Je me suis présentée dans la rubrique "présentation".
En fait, ce n'est pas tant le fait de savoir ma fille de 15 ans, atteinte du syndrome qui m'angoisse, car maintenant, 6 semaines après le diagnostic, j'ai eu le temps de prendre du recul et de me documenter, ce qui me permet de mieux la comprendre et d'informer en même temps notre entourage, lequel réagit de façon plus adaptée face à elle.
Moi, mon plus gros souci, c'est la scolarité ! En effet, son angoisse face aux autres est telle qu'elle n'arrive plus à aller au collège ni à prendre les transports scolaires ! Elle se retrouve donc complètement déscolarisée depuis plus d'un mois, confinée à la maison devant l'ordinateur, l'outil indispensable qui lui permet d'accéder à ses deux grandes passions : l'écriture et le cinéma.
Nous avons remarqué que le fait de ne plus être au contact d'autres jeunes augmente nettement sa phobie sociale.
Une hospitalisation de 3 semaines maximum est prévue à partir du 03 janvier, avec divers ateliers et activités afin de la remettre en douceur au contact des autres, mais elle l'accepte très difficilement.
Une place dans un collège de Caluire, à Lyon, prenant des élèves en difficultés scolaires avec de petites structures serait disponible pour elle à la rentrée 2007/2008, sous réserve que son dossier de compensation au handicap soit accepté (aide de vie scolaire, prise en charge du transport...)
Par ailleurs, elle doit passer des tests complémentaires fin janvier, mais la pédopsychiatre qui a détecté le syndrome n'a aucun doute : elle assiste régulièrement à des conférences en Australie et s'est spécialisée dans ce sujet.
Après les tests, Camille, ma fille, serait prise en charge dans de petits groupes, afin de l'aider à mieux s'insérer dans la vie sociale.
Si des parents ont connu ce genre de situation (déscolarisation complète de plusieurs semaines), ce serait gentil de me faire part de votre expérience, car je me trouve très démunie face à son avenir proche.
A mon avis, la garder ainsi à la maison n'est pas une bonne chose pour elle, et l'hospitalisation n'est qu'une alternative.
Je vous souhaite une bonne journée, merci d'avoir pris le temps de me lire, j'ai été assez longue.
