Quels difficultés

Les difficultés pour trouver un travail et les relations avec nos collègues.

Message par Etienne » Jeu Sep 17, 2009 13:13

A mon stage,j'ai eut des troubles de concentration.Je me suis acharné sur les écritures,à me motiver par tout les moyens,c'était quand même dur.

En fait j'ai été sensible au travail de mes autres collègues.Quand je dit sensible,c'est que je pouvais réagir par rapport à des situations que eux vivaient.

Je me souviens de périodes ou j'ai vu et entendu des situations stressantes.


Par moment j'ai sentit aussi une drôle de sensation.Je sais pas si c'est de la fatigue mais pendant deux secondes,je pouvais plus rien faire,j'avais assez mal à al tête.Je me levais pour aller prendre de l'oxygène.Je pouvais tituber,avec une sensation d'être ressortie d'une anesthesie générale.

J'ai quand même réussi à gérer tout ça,ces désagréments n'ont pas perturber le bon déroulement de mon stage.
Rien n'est jamais acquis dans la vie.Toujours prêt à donner le dernier souffle.
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Message par Syndromegirl » Lun Oct 19, 2009 23:54

Les difficultés? Insurmontables, du moins pour moi.J'ai un deug et une licence, pour moi l'école fut un interminable calvaire et j'avais failli abandonner, mais apparement ce n'est pas encore assez: je n'arrive même pas à faire éboueur.

Depuis la fin de mes études, ça deux ans et demi que j'envoie des millions de CV auquels presque personne ne répond.J'ai eu cinq entretiens en toute cette période, soit environ un tous les six mois.Et l'année dernière, je me souviens que j'en avais déjà ma claque d'avoir à me vendre comme un paquet de lessive.En dehors des stages, j'ai été prise à Acadomia, qui ne m'a rien donné à faire, puis quand j'ai déménagé ils n'ont plus voulu de moi.Idem dans une librairie Gibert, à l'issue de la semaine d'essai ,je "ne correspond pas au profil".

J'ai aussi essayé une société qui distribue des tracts publicitaires, mais il faut trimer huit heures par jour pour 15 euros: ce sont plutôt des retraités qui le font.Il y a un mois, alors que je pouvais plus voir l'Anpe en peinture, et puisque j'avais droit au contrat aidé après mes deux ans de chômage,un collège m'a prise à l'essai comme médiatrice...et n'a pas voulu de moi après un mois, non pas que je faisais mal le travail, mais qu'ils s'étaient persuadés que je ne supporterais pas les élèves -des niquetamère-à long terme.

Je souffre particulièrement de ne rien faire, notamment à cause de l'image négative que ça renvoie.(car bien entendu, tout le reste de ma famille travaille ou fait des études)J'ai peine à croire que la société estime que je vaux pas plus que le RSA.

A ma grande inquiétude,cela se traduit par une démotivation toujours plus forte.A quoi bon tant d'efforts, si on ne les paye par rien? Je n'ai toujours pas les résultats de mes tests (je n'ai aucune idée du délai non plus ), et j'ignore complètement si ça pourrait m'aider.Il faudrait travailler à domicile , mais comment? Je déteste les maths et l'informatique.C'est handicapant aussi de ne jamais avoir un rond et sans cesse tout repousser à plus tard.J'aurais besoin d'avoir mes samedis pour poursuivre une activité honorable dans le dessin, mais comment m'y consacrer si la recherche d'emploi alimentaire me prend toutes mes journées?

Du coup, est seulement la peine de se présenter chez Mac do? Surtout si je ne sais rien des "codes sociaux"....
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Message par shroom » Mar Oct 20, 2009 0:41

McDonald's ça a été l'enfer, pour moi.
La première fois, j'étais en caisse (été 2001), et après le mois d'essai d'étais celle qui avait le rendement le plus faible. Mais ça à la rigueur, on s'en tape. Le boulot en lui-même me stressait énormément, j'ai perdu quelques kilos, et j'étais régulièrement malade (je crois que je somatisais). Faire face au client, répondre à sa demande était quelque chose d'angoissant. En plus, pour faire les commandes et encaisser, j'étais plus lente que mes collègues, je faisais deux fois plus de trajets, parce que j'oubliais la moitié de la commande et que j'étais obligée de vérifier sur l'écran de la caisse...
Bref, j'ai fini par démissionner...

La deuxième fois, quelques années, plus tard, j'ai carrément demandé à aller en cuisine. Je fuyais carrément le contact client. En cuisine c'était "bien". Il suffit de faire les sandwiches, en gros. Ce sont des gestes répétitifs, fatigants, mais pas compliqués. Et à chaque fois qu'on voulait me mettre devant (en caisse), je répondais que je savais pas le faire... bref j'évitais.

J'ai aussi eu un p'tit boulot dans une cafétéria, et le contact client me stressait aussi pas mal.

J'ai essayé de travailler dans de magasins de fringues, des trucs comme ça, mais je suis nulle en vente, donc je n'ai jamais été prise. Je suis incapable de me vendre.

Un de mes premiers entretiens d'embauche s'est résumé à un monologue de l'employeur qui disait en gros que je ne correspondais pas au profile (vu que je m'habille pas comme une fille, que je ne me maquille pas et que je n'ai pas le sourire greffé au visage!).
Mon tout premier entretien (je crois), j'ai fait une crise d'angoisse au beau milieu, avec tremblement, difficultés respiratoires, légère panique.
En général, les entretiens me stressent assez pour dérégler mon système digestif...

Avec la deuxième expérience McDo (en cuisine), vu que ça s'était bien passé et que mon boss était content de moi, il avait accepté de me faire une lettre de recommandation. Malheureusement, j'étais trop confiante, avec ça! J'ai passé un entretien à Caen, dans un McDo, et j'ai été trop mégalo. Bon faut se vendre, non? Bref, raté total!
Finalement, malgré une bonne expérience et des horaires de fac pas contraignants, je ne faisais pas le profil...

Mon problème peut très bien venir d'un trouble de la personnalité évitante, d'une phobie sociale, ou que sais-je encore.
Mais le fait est que ça handicape sérieusement quand il faut travailler. Je suis toujours à la fac, j'ai pas terminé mes études (après deux réorientations), et mon job, c'est faire le ménage. D'un côté ça me va, parce que je n'ai personne à qui parler, je fais mon boulot, et voilà. Mais d'un autre côté j'en ai marre de ne pas pouvoir me mettre en avant, de ne pas pouvoir assurer un contact client sur une longue durée, de ne pas pouvoir être à l'aise en société tout simplement.

Il en ressort un grand sentiment d'échec.
:arrow: Je ne vis pas avec les autres... je vis à côté d'eux, nuance! :mrgreen:
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Message par alixton » Mer Mars 14, 2012 15:21

En ce qui me concerne, les difficultés, sont d'abords physique... c'est à dire, que chez les employeurs, ou même direct, chez pôle emploi, je fais un délit de sale gueule.
Je suis percée et tatouée, bien que mes tatouages ne soient pas visible, sauf si je mets des manche courte, ou si je venais à me promener toute nue... mais ça, ça risque pas d'arriver...
En revanche, certains de mes piercings sont visibles (niveau du visage), et les autres, faut vraiment les deviner.
Alors, au début, toujours le même topo... on me demande d'enlever tout ça... :shock:
Autant dans ce cas là, demander à ceux qui portent des perruques, des bijoux, un appareil dentaire, ou du maquillage, d'enlever tout ça aussi !!
C'est quelque chose que je ne comprend pas...

Bref, le deuxième soucis, bien que je sois une personne très motivée, et qui à fait des efforts pendant des années, est mon comportement.
Quand on me parle de façon imagé... je ne saisis plus rien du tout. Les blagues, je comprend pas non plus. Je prends tout au premier degré, ce qui peut avoir sur moi un effet désastreux, vu qu'il parait qu'en plus de tout ça, "je suis susceptible" :shock:

Bref, je n'ai jamais gardé de travail plus de trois ou quatre mois, au grand maximum....

L'insertion dans des groupes d'amitiés professionnelle, ne passe pas avec moi. Je suis "out"...
Je ne comprend pas, je rigole quand il faut pas, je balance des blagues (humour noire, j'y peux rien) quand il faut pas, je la ramène quand il faut pas... au total, je me fais exclure, parce que je suis considéré comme "bizarre"... :lol:

Bref... alors bon... comment trouver un taff, dans une société, qui ne prend pas les différences de chacun en compte...?
ET qui prime sur le profit et la masse, plutôt que sur chaque spécialité, de chaque individu, qui peut apporter beaucoup l'un et/ou l'autre...????

Pour le moment, je n'ai plus de travail... en attendant, je jeûne et je suis parfois, sdf...
alixton
 
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Message par Amarnis » Mer Mars 14, 2012 17:20

alixton a écrit :

Bref... alors bon... comment trouver un taff, dans une société, qui ne prend pas les différences de chacun en compte...?
ET qui prime sur le profit et la masse, plutôt que sur chaque spécialité, de chaque individu, qui peut apporter beaucoup l'un et/ou l'autre...????
.


Bonjour et bienvenue alixton,
Là je crois qu'il va falloir que tu t'adaptes.
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Message par ghislaine » Sam Avr 21, 2012 10:33

Depuis quelques jours je réfléchis intensément à ma condition au travail.

je travaille depuis deux mois dans un IME et au bout de deux mois le directeur me propose un CDI à mi temps. Dans son bureau je suis plutôt satisfaite car cela sera mon premier CDI et je vais avoir 39 ans. De plus j'ai besoin d'une certaine stabilité dans ma vie et changer de boulot me perturbe. De plus le jour de l'entretien je n'ai pas vraiment su échanger avec le Directeur. Comme c'est souvent le cas actuellement j'ai peur de ce que je vais dire. J'ai tellement l'impression de vivre les choses plus intensément que les collègues je sens que cela pourrait vite me rendre malade. Actuellement c'est une fatigue tellement intense quand je rentre que je ne suis plus capable de rien et limite je peux devenir agressif dans mon entourage alors que je me contiens continuellement au travail quoique la dernière fois j'ai failli devenir violente contre un jeune qui m'hurlait dans les oreilles et m'a donné des coups de pieds dans les tibias. Je sais que je peux m'occuper d'un jeune à la fois voire deux au grand maximum. Je sais que j'ai pu aider mon fils en grande difficulté alors que j'étais seule avec lui pour travailler. Travailler comme on me le demande à l'IME me plait pas et pire je m'en sens pas capable sur le plan nerveux.

Cependant je dois reconnaître que ce travail semble au dessus de mes capacités à gérer l'imprévu, la violence et le bruit inimaginable. Je me retrouve à devoir gérer entre 5 ET 7 enfants d'une dizaine d'années qui portent en eux pleins de problèmes et surtout une très grande violence, s'expriment qu'en hurlant et se mettent et mettent les autres continuellement en danger.

Voilà ceci étant un bref résumé de la vie au travail

De plus en lisant le contrat il est stipulé que selon les besoins de l'association je peux être amené à travailler dans plusieurs établissements du département et que mes horaires peuvent changer

Aujourd'hui je pense que je ne tiendrais pas le coup bien longtemps.
Mais que dire au Directeur ; je refuse le cdi pour raison de santé et parce que les clauses lues ne me conviennent pas.

Toute ma vie j'ai eu des postes différents et je peux remarquer que ceux en équipe ont toujours été les plus pénibles.
Actuellement je me sens pas à ma place bien que jusqu'ici j'essayais de m'adapter. Je dois faire des efforts énormes, j'essaye d'imiter comment font mes collègues mais parfois j'ai un sentiment de flottement je ne suis plus à ce que je fais et je crains ne pas être une professionnelle opérationnelle dans ces conditions.

Je pense que je devrais m'orienter vers autre chose mais quoi ? assistante maternelle chez moi, aide à domicile ? Plus ça tourne dans ma tête, j'ai peur de prendre de mauvaises décisions.
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Message par Amarnis » Sam Avr 21, 2012 13:51

Ce que je lis et perçois me dit que ce poste n'est pas pour toi. En tant qu'aspie je suis certain que cela serais trop me demander ou pire que je m'imposerais le pire pour moi : mise en danger d'exploser.
Facile à dire mais tu as raison il faut te reconvertir pour respecter ce que tu es. :?
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Message par lliw » Sam Avr 21, 2012 13:59

Syndromegirl a écrit :Les difficultés? Insurmontables, du moins pour moi.J'ai un deug et une licence, pour moi l'école fut un interminable calvaire et j'avais failli abandonner, mais apparement ce n'est pas encore assez: je n'arrive même pas à faire éboueur.

Depuis la fin de mes études, ça deux ans et demi que j'envoie des millions de CV auquels presque personne ne répond.J'ai eu cinq entretiens en toute cette période, soit environ un tous les six mois.Et l'année dernière, je me souviens que j'en avais déjà ma claque d'avoir à me vendre comme un paquet de lessive.En dehors des stages, j'ai été prise à Acadomia, qui ne m'a rien donné à faire, puis quand j'ai déménagé ils n'ont plus voulu de moi.Idem dans une librairie Gibert, à l'issue de la semaine d'essai ,je "ne correspond pas au profil".

J'ai aussi essayé une société qui distribue des tracts publicitaires, mais il faut trimer huit heures par jour pour 15 euros: ce sont plutôt des retraités qui le font.Il y a un mois, alors que je pouvais plus voir l'Anpe en peinture, et puisque j'avais droit au contrat aidé après mes deux ans de chômage,un collège m'a prise à l'essai comme médiatrice...et n'a pas voulu de moi après un mois, non pas que je faisais mal le travail, mais qu'ils s'étaient persuadés que je ne supporterais pas les élèves -des niquetamère-à long terme.

Je souffre particulièrement de ne rien faire, notamment à cause de l'image négative que ça renvoie.(car bien entendu, tout le reste de ma famille travaille ou fait des études)J'ai peine à croire que la société estime que je vaux pas plus que le RSA.

A ma grande inquiétude,cela se traduit par une démotivation toujours plus forte.A quoi bon tant d'efforts, si on ne les paye par rien? Je n'ai toujours pas les résultats de mes tests (je n'ai aucune idée du délai non plus ), et j'ignore complètement si ça pourrait m'aider.Il faudrait travailler à domicile , mais comment? Je déteste les maths et l'informatique.C'est handicapant aussi de ne jamais avoir un rond et sans cesse tout repousser à plus tard.J'aurais besoin d'avoir mes samedis pour poursuivre une activité honorable dans le dessin, mais comment m'y consacrer si la recherche d'emploi alimentaire me prend toutes mes journées?

Du coup, est seulement la peine de se présenter chez Mac do? Surtout si je ne sais rien des "codes sociaux"....


C'est tres bizarre c'est quasiment un copier coller sur ma situation, j'aurais pu écrire ses mots à part le fait que j'ai abandonné la Fac en deuxieme année.
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Message par patrick_mtl » Sam Avr 21, 2012 17:00

n0x a écrit :Je ne sais pas si ça vous fait ça mais je refuse beaucoup de choses. Par exemple travailler dans un macdo ou distribuer des tracts. Accepter un tel boulot serait contredire ma vision de la société.

J'ai l'impression d'être plus sensible à la morale que les aspies. Ce n'est pas une morale conformiste, mais justement une morale très personnelle et anti-conformiste.


Je me reconnais à 20 ans. 15 ans plus tard... je suis plutôt conformiste et chez un concurent de macdo. Cela m'a aidé à m'intégrer sur le marché du travail et avoir l'argent pour suivre mes intérêts.
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Message par patrick_mtl » Sam Avr 21, 2012 18:54

n0x a écrit :Intéressant. Comment as-tu fais pour devenir conformiste ? Par nécessité ou égoïsme (ce n'est pas un reproche hein, tu parlais de Ayn Rand) ? Ou pour avoir délibérément une meilleur préhension sur l'aspect social de ta vie ?


J'ai imité une personne que j'admirais pour la qualité de ses relations sociales et qui a été un très bon ami pendant plusieurs années. J'ai beaucoup appris avec cette personne sur le plan humain même s'il m'a manipulé (nous n'avons plus aucun contact à cause de cela).

Ajout: et il était croyant :-)
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Message par patrick_mtl » Sam Avr 21, 2012 19:05

C'était une relation bizarre qui ressemblait beaucoup à une relation amoureuse (sans l'aspect sexuel et la cohabitation). J'ai vécu notre séparation comme une rupture amoureuse.
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Message par temp-995 » Sam Avr 21, 2012 19:06

n0x a écrit : Il me poussait à travailler le concours ens avec lui et à sortir voir les filles..


Et as tu progressé/avancé avec les filles ?
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Message par ghislaine » Dim Avr 22, 2012 15:43

Amarnis a écrit :Ce que je lis et perçois me dit que ce poste n'est pas pour toi. En tant qu'aspie je suis certain que cela serais trop me demander ou pire que je m'imposerais le pire pour moi : mise en danger d'exploser.
Facile à dire mais tu as raison il faut te reconvertir pour respecter ce que tu es. :?


Merci Amarnis pour ta réponse que je considère comme un soutien
après intense réflexion et constat d'une souffrance trop difficilement surmontable j'ai pris la décision de ne pas retourner demain de toute manière je ne suis pas en état d'assumer convenablement mes fonctions. Je risque d'exploser pour reprendre ton terme.
Mon ami me soutient dans cette voie j'étais hésitante car en général je vais au bout de mes engagements mais je réalise que c'est au prix de mon équilibre personnel et au dépend de mon entourage proche qui fait les frais de mon mal être

Donc demain je n'aurais pas la force d'un face à face et je téléphonerai pour dire que je ne signe pas le cdi et que je ne retourne pas travailler.

Depuis le 2 avril je travaille sans contrat de travail puisque je l'ai eu que le dernier jour de mon travail la semaine dernière. Depuis j'ai pesé toutes les possibilités et je pense que la meilleure est de stopper les frais

Si je signe ce cdi il est clair que je serai vite en arrêt maladie alors cela me parait pas honnête;
Je finis par me dire que nul est indispensable alors je me retire
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Message par Amarnis » Dim Avr 22, 2012 18:01

De rien ghislaine, c'était un soutient oui mais aussi un avis : j'incite toujours à croire en nos capacités mais à ne pas surestimer notre résistance psychologique.
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Message par lliw » Lun Avr 23, 2012 12:46

J'ai essayer le Quick il y a plusieurs années mais j'ai tenu 2 jours, pour moi c'était une horrible expérience que je ne renouvellerais jamais même si j'ai vraiment envi de travailler
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Message par ghislaine » Mar Avr 24, 2012 14:42

patrick_mtl a écrit :
n0x a écrit :Je ne sais pas si ça vous fait ça mais je refuse beaucoup de choses. Par exemple travailler dans un macdo ou distribuer des tracts. Accepter un tel boulot serait contredire ma vision de la société.

J'ai l'impression d'être plus sensible à la morale que les aspies. Ce n'est pas une morale conformiste, mais justement une morale très personnelle et anti-conformiste.


Je me reconnais à 20 ans. 15 ans plus tard... je suis plutôt conformiste et chez un concurent de macdo. Cela m'a aidé à m'intégrer sur le marché du travail et avoir l'argent pour suivre mes intérêts.


Je me permets d'intervenir à la lecture du post. Depuis l'âge de 19 ans je dois me débrouiller pour gagner ma vie. Si jamais j'ai des traits d'asperger (bien que je ne sois pas diagnostiquée) Je n'ai pas eu la chance d'exploiter mes capacités. Cela serait trop long à résumer mon parcours. Mais ce que j'ai appris très tôt c'est :""adapte toi même si tu dois y laisser des plumes". La société est sans pitié. Dans le monde du travail il faut que tu sois productif. D'ailleurs je l'ai été.J'ai même été employée dans une cafétariat. j'ai eu le poste alors que je n'avais aucune qualification mais mon audace a plu au recruteur (ce sont ses mots). Par la suite, mais le bougre, pas très diplomate, a dit devant les collègues alors que nous étions en conflits pour différences de valeurs semble t il : "jamais je n'ai eu une employée aussi rapide et aussi efficace" ben oui je travaillais en mode automatique et j'arrivais en apparence à être aimable avec les clients tout en étant capable de rentrer dans ma bulle à certains moments (les pauses toilettes sont souvent ce que j'ai trouvé le mieux pour m'éloigner un peu )oui bon à force on vous soupçonnne une cystite ! Après cela j'ai quitté ce travail car il ne fait pas bon d'être la "préféré" du boss et mes collègues se sont pas privées pour me rendre la vie dure.
Alors je vous écris pas pour étaler mes difficultés.
Mais pour partager j'ai exercé différents jobs me donnant des coups de pieds au derrière (image) pour me dire quand on veut on peut d'ailleurs j'ai été élevée ainsi et à l'époque les bizzareries étaient vues comme des caprices, des faits exprès avec le sentiment d'être bien bête.
Adulte j'ai repris trois formation (en 1997, en 2005 et l'année dernière) mais je ne tiens pas la route je m'épuise à faire comme si récemment je me forçais même à participer à des conversations entre collègues et j'y arrive mais ça me fatigue, alors je passe très vite pour lunatique.
Donc pas de grands diplomes je ne pense pas pouvoir à l'heure actuelle vivre l'expérience d'une fac ou autre. J'ai passé ma vie à m'adapter et résultat j'en ressors épuisée. Ce qui me gêne c'est que je suis de plus en plus hypersensible sensoriellement (sans doute du à une grosse fatigue accumulée sur plusieurs années)

Dans ma tête je ne suis pas conformiste (en cela je rejoins le post) , je ne me reconnais pas dans la société et même si je tente d'en faire partie en apparence je vis intérieurement une grande souffrance de ne pas pouvoir être celle que je suis

En plus j'ai pas été dans le bon sens côté professionnel. Quand je lis les parcours de personnes ayant le diagnostic d'asperger je me sens même différente puisque j'ai foncé droit dans le mur en choisissant un métier social (secrétaire médicale, puis amp) le seul point commun c'est ma passion pour les mots, le médical (d'ailleurs quand j'ai fait secrétaire on m'a dit face à mes questions pointues pourquoi t'as pas fait médecine. j'avais 31 ans deux enfants, mère solo. Je ne suis pas une surhumaine !
Actuellement je flotte entre deux mondes celui des nt (j'y suis en apparence) et celui des aspies (il y a bien longtemps j'ai abandonné mes intérêts sauf que celui de ted et devenu quasi obsessionnelle depuis 2006, je n'ai jusqu'ici prouvait aucune réelle douance)
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Message par ghislaine » Mar Avr 24, 2012 14:44

J'ai plus de points communs que j'écris encore une fois je veux minimiser
bon je me sens fatiguée au point de faire des raccourcis qui portent à confusion !
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Message par patrick_mtl » Mar Avr 24, 2012 15:17

Ghislaine, je me reconnais dans votre parcours. Cela ressemble beaucoup à ce que j'ai vécu. Sous l'apparence de mon conformisme, il y a une souffrance et je m'épuise.

Je vis seul et sans enfant... j'admire ton courage.
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Message par ghislaine » Mar Avr 24, 2012 16:11

Je ne crois pas que c'est du courage c'est plutôt une question de survie et puis une fois mère je devais bien à chaque fois relever la tête pour mes fils qui sont d'ailleurs diagnostiqués aspies. C'est pour cela que pour les aider dès 2006 je me suis beaucoup investie dans mes recherches sur le ted au point par finir par m'y retrouver et puis j'ai eu une période de rejet ou déni je ne sais comment l'appeler assimilant même l'association à une espèce de secte d'ailleurs des lectures m'y avait mis un grand doute. Mais à chaque fois je retombe sur les mêmes constats.

Une de mes amies qui connait un peu mon parcours m' a dit toi t'es une surdouée auxquelles on a coupé les ailes peut être, je ne sais plus

Mais dans mon enfance être dans mon monde n'était pas toléré, être dans mes livres non plus
si j'ai eu un intérêt restreint envahissant mais parce qu'on m'y a contraint et que je croyais être bonne qu'à cela : c'est le ménage.
Mais depuis quelques temps j'en ai fait une overdose ! En fait j'ai orienté mes efforts à vouloir faire plaisir; j'ai passé des heures sur internet pour améliorer ma façon de faire à manger.
Chez moi c'est un peu comme la chanson de Guichard, yavait rien et c'est même pas dehors que je pouvais m'évader car je n'avais pas le droit de sortir bien qu'il m'est quand même arrivée de pouvoir me promener quand mes parents nous emmené en caravaning.
De mon passé il ne reste aucune trace seuls mes souvenirs et des discussions avec mes soeurs évoquant le passé, le père de mes enfants avec qui j'ai vécu huit ans en deux fois veut bien m'accompagner au diagnostic ayant toujours reconnu que j'étais différente des autres bien que je me sois toujours forcée à sembler le plus dans la norme. Ma mère oscille entre reconnaître mes particularités, le déni ou dire tu sais c'est dur pour tout le monde avec la crise !!!!!!! (chercher le rapport moi j'ai des difficutés depuis l'enfance )
Ma mère et moi sommes souvent en conflit au point de parfois ne plus se parler (j'ai rompu toute relation trois ans) c'est là que j'ai pu me rendre compte que j'avais réellement des difficultés intrinsèques.
mon père est décédé quand j'avais 19 ans
C'est peut être pour cela que j'hésite tant à me faire diagnostiquer bien que j'en vois de plus en plus la nécessité
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