arrive ? Je ne veux pas être éloigné de mes affaires.
Mon petit ange doit se baigner, rire aux éclat. Ma fille. Et je n'y suis pas. Je rate l'une de ses premières fois.
Je sais que je souffre mais rien ne vient, stoïque. Immobile. Alors je vais dans cette partie de moi ou le nihilisme est la règle. Un non être et ses non choix.
Je me sens inutile. Je déteste ce que je suis.
Ca passera surement. Ca passe toujours. Même si cela fait deux heures que je suis seul et que mon état d'esprit n'a pas évolué contrairement à d'habitude.
Je vais peut être me foutre en l'air, mais je ne crois pas, je le dis souvent mais ne fait rien. J'en suis venu à ne plus être crédible à mes propres yeux.
Diagnostiqué.
Avatar de l’utilisateur
Dire-un-mot
Passionné
 
Message(s) : 303
Inscription : Ven Mai 04, 2012 11:07

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par lliw » Lun Juin 17, 2013 18:10

dire-un-mot tu n'es pas seul ni inutile, ta famille est la, je veux dire poupie et ton enfant, ce sont eux qui compte sur toi pour être avec eux au quotidien, je sais qu'être absent d'un événement qu'on affectionne est dur, je le sais car je vis la même chose au quotidien et des fois c'est très dur, le blocage que tu décris j'ai exactement le même, c'est dur a vivre certaine fois mais nous sommes comme ça et jamais nous ne changerons, crois moi j'ai essayé et je pense que nous serons toujours a coté de la plaque et que jamais nous ne serons entièrement connecté a leur monde, c'est ainsi, l'accepter cela est dur compte tenu des frustrations quotidienne mais je pense que c'est le choix le plus judicieux, tiens bon la vie est encore longue
Avatar de l’utilisateur
lliw
Passionné
 
Message(s) : 728
Inscription : Jeu Avr 12, 2012 17:34

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par Dire-un-mot » Lun Juin 17, 2013 23:21

J'ai du mal à accepter oui, je fais beaucoup de déni.
Tant que je ne me m'accepterais pas tel que je suis, avec ma différence, ça n'ira pas. J'en suis conscient.
Merci pour ta réponse.
Diagnostiqué.
Avatar de l’utilisateur
Dire-un-mot
Passionné
 
Message(s) : 303
Inscription : Ven Mai 04, 2012 11:07

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par profil supprimé » Lun Juin 17, 2013 23:38

Malheureusement, je ne peux t'apporter grand chose comme aide ou conseils n'étant pas dans la même situation familiale que toi.

Mais je me permettrai de te poser une question, pourquoi est-ce que tu ne t'acceptes pas comme tu es ?
profil supprimé
 

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par Dire-un-mot » Mar Juin 18, 2013 0:15

Svad a écrit :Malheureusement, je ne peux t'apporter grand chose comme aide ou conseils n'étant pas dans la même situation familiale que toi.

Mais je me permettrai de te poser une question, pourquoi est-ce que tu ne t'acceptes pas comme tu es ?


Parce que je suis en décalage avec tout. Que les autres me voit une personne bizarre et que je ne parviens pas à entretenir le moindre contact social, à me faire des amis.
Je me bas contre moi même depuis longtemps, on m'a répété tout au long de ma vie que la volonté peut tout faire. Ce n'est pas vrai.
Avoir le SA, c'est être différent et vivre -d'un certaine manière- coupé des autres et du monde. Je ne veux pas être coupé des autres.
Je ne veux pas être différent, je n'aime pas savoir que je pense différemment, que je ne sais pas exprimer mes émotions, quand ça ne va pas nous parlons par texto avec Poupie, je suis incapable d'exprimer ce que je pense / ressens réellement et profondément, même là. Alors je lutte, mais petit à petit je me résigne, c'est réel.
Diagnostiqué.
Avatar de l’utilisateur
Dire-un-mot
Passionné
 
Message(s) : 303
Inscription : Ven Mai 04, 2012 11:07

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par poupie85 » Mar Juin 18, 2013 0:20

Les gens te voient comme une personne bizarre car ton personnage est plein d'incohérences et parfois tu te perds entre ton rôle et ta nature, ce qui donne l''impression de quelqu'un de louche, ou qu'on arrive pas à cerner. Moi-même je te mets souvent en face de tes incohérences et de tes paradoxes.
Tu es quelqu'un de très bien quand tu es toi-même. Tu ne peux pas dire que tu n'aimes pas ce que tu es ou que les autres ne l'aiment pas car à ce jour, personne ne t'a vu vraiment et tu ne te connais pas vraiment non plus.
Fiancée d'un homme très probablement Asperger, diagnostic le 25 septembre.
Avatar de l’utilisateur
poupie85
Passionné
 
Message(s) : 1067
Inscription : Mar Mai 01, 2012 23:37
Localisation : Alsace, Haut Rhin.

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par lliw » Mar Juin 18, 2013 11:48

Dire-un-mot a écrit :on m'a répété tout au long de ma vie que la volonté peut tout faire.

Oui les gens ont toutes sortes de phrases absurdes comme ceci, ils disent "quand on veut on peut" cette phrase m'agace et même si ça plait pas au gens je leur dis,

ex : quand on veut "prendre la télécommande sur la table" on peut "prendre la télécommande sur la table" (phrase valable pour tous l'monde)

mais quand on veut "courir un 100 mètres en moins de 9,59s" on ne peut pas...! Cette phrase ne s'applique qu'a 2 personne sur terre, celui qui a couru en 9,58 et potentiellement une autre personne venant battre se record.

Notre propre volonté ne dépasse pas les limites de nos capacités or cette phrase suggère le contraire pour une simple question de motivation.
Ne peut uniquement celui qui est capable or on sait que chacun est incapable dans différents domaines
Avatar de l’utilisateur
lliw
Passionné
 
Message(s) : 728
Inscription : Jeu Avr 12, 2012 17:34

Re: Déprime, incompréhension, idées noires

Message par Dire-un-mot » Mar Juin 18, 2013 11:54

lliw a écrit :
Dire-un-mot a écrit :on m'a répété tout au long de ma vie que la volonté peut tout faire.

Oui les gens ont toutes sortes de phrases absurdes comme ceci, ils disent "quand on veut on peut" cette phrase m'agace et même si ça plait pas au gens je leur dis,

ex : quand on veut "prendre la télécommande sur la table" on peut "prendre la télécommande sur la table" (phrase valable pour tous l'monde)

mais quand on veut "courir un 100 mètres en moins de 9,59s" on ne peut pas...! Cette phrase ne s'applique qu'a 2 personne sur terre, celui qui a couru en 9,58 et potentiellement une autre personne venant battre se record.

Notre propre volonté ne dépasse pas les limites de nos capacités or cette phrase suggère le contraire pour une simple question de motivation.
Ne peut uniquement celui qui est capable or on sait que chacun est incapable dans différents domaines


Tout à fait. Je l'entends tellement, comme si les gens ne percevaient pas les difficultés.
Ce serait comme de dire à un paraplégique de marcher, parce qu'après tout, il a des jambes...
Diagnostiqué.
Avatar de l’utilisateur
Dire-un-mot
Passionné
 
Message(s) : 303
Inscription : Ven Mai 04, 2012 11:07

Suivant

Retour vers Asperger, Dépression et Envie Suicidaire

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 0 invité(s)

cron