Ben X

Films et articles en rapport avec le syndrome d'Asperger.

Ben X

Message par Elaine Taveau » Mar Avr 13, 2010 20:10

Une adolescence dans l'enfer de l'autisme

Emmanuèle Frois
19/03/2008 | Mise à jour : 10:22 Réactions(2)
Allégorie sur la différence, le premier film de Nic Balthazar a été un grand succès en Belgique.

«Ben X» Drame de Nic Balthazar. Avec Greg Timmermans, Laura Verlinden. Durée: 1h30.
» La bande-annonce du film «Ben X»

» La critique du film

Ben (Greg Timmermans) est un jeune autiste de 17 ans, atteint du syndrome d'Asperger. Sans arrêt harcelé, humilié par les autres élèves de son lycée technique, il n'arrive à trouver la paix qu'en ¬se réfugiant dans l'univers d'Arch¬lord, son jeu de vidéo en ligne. Là, il est virtuellement invincible jusqu'à séduire, grâce à ses faits d'armes, la belle et énigmatique Scarlite.

«Les personnes atteintes du syndrome d'Asperger n'arrivent pas à décrypter nos codes sociaux et ont le sentiment de vivre dans un monde qu'ils ne comprennent pas. Ils appellent d'ailleurs eux-mêmes leur trouble, le syndrome “Aïe, trompé de planète” », explique Nic Balthazar, réalisateur de Ben X. Dans son film, le jeune héros est vite rattrapé par la dure réalité du monde extérieur… Ben X a battu des records de recettes lors de sa sortie en Belgique. Et pourtant, le film brasse des thèmes sombres et graves : le suicide des jeunes, le harcèlement à l'école, la drogue, la différence… «Ce film au budget modeste d'un million et demi d'euros a été vu par 300 000 spectateurs, confie Nic Balthazar. C'est devenu un véritable phénomène de société. Il faut dire que tous les problèmes les plus médiatisés du moment figurent dans Ben X ! En Belgique, un sondage très sérieux dévoile qu'un adolescent sur quatre a songé au suicide et qu'un sur dix est passé à l'acte.  »

Une révolte contre l'injustice

Nic Balthazar avait d'abord écrit le récit de Ben X sous forme d'un roman pour la jeunesse, puis d'un one-man-show multimédia. «Cela s'appelle faire du recyclage artistique!», s'exclame avec humour le cinéaste belge avant d'ajouter, plus sérieusement, que le récit lui a été inspiré par un fait divers : le suicide d'un jeune autiste de 17 ans, qui s'était jeté du haut du château médiéval de Gand, en Flandres. Le jeune homme écrivait dans sa lettre d'adieux qu'il avait été harcelé à mort à l'école. «Une telle injustice faite à un être incapable de se défendre m'a profondément touché et révolté », explique-t-il.

Cet ancien journaliste de cinéma a alors mené l'enquête. «J'ai commencé par contacter la mère de cet adolescent, puis je suis allé à la rencontre de psychiatres, d'autistes, de gamins harcelés. L'un des défis du film était de ne pas faire un autre Rain Man, où il est question d'autisme pur et dur. Ben X n'est rien d'autre qu'une allégorie pour parler de la différence. Dans la société actuelle, il existe une telle compétitivité qu'on n'ose pas avouer ses faiblesses. Les montrer, c'est se mettre en danger.»

Aux dernières nouvelles Nic Balthazar n'en a pas encore fini avec Ben X. Il réalisera le remake américain avec la société de production d'Alain Chabat.
Elaine Taveau
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