petit prince

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petit prince

Message par tacrepe » Dim Juil 09, 2006 9:09

quelque chose m'a fait tilt hier a propo du Petit Prince de St Exupéry je crois avoir enfin copri pourquoi ce livre me tien tant a coeur: ce petit prince me ressemble sa façon d'être la de prendre beaucoup de place mais en meme temps tellement discret et secret il dit a peine bonjour et dit les choses franchement n'a pas peur d'aborder l'aviateur en disant "déssine moi un mouton" et n'a pas peur de protester quand sa ne lui plais pas puis il commence a raconter son histoire mais ne se dévoile jamais tout a fait rares sont les sentiment k'il exprime il pose des questions aux différents personnages mais elles n'on pas vraiment de rapport entre elles (moi je le voit tre bien le rapport) cela agace certain personnage

voila mon impréssion je sait bien que tout le monde s'identifie a ce personnage l'auteur aurait t'il voulu nous montrer la part d'autisme que l'on a tous??meme sans forcement en avoir vraiment conscience
qu'en penser vous??
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Message par kiéki » Mar Sep 25, 2007 3:44

Le renard donne le mode d'emploi de l'attitude à tenir avec un autiste : l'apprivoiser par petite touche, petit à petit, à son rythme.

C'est avec ce chapitre, le 21, que ma mère a commencé à m'apprendre à lire vers 3 ans... sans doute avait-elle préssenti quelque chose... ou pur hasard, qui sait ?

Il y a, à mon sens, une approche qui vaut pour les animaux sociaux comme les chiens, et pour des raisons différentes pour les chats aussi, qui se transpose bien avec les enfants autistes. C'est le poids des règles sociales humaines, sociétales plutôt, et comportementales qui empêche les NT d'appréhender cette différence, celle-là comme les autres, du reste.

Derrière le mot "apprivoiser" du renard, il y a la véritable empathie : celle qui consiste non pas à se mettre soi-même à la place de l'autre, avec sa propre personnalité en ne prenant en compte que la différence de situation, mais à la place de l'autre avec ses caractéristiques à lui, tel qu'il est. C'est précisemment ce que les NT ne "visualisent" pas, et que j'ai mis tant de temps à comprendre (les sens qu'ils donnent aux mots sont si éloignés de leurs définitions précises). Il y a en eux un égocentrisme qui se nourrit de leur illusion (relative) de partager la même manière globale de percevoir le monde, de réagir et de ressentir les choses. En réalité ils ne partagent que la même acceptation d'un modèle comportemental unique qui les rassure et guide leur existence. Le sentiment d'appartenance à un groupe l'emportant sur toute tentation d'autonomie, et faisant d'eux, au bout de leur apprentissage, de véritables censeurs pleins-de-bonne-intentions de toute différence.

En transposant à l'animal, on pourrait dire qu'ils ont du mal à ne pas tomber dans l'anthropomorphisme ("mon chien souri", "mon chat est vexé", etc).

Bref, en dehors du miroir, pour eux, point de salut. Dommage pour eux, la nature à conçu deux sexes, plusieurs couleurs de peau... et des autistes. :-D
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Message par soleil_vert » Sam Oct 06, 2007 23:21

Bonjour!

Marrant ce post, je me suis fait le même réfléxion dernièrement concernant ce livre.
Un enfant seul sur sa planète, prince de son royeaume isolé dont il fait et refait le tour. Ce qui m'a fait faire le rapprochement entre l'autisme et le Petit Prince, c'est cette fameuse phrase, dans le desert(!) "dessine moi un mouton".
Si l'on pense à Panurge cela prend tout son sens. "Décrit moi comment vivre en troupeau"... :s
Je l'ai lu quand j'étais petit donc je ne me souviens pas exactement de tout, mais il me semble qu'à un moment il rencontre sur son chemin spacial un vieux monsieur qui allume un lampadaire sur sa planète. La lumière symbolise la connaissance, le lampadaire est l'éclairage public, et son extinction comme son allumage s'en réfère à un rythme, un cadre plutot social, comme un couvre feu général lorsqe les gens se doivent de dormir, une règle.
Quant au renard, le plus rusé des animaux, le seul à pouvoir apprivoiser le petit prince, car non seulement rusé mais également parceque c'est un animal sauvage, une "patte" dans la sauvagerie, l'état de nature, et une autre dans la connaissance, la culture, sont les ingrédients nécéssaires pour comprendre un être non ou peu socialisé.
D'ailleurs en prenant un autre sens du terme culture, le renard ne pose-t-il pas par analogie le champs de blé sur la tête du petit prince? Le blé fournit l'aliment de base de nos société, le pain. Ainsi le renard aura su reconnaitre sur la tête du petit prince le nécéssaire pour une construction sociale possible; il l'apprivoisera et l'éduquera.
A l'inverse, comparer les blés aux cheveux du petit prince, les blés comme matière brute, reviendrait par déduction à comparer le petit prince à l'homme brut, non socialisé; ici le petit prince serait à l'homme ce que le blé est au pain.
Enfin enfin, ce ne sont que des suppositions, on pourrait en faire d'autres plus psychanalytiques, par exemple la condition de prince du petit, comparée à l'oedipe roi, mais je m'en garderais bien :D :?
Bonne journée!
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Message par Veronique1 » Dim Oct 07, 2007 17:24

Bonjour,

Parait qu'en psychanlyse, l'oedipe n'existe plus, c'est devenu obsolète.....Véronique
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Message par soleil_vert » Sam Oct 13, 2007 21:50

Bonjour!
Bonjour Véronique,
la psychanalyse n'est pas une science, de fait les thèses émises par cette "métascience" comme la qualifiait Freud il me semble, ne peuvent être qualifiées de vrai au sens scientifique du terme (expérimentable partout et en tout temps); d'ailleurs, le complexe d'oedipe n'a jamais eu de valeur probable que dans nos types de structures familiales avec la diade mère enfant et la structure du couple homme femme ménage etc... Si l'on observe d'autres cultures où ce shéma familial du couple n'existe pas, on ne pourra pas trouver logiquement d'oedipe. Donc si on veux on peut avancer que le complexe d'oedipe n'a jamais réelement existé.
Je ne suis pas au courant des dernières modes psychanalytiques, mais j'ai une formation de psy à la base et je n'ai jamais adhéré à la psychanalyse. (Sinon je me suis formé également à l'éthnologie à la fac, entre autre :x j'aime apprendre :p)
Bonne journée!
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Message par Veronique1 » Dim Oct 14, 2007 22:27

Bonjour,

Alors sais tu comment s'élabore dans les cultures qui n'ont pas le meme schéma parental, ce que nous appelons communément l'oedipe, chez les enfants ?
(Moi aussi, j'aime bien apprendre).....une chose évidente à mon sens, suivant les exemples que j'ai, c'est que pour les aspies, ce cheminement que l'on qualifiait d'habituel ne l'est pas, compte tenu d'une situation géographique europenne.

J'ignore pourquoi ce terme est devenu obsolète en psychiatrie, peut etre pour les raisons que tu évoques, mais je n'ai pas eu le loisir d'aller plus loin dans cette conversation interressante. Véronique
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Message par soleil_vert » Sam Oct 20, 2007 17:16

Si l'oedipe n'existe pas il ne s'élabore pas ;) :x
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Message par Veronique1 » Sam Oct 20, 2007 22:07

facile !!!
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Message par soleil_vert » Mar Oct 23, 2007 17:37

"Alors sais tu comment s'élabore dans les cultures qui n'ont pas le meme schéma parental, ce que nous appelons communément l'oedipe, chez les enfants ?"

Bonjour !
Bonjour Véronique,
facile oui, c'est juste que j'ai du mal avec ta question dans la mesure où si l'oedipe n'existait pas, trouver son équivalent dans les autres cultures me paraitrait difficile.
Sans vouloir polémiquer sur ce qu'il y a de critiquable dans la façon dont est décrit ce que serait l'oedipe chez un enfant, je trouve néanmoins qu'un tel ensemble de comportements et d'évènements ne peut être systématisé comme ça dans une définition unique et à mon sens simpliste et inexacte que celle de "l'oedipe" chez l'enfant (eulo :x)
Pour répondre précisément à ta question: je ne sais pas.
Je sais, et ça me parait un peu plus réaliste, qu'il y a des "moment psychiques" où un être va par exemple fixer en sa mémoire une association, par exemple "objet vu/objet aimé" comme le décrit un peu l'amour qu'éprouvent certains volatiles lorsqu'ils fixent l'objet qu'ils ont devant les yeux comme objet d'amour, un certain laps de temps après la naissance, de façon invariante et inexorable.
Si le volatile regarde un pied de chaise au moment où va se fixer l'empan mnésique correspondant à l'objet d'amour, alors toute sa vie il aimera et tentera de se reproduire avec des pieds de chaise pour shématiser.
En plus de cela chez les Hommes je pense qu'il y a un développement des zones hérogènes particulier à prendre en compte. Chez l'Homme toute partie du corps peut être hérogène je pense, et le principe de plaisir, l'éros, (et le thanatos) serait plus propre à expliquer ce que décrit l'oedipe, sans entrer dans des considérations d'ordre sexuelles etc, ce qui est à mon sens une vue d'adulte de ce qu'est la psychologie d'un enfant très jeune.
Je ne sais répondre à ta question, car je ne sais pas si tu parles de la façon dont s'établit l'objet d'amour, ou comment s'établit l'objet de désir, de mort, ou si tu veux plutot parler de soumission et de volonté de toute puissance, d'impuissance, de perte de l'objet d'amour, de deuil de l'objet d'amour etc etc c'est vaste l'oedipe.
En tout cas, je n'ai pas répondu ça pour te chatouiller les narines :D ;)
bisous
bonne journée :oops:
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Message par Veronique1 » Mar Oct 23, 2007 18:59

coucou

Tout premièrement, je ne polémique jamais, je suis une personne ouverte et j'aime écouter les differens avis, cependant, je n'ai pas beaucoup de temps, tout de suite pour te répondre, je viendrai un peu plus tard, si tu veux bien. Amicalement
véronique
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Message par soleil_vert » Ven Oct 26, 2007 18:28

Bonjour!

Bonjour Véronique,je ne polémique jamais non plus et comme toi je ne viens que rarement car je n'ai pas internet chez moi.
Disons qu'à un certain niveau la psychanalyse tente d'identifier des élaborations psychologiques pouvant être généralisées à l'ensemble des êtres.
Néanmoins cette démarche est quasiement impossible en ce sens que dans un quelque groupeque cesoit, il y a en son sein des divergeances dansles esprits desindividus, si minimes soient-elles.
Dans un groupe familial, communautair etc, la généralisation comporte toujours à ce que j'ai pu observer en voyageant une grande part d'erreurs et d'illusion. Direqu'un oedipe,sil'on prejugedeson existence, soit identiquemême au sein d'une même communauté, c'est pour moi s'engager dans une "stéréotypation" qui amèneraità faire de nombreuseserreures.
Si l'on concidère une famille d'une communautée non occidentale, proposant une structure familiale originale face à celle occidentale, il n'en reste pas moins d'après ce que j'ai pu observer qu'il existe autant de variations entre la structure occidental/ non occidentale, qu'entredeux structure de même communautés.
Je m'en suis aperçu avec la cuisine.Je vivais à laréunion ily a quelques années. Le sentiment communautaire est profondément ancré dansune île, les iliens sesentaient unispar un cadre de référence généralisant: ilsmangent la mêmecuisine, parlent la même langue , ont vécu les mêmes choses etc etc. Hors si l'on goute une plat typique fait par un ilien, et le même plat faitpar son voisin, les deux plats n'ont rien à voir, et si jamais on le souligne, l'affrontement surgit d'entre les deux voisins et la polémique s'engage sur la façon dont ce fait ce dit plat "le vrai" plat etc.
Mêmesi ce plat se désigne sous le mêmevocable, il est original et propre à l'action originale d'une personne, le cuisinier.
On pourra généraliser en terme de mot, mais ceci comportera une grande part d'illusion en regard de la réalité.On s'accorderapour dire "hum on adore ce plat" tous les iliens seront d'accord... il n'en reste pas moins que concernant ce plat, dans le souvenir de chacun il apparaitera une sensibilité, un ensemble de souvenir, différent, originaux et individuels.
Le complexe d'oedipe par exemple pourra se fonder sur les concepts de plaisir et de déplaisir, néanmoins, la façon dontun être ressent le plaisir et le déplaisir lui est propre et est originale, individuelle, et ne peut etre généralisée sans impliquer une part d'illusion.
Véronique tu remarqueras que dans notre société même la structure familiale n'est pas forcément celle traditionelle, et çan'est pas pour cela que les bébés deviennent étranges.
Les psychanalystes, disent souvent qu'en l'absence du père le toutpetit va prendre un autre mâle comme référent d'autorité privant de la mère-matrice... Là tu pourrais me dire "facile" et tu aurais raison... :D
Voilà donc les théories psychanalytiques il vaut mieux s'en méfier, et même si elles donnent parfois quelque chose, il faudra reconsidérer le résultat observeé pour mieux en identifier les mécanismes, car pour moi, les bases sont tronquées (par la généralisation de l'individualisation[ pour expliquer aussi tout cela on propose que l'enfant ne s'individualise pas avant un certain age et certains moments psychiques, ici encore bof bof, le faitd'être un individu est avant tout un fait, non pas un concept psychique, notre corps est un à partir de la naissance donc bon...).

Bonne journée.
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Message par Otis » Mar Fév 19, 2008 14:41

Evoluant à toute vitesse, j'ai découvert de nouveaux trucs intéressants.

D'abord un peu de présentation : il y a trois jours j'ai déblatéré sur la psychanalyse sur un autre lien. Il reste vrai qu'une tonne de psystes ont commis des dommages sur leur pauvres patients. Mais bon, je n'écris pas aujourd'hui pour remuer le couteau dans l'appelé.

Au contraire : j'ai travaillé il y a quelques années avec Michel Elias, un lacanien qui visiblement était sur quelque chose, mais je ne comprenais pas. Plus tard j'ai commis un acte odieux envers un ami. Il y avait des circonstances spéciales, mais bon, restait que je me haïssais sans trève. J'ai été voir Michel, car il nous connaissait tous les trois. J'ai fait un an de cure. Mais à cette époque je n'étais pas encore mûr pour sortir du labyrinthe. J'ai arrêté. Au moins il ne m'a pas démoli. Et pour un psy il en mérite beaucoup !

Depuis trois jours, je comprends ce qu'il disait. Et aussi pourquoi il n'a pas pu me faire sortir du laby alors. Je viens de googler pour le retrouver et lui parler de nous. Ce faisant j'ai vu ce qu'il faisait aujourd'hui. C'est de la psychanalyse.2 . C'est vraiment bien.

http://psychanalyse.blogspot.com/2007_0 ... chive.html

http://www.lepost.fr/article/2008/02/09 ... utres.html

voilà, à partie de là vous pouvez tout faire.

Bonne chasse !
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Message par Otis » Mar Fév 19, 2008 15:16

J'ajoute : le gros problème des lacaniens c'est qu'ils refusent de parler français. Je pense que c'est ça le dernier défi : accepter de décrypter. J'ai un ami qui serait un être merveilleux, sauf qu'il refuse d'être compréhensible. Il est à crever de rire dans ses néologismes, mais ça l'enferme, ça vaut un autisme par le silence finalement. Et les lacaniens, c'est ça aussi.

Accepter d'être simple et clair : ça c'est le cadeau ultime à faire à Soi et aux autres.

Quand j'étais en analyse avec Michel (Elias), il insistait sur le fait que j'étais un pénis, plus particulièrement le pénis de ma mère. Bon, moi je veux bien, mais je voyais pas où cela menait, et j'eus préféré qu'on parlât de mes problèmes. Il refusait d'utiliser un autre vocabulaire. Je pense qu'aujourd'hui je comprends ce qu'il voulait dire. Mais bon, en attendant il y a eu depuis des jours où j'ai failli tuer ma femme (et vice-versa). Ca aurait quand même été pas mal s'il avait pu me PARLER, le Michel. Ne serait-ce que pour cette raison élémentaire que l'on appelle la compassion, la charité, le devoir professionnel (il se faisait payer le bougre, pour m'appeler pénis :lol: )

Je suppose qu'il n'en était tout simplement pas capable.
Lui aussi il va falloir lui expliquer.
'tain, le travail......
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