Témoignage, comment je vis à 28 ans (cas extrême)

Les difficultés pour trouver un travail et les relations avec nos collègues.

Témoignage, comment je vis à 28 ans (cas extrême)

Message par Wise » Mer Fév 12, 2014 18:40

Bonsoir à tous,
voici mon bref témoignage, le témoignage d'un gars qui n'a jamais vraiment "travaillé" :


Ma vie est vraiment tres différente de la masse des gens.
je suis toujours étonné de voir tout ce que font les autres.
dans la mienne il ne se passe pas grand chose.

Je passe la plupart de mon temps à dormir. mon corps est fait ainsi, j'ai besoin de beaucoup de sommeil par jour. l'hypersomnie est un handicap.
je dors en moyenne 14h de sommeil par nuit, des fois 12, des fois 16.
c'est comme ça depuis mon bac, avant j'étais forcé de me lever tôt le matin pour aller au lycee etc... mais j'avais de grosses difficultées de concentration, en manquant de sommeil je n'étais pas en de bonnes dispositions pour apprendre.
c'était il y a 10 ans, ma vie "active" s'est arrêtée là.

Ensuite je mange, quand j'ai faim, à n'importe quelle heure. seul, j'ai toujours mangé seul, à plusieurs c'est stressant. et puis je ne parle pas en mangeant, alors à quoi bon être 2 à ces moments là.
j'écoute mon corps, quand j'ai pas faim je ne mange pas, quand j'ai faim je mange, un peu ou beaucoup selon ma faim. je pense que la rigidité traditionelle avec les heures fixes est une mauvaise chose.
je cuisine que des trucs simple, vite fait, sans prévoir à l'avance.

Souvent je marche, je fais les 100 pas en réfléchissant,
mes 2 préoccupations : comment je pourrais changer ma vie. et comment je pourrais changer le monde.
là où j'en suis : je suis toujours impuissant à changer la mienne, et à changer le monde. trop faible, seul.
l'union fait la force, on ne change les choses que collectivement, seul on est condamné à souffrir sa condition sans pouvoir la changer.
récurente conclusion, ma vie est bloquée, et le monde lui aussi est bloqué. l'un bloquant l'autre.
on vit dans une société auto-bloquante,
ceux qui sont bloqués en bas ne peuvent pas changer la société, la société étant bloquée elle ne va pas changer la vie des gens bloqués en bas.

J'ai ma petite chambre, avec mon petit lit, et mon gros pc de gammer.
je passe beaucoup de temps connecté.
toujours le même ordre : d'abord ma boite mail. vide, désespérément vide. mes courriers indésirables, pleins, toujours pleins.
ensuite OVS. le meilleur site internet qu'on ait jamais inventé, seul site de rencontre où tu rencontre les gens. dans les autres tu écris, tu écris... mais tu vois jamais les gens irl.
nouvelles sorties... toujours que des trucs pas intéressants organisés par des vieux (+ de 35 ans). les jeunes d'ovs nimes ne sortent pas.
je prends souvent l'initiative d'en lancer une, mais personne ne s'inscrit.
ensuite Zebrascrossing. le meilleur forum francophone qui existe sur internet.
rubrique rencontre, toujours rien dans mon département. à part la rencontre que j'organise, mais 0 réponse.
il y a bien des rencontres à Montpellier, mais je n'aime pas faire de longs trajets, surtout pour une seule journée avec aller-retour. trop bref instant.
et puis je veux me faire des amis proches, dans mon département, pour les voir régulièrement.
ensuite badoo. site de rencontre gratuit tres peuplé.
pas de nouveau message. quand je pense aux centaines de filles à qui j'ai envoyé de message sur ce site, 0 réponse.
ça fait plus de 10 ans que je me casse le q à contacter des filles sur 3 sites de rencontre... pour rien. aucune rencontre.
pourquoi absolument aucune fille n'est juste assez bienveillante pour faire une courte réponse quand on lui écrit ??
elles ont un problème... mais quoi ?
je passe le forum Asperger aide france, trop peu de membres, pas de rencontres.

Allez, c'est parti pour le virtuel... je vais un temps oublier la réalité.
TeamSpeak connexion. salut les gars.
Tribes, Planetside2, aujourdhui ce sera Planetside2.
je rejoinds l'escouade, assaut léger, et c'est parti pour une opération commandos avec disperseur et chars...
je sors du disp, je m'envole, mais où sont passés les skis ?

Honêtement, les jeux-video qui existent de nos jours... j'en pense pas beaucoup de bien.
il n'y a quasiment que des horreurs.
de la violence, du sang, des décors sombres... où sont les artistes ??
toujours la loi du plus fort comme seule finalité.
tue un maximum de gens. comme ça t'aura des points d'XP, comme ça tu seras plus fort et tu pourra tuer encore plus de gens.


Je ne travaille pas.

voilà la première chose qu'on dit.
en réponse à la première question : qu'est ce que tu fais dans la vie ?
(souvent première et dernière question).
en 2014, la vie d'un humain sur terre se définit par : quel travail tu fais ? comment tu gagne ta vie.
les politiques ne servent qu'à organiser le travail. ta vie est travail.
vie privée ? t'es célibataire ? rien à fouttre, tais toi et sois esclave.

ce mot nous est si famillier... mais qu'est ce que le "travail" ?

j'ai 2 définitions :
- la première, qui me vient à l'esprit comme une évidence : c'est quand tu fais quelquechose de pénible 5jours/7 obligatoire, nécessaire au fonctionnement de la société, ce qui est vital pour les humains.
pour qu'il y ait de la nourriture à ton supermarché, pour que ton électricité fonctionne, pour que tu puisses te chauffer etc...
logique.
- la 2eme, pour laquelle il faudrait inventer un autre mot : c'est être utile, à la société.
et il serait temps de se rendre compte que des personnes peuvent se rendre tres utile au monde en faisant des choses qui sortent du cadre du travail officiel.
par exemple il faut encore de nos jours des "bénévoles" dans les associations, pour faire des choses inconsidérées, non-considérées comme du travail, et pourtant véritablement utiles à la société.
beaucoup de gens "sans emploi" pourraient se rendre tres utiles à l'humanité. si on élargissait le cadre de ce qu'on considère comme du "travail".

J'ai toujours, toute ma vie voulu être utile à l'humanité.
je ne crois pas qu'il y ait des gens qui choisissent de ne rien faire dutout.

soit t'es un lève-tôt, un bosseur, un hyperactif énergique... et tu travailles 35h ou plus par semaine. dans un cadre imposé.
soit t'es un lève-tard, un faible, un dépressif chronique... et tu n'as pas de place dans la société, tu es un poids, tu ferais mieux de ne pas être en vie, tu gêne.

Je veux, et je peux, travailler plus ou moins 10h par semaine (selon pénibilité-stress).
actuellement 0h.
soit on oppose les gens qui travaillent / aux gens qui ne travaillent pas.
soit on fait vivre ensemble les gens qui travaillent beaucoup / et les gens qui travaillent peu.
il y a des gens forts, robustes / et des gens faibles, en mal-être.
c'est une réalité.
ainsi il n'y aurait pas de chommage et pas d'extrême pauvreté. de nos jours, la moitiée des gens qui sont censés vivre avec le revenu minimum vital, ne reçoivent pas leur RSA car ils ont étés radiés.
question : est ce que contraindre les pauvres à la misère leur fait trouver un emploi ?


Je suis quelqu'un d'hyper-sensible.
même avec la vie que je mène, il m'arrive d'être stressé.

c'est un vrai handicap que d'être aussi sensible que moi.
non je ne peux pas vivre comme les autres. car dans cette société, être un Asperger est un handicap.

dépressif depuis tout gammin, et suicidaire depuis mes 23 ans.
peut être que si j'aurais vécu en 2150 j'aurais pu bien vivre. mais de nos jours, dans notre société primitive, sauvage, je ne peux que être dépressif-suicidaire. je n'ai pas le choix.
Un mec invisible.
Le Sage ne se met jamais en colère.
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Re: Témoignage, comment je vis à 28 ans (cas extrême)

Message par Rafale » Jeu Fév 13, 2014 9:34

-
Dernière édition par Rafale le Lun Juil 11, 2016 3:15, édité 1 fois.
Il n'empêche.
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Re: Témoignage, comment je vis à 28 ans (cas extrême)

Message par Ambivalence » Jeu Fév 13, 2014 20:44

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Re: Témoignage, comment je vis à 28 ans (cas extrême)

Message par Ambivalence » Jeu Fév 13, 2014 20:47

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Re: Témoignage, comment je vis à 28 ans (cas extrême)

Message par Ambivalence » Jeu Fév 13, 2014 20:59

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Re: Témoignage, comment je vis à 28 ans (cas extrême)

Message par Jhaal » Jeu Fév 13, 2014 21:58

Je crois que le poids du jugement social est en sois un frein à l'épanouissement.
Chacun pourrait trouver quelque chose d'enrichissant, d'enrichissant humainement, intellectuellement et socialement à faire selon ses propres capacités et besoin si l'ensemble de la société ne réclamait pas qu'on se conforme à une notion préétablie "d'utilité" ... d'autonomie.
Accomplir son potentiel, pour certaines personnes passent par le fait de s'imposer ses propres contraintes et de n'en subir aucune de l'extérieur.
Même moi qui aie une situation ... je suis dessinateur et lorsque j'ai débuté (je n'ai jamais exercé une autre profession à part des boulot d'étudiant extrêmement anxiogènes), on me demandait sans cesse "et sinon, tu as un vrai travail à coté ?".
Voilà, je dessinais, je gagnais ma vie avec cette activité, mais ce n'était pas un vrai travail. pourtant je permettais à des éditeur de vivre, de payer des salaires, à des librairies aussi et à des gens de se divertir.
mais je n'exerçais pas un vrai travail.
Ça fiche en rogne.
Toujours est-il que mon activité, je l'exerce de chez moi, en solitaire et qu'en soit, c'est suspect pour la plupart des gens. Fort heureusement, dans ma région, énormément de gens vivent d'une manière alternative, en exerçant des activités tout aussi alternatives et donc, la notion de travail n'est absolument pas la même que dans les grandes villes et dans nombres de régions rurales. Ça permet de respirer beaucoup et de faire des choix pour soi.

(Marrant que tu trouve zebracrossing passionnant... il y a certes des choses qui peuvent être intéressantes mais globalement, c'est une ode à l'arrogance je trouve (ce n'est que mon avis, il est sans doute discutable).
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Re: Témoignage, comment je vis à 28 ans (cas extrême)

Message par Wise » Jeu Avr 03, 2014 22:24

ECHEC

voila le mot qui définit le plus ma vie.

désormais 28 ans, et toujours le même grand problème.
les humains sont faits pour vivre en couple, je veux comme tout le monde partager ma vie avec qu'elqu'un,
avoir une histoire est banal pour les neurotypiques, pourquoi moi je n'y aurais pas droit ??? (ils en ont même plein dans leur vie, pourquoi ne pourais-je pas en avoir juste une seule histoire).

28 ans, et toujours même pas pu embrasser une fille sur la bouche.
alors que trouver une fille est ma priorité depuis ado,
j'y mets toute mon énergie.
10 ans passé sur 3 sites de rencontre (0 rencontre), des clubs de théatre danse astronomie... et activités en tous genres, 4 ans sur ovs.
j'ai fait tout ce que j'ai pu.
et rien. toujours cette vie à la con.
exclu.

pas compétitif.
avec les filles c'est une compétition. si t'es un mec trop calme t'es pas intéressant.
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Re: Témoignage, comment je vis à 28 ans (cas extrême)

Message par Julius » Lun Avr 21, 2014 18:48

Comme tu n'as pas précisé dans tes posts, je suppose que tu voudrais trouver une partenaire parmi les NT.
Il va donc falloir que tu gagnes en initiative et en assurance.... Une fille normalement constituée n'irait pas vers le mâle le plus effacé. Cela n'existe pas dans la nature. Tu remarqueras que l'homme violent trouve toujours une compagne...Il faut jouer la comédie et te montrer sous le jour le plus flatteur, mais tu le sais déjà.

Les filles NT nous éliminant assez vite, tu pourrais viser une partenaire étrangère,
qui pensera que tes différences sont dues à un fossé culturel. (Moi, j'ai jamais réussi à conclure avec une Française)

Sinon, à ton âge, c'était tout aussi difficile pour moi. En fac, je me suis mis en binôme avec un gars NT qui était tout mon inverse.
Il était entreprenant, fort, réactif, stratège, roublard, négociateur, séducteur.... Je faisais pâle figure à ses côtés car mon apathie le mettait en valeur.
Néanmoins, j'apprenais beaucoup en le voyant à l'oeuvre. Il me permettait d'agrandir mon réseau relationnel et de m'habituer à parler aux filles...
Une fois bien galvanisé, je me lançais en solo et ça a fini par marcher. Cela n'a commencé à marcher que lorsque j'ai réussi à me mettre à la place des filles en intégrant le concept anglo saxon de la règle des 3 (Feeling Timing Happening)...

Personnellement, je pense que tu ne devrais pas te braquer sur ce problème d'absence de partenaire.
La priorité est d'exister dans cette société et cela ne se fait que par le travail...
Sans travail, le problème de célibat ne se résoudra pas...
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Re: Témoignage, comment je vis à 28 ans (cas extrême)

Message par Danselune » Mar Avr 22, 2014 9:42

Bonjour,
Je vous souhaite bien du courage dans votre recherche de partenaire, de mon côté j'ai enfin trouvé mon idéal et depuis je suis beaucoup plus zen, il me calme, il m'apaise, il ne me met aucune pression.
Contrairement à ce que veut la société, j'ai procédé dans le même ordre que vous : je voulais trouver quelqu'un avant de trouver un travail. Ce qui me vaut de ne pas avoir de travail d'ailleurs...Et oui, j'ai eu une fille pendant mes études, comme elle présente apparemment un TED je me dois d'être disponible pour elle.
J'avoue malgré tout avoir quelques angoisse pour "l'après" car je viens d'avoir 30 ans, et malgré que je sois peut-être une NT et pas une asperger (aucun diagnostique malgré que je m'y reconnaisse en certains points), j'appréhende le moment où il me faudra aller vers les gens pour trouver un travail, où il faudra que je m'intègre voir que je fasse des efforts pour ne pas partir comme une voleuse à la fin de mon travail (ça m'a valus plusieurs fois des remarques lors de mes stages, mais me forcer à manger avec les collègues n'est pas ce que je préfère). Bref, il va falloir que je me "vende" et je ne suis vraiment pas douée dans ce domaine, je ne suis pas du genre à insister (ça vient peut-être de mon éducation) et de ce que je vois, j'ai l'impression qu'il faut presque "harceler" les gens pour obtenir quelque chose dans notre société. Je ne fonctionne pas comme ça.
Mais j'espère un jour trouver un travail car j'ai fait des études et je pense avoir pas mal de compétences, mon manque d'assurance m'empêche souvent de pouvoir le prouver.
Pour en revenir aux filles qui vont plutôt vers les "mâles" dominants, ce n'est pas mon cas, j'avais tendance à plutôt aller vers les timides et réservés, voir bizarres (j'ai même eu une fois un problème à cause de ça, mais là c'était quelqu'un de bizarre dans le mauvais sens du terme, malsain, manipulateur voir violent). Finalement, j'ai trouvé quelqu'un qui n'est pas timide du tout, mais au premier abord il semblait vraiment ne pas aimé les gens ni aller vers eux, ce qui m'a donné envie d'aller vers lui, mais je ne dois pas être si NT que ça (:p).

C'est peut-être aussi plus conventionnel une femme sans travail, mais je me prends quand même pas mal de remarque très souvent :
- "et toi tu fais quoi?",
- et je réponds "rien" en rajoutant parfois pour me justifier car je suis malgré tout mal à l'aise face à cette question "mais je m'occupe de ma fille"
- j'ai parfois des "mais il faut que tu t'occupes de toi un peu" ou "mais tu ne vas pas rien faire toute ta vie" ou "tu vois si tu travaillais tu pourrais l'inscrire à ce cours, ce serait bien pour elle", mais dernièrement j'ai eu une réponse atypique : "et tu es bien comme ça ?" --> je me suis retrouvée à ne pas savoir quoi dire, car oui je suis bien comme ça, mais avoir un travail qui me convient serait encore mieux (en même temps, je n'aimerais pas laisser ma fille à quelqu'un d'autre, beaucoup de contradictions du coup). Je suis bien seule avec ma fille chez moi, je n'ai pas besoin de voir tout le temps du monde pour être bien, j'aime ma tranquillité et personne ne me met de pression, même si parfois mon mari trouve que c'est un peu le bazar à la maison, je prends mon temps (je suis extrêmement lente dans tout ce que je fais, je n'aime pas bâcler). Il faudra peut-être que je reprenne mes études quand ça ira mieux pour ma fille, j'aimerai travailler pour avoir un peu d'argent, car étant mariée je n'ai droit à rien (mis à part l'argent de mon mari mais qui est en emploi précaire, j'angoisse un peu pour l'avenir savoir s'il sera repris, 6 ans de CCD pour l'instant...).

Bon courage dans tous les cas, il ne faut pas perdre espoir, faire quelques efforts au début...Je ne suis pas à votre place donc je ne sais pas du tout à quel point ça peut-être difficile, mais je vous souhaite d'atteindre bientôt le bonheur aux côtés de quelqu'un avec qui vous vous sentez bien.
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Re: Témoignage, comment je vis à 28 ans (cas extrême)

Message par black-sheep » Sam Avr 26, 2014 0:51

Je me reconnais dans ce que tu as écrit Wise, moi aussi je n'ai jamais vraiment travailler. Pour commencer j'ai fait des stage ESAT mais ceci ne me convenait pas et ne convenait pas non plus aux responsable car j'étais trop efficace par rapport au autres handicapés, je n'ose pas dire employés car l'handicapé n'a pas vraiment le statut d'employé mais, je pense plutôt à celui d'esclave. Oui le statut d’esclave protégé. D'après ce que je me rappelle la personne qui travail en ESAT n'a pas le statut de salarié cependant je ne me souviens plus du statut exact. Je vais faire quelques recherche sur le net.
Il semblerait que le situation dans ce type de structure se dégrade et qu'il n'y est quasiment plus de différences avec le monde du travail "normal".

http://www.faire-face.fr/archive/2012/0 ... ion-d.html

Après j'ai fait une formation et fait quelque stages en milieux ordinaire mais cela n'a débouché sur rien ! Ça fait plus de quatre ans que j'ai terminé ma formation en ayant décroché un titre de ministère du travail, je suis tombé sur un(e) cerbère chez Cap Emploi en 2012, une horrible bonne femme ! Il faut dire qu'a notre époque ce n'est plus le fait d'être compétant qui compte, il faut fliquer les gens.
Je me demande à quoi elle peut bien servir vu qu'elle ne connait rien au handicap, je crois que si elle était réellement compétente elle ne serait pas à ce poste. Les gens vraiment compétents, intelligents et humains ne font pas long feu dans ce type de structure.

Tu as l'air de passé pas mal de temps sur des jeux on line mais tu sembles n'en retirer aucun plaisir, je suis d'accord avec toi sur le fait que ceux ci ne sont qu'un concours de zizi. "Salut c'est moi qui est le perso le plus puissant et je m'appelle Kevinou." Voila ce que ça donne en gros.
Je n'ai jamais accroché aux jeux massivement multijoueurs, je préfére les jeux de société surtout le jeu de rôle sur table.

Je te trouve courageux d'avoir tenté les site de rencontre moi je n'aurais jamais osé, j'ai trop peur de rencontrer des cinglées ça vient en grande partie de mon éducation et aussi de l'Intruse.
Tu as eu zéro réponse mais au moins tu n'as pas eu de mésaventure.
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Re: Témoignage, comment je vis à 28 ans (cas extrême)

Message par black-sheep » Mar Juin 24, 2014 17:06

Sinon à une époque J'ai consulté une psychiatre lacanienne, et je me souviens qu'elle pensait que les métiers lié à l’informatique était fait pour moi car à l'époque je faisais un stage de réparateur d'ordinateur. Le hic c'est que je me sentais totalement dépassé lors des cours car je n'avais pas le niveau de connaissance suffisant mais j'arrivais à gérer la situation, je ne me sentais pas à ma place nom plus, le prof faisait plein de sous entendu que j'avais du mal à comprendre. Et surtout je trouvais cela profondément barbant, de démonté et remonté des ordinateurs mais cela elle n'en tenait pas compte.
Je n'ai jamais aimé que l'on veuille régenté ma vie, que l'on me fasse croire que quelqu'un d'autre sache mieux que moi ce qui était bien ou mal pour moi. Je sais que pour d'autre personne c'est agréable de se laisser dicter ses choix de vie.
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