
Bonjour à tous, je suis nouvelle sur le forum, et un peu chamboulée après avoir parcouru le site de long en large … il m’apparaît comme une évidence que mon fils de 13 ½ ans correspond à 90% aux signes caractéristiques du syndrome, et peut-être bien aussi son frère aîné. Tout y est, ou presque, la seule chose qui me semble ne pas coller, c’est l’imagination et peut-être la capacité d’abstraction. Il a une grande facilité à dessiner des objets en 3D, ou sous des angles différents, son imagination est débordante, il bricole, fabrique, créée sans arrêt et trouve les stratégies pour résoudre les difficultés pratiques… mais il est aussi vrai qu’il passe pour naïf, ne saisit pas facilement l’ironie ou la plaisanterie, prend parfois-souvent !- les choses au 1er degré … et se fâche… pour le reste, on est en plein dedans, je ne vais pas refaire la liste des « symptômes ». Après des années difficiles, de grande souffrance par rapport à l’exclusion, au rejet, au harcèlement qu’il a subis on a instinctivement tout fait pour qu’il retrouve l’estime de soi, s’exprime et s’épanouisse dans des activités qui le passionnent (art, musique, …), on l’a valorisé dans ses aptitudes un peu hors-normes et il va mieux depuis environ 2 ans. Il a trouvé un équilibre, et résiste mieux au milieu « hostile » que l’école représente malheureusement pour lui. Il se sent différent sans savoir en quoi, pas les mêmes centres d’intérêt, difficulté à décoder les comportements de ses pairs et à entrer dans le groupe ; il est très seul, mais semble heureux ainsi. L’an passé, il a pourtant bien fait des tentatives d’identification et de rapprochement vis-à-vis des garçons de sa classe, s’est mis au foot (mais a été rejeté car trop nul- la motricité- !!), s’est laissé pousser les cheveux (et aimait son nouveau look), il avait l’air serein et optimiste, parlait de « ses potes » … on était rassurés et heureux de le voir ainsi ! il y avait des progrès énormes dans son attitude à lui ! mais dans les faits, il n’a jamais été invité à une seule fête, ou chez un copain … la réalité est que dans le meilleur des cas on l’ignore (il ne s'en rend pas trop compte) et dans le pire on se moque de lui et le harcèle. En fin d’année dernière les actes de harcèlement caractérisés ont recommencé, il est retourné à son isolement volontaire en classe et aux récrées (grand besoin de se reposer). Tant qu’on lui fiche la paix il n’en souffre pas. Je ne sais que penser et surtout quoi faire : lui proposer de faire un bilan pour poser un diagnostic ? il va bien en ce moment, il ne comprendra peut-être pas l’utilité d’un nouveau bilan (il en a déjà subi quelques uns, orthophonique, psychométrique …) et cela risque de le déstabiliser, le faire se sentir plus différent encore, mais de manière « pathologique » ; il a entendu parler d’autisme, a vu des émissions, s’y est intéressé mais sans sembler s’y reconnaître. Bref, je suis partagée entre 2 sentiments ; celui d’avoir enfin compris et identifié l’origine de bien des souffrances pour lui et nous, et l’inquiétude ou l’incertitude par rapport aux mesures à prendre.
En tous cas, ce site est vraiment très bien fait. Félicitations !
