Points forts et problèmes.

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Points forts et problèmes.

Message par ALA-Alex » Sam Sep 29, 2012 19:20

Bonjour,

J'ai 17 ans et demi, je suis en prépa littéraire et je suis quasiment certain d'avoir le syndrome d'asperger, car mon diagnostic n'est pas terminé.

J'observe cependant des discordances au niveau de mes capacités intellectuelles.
En effet, mon raisonnement me semble assez développé, étant donné ce que mes professeur disent de moi, surtout en philosophie; mais pourtant, j'ai du mal à comprendre ce que je lis, certaines fois, et ceci dès lors que les tournures sont un peu spécifiques ou les phrases légèrement compliquées.

Cette discordance entre compréhension et réflexion est-elle normale? Existe-t-elle réellement?
Fait-elle de moi quelqu'un d'un peu lent d'esprit?
ALA-Alex
 
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Re: Points forts et problèmes.

Message par Amarnis » Sam Sep 29, 2012 20:22

ALA-Alex a écrit :Bonjour,

J'ai 17 ans et demi, je suis en prépa littéraire et je suis quasiment certain d'avoir le syndrome d'asperger, car mon diagnostic n'est pas terminé.

J'observe cependant des discordances au niveau de mes capacités intellectuelles.
En effet, mon raisonnement me semble assez développé, étant donné ce que mes professeur disent de moi, surtout en philosophie; mais pourtant, j'ai du mal à comprendre ce que je lis, certaines fois, et ceci dès lors que les tournures sont un peu spécifiques ou les phrases légèrement compliquées.

Cette discordance entre compréhension et réflexion est-elle normale? Existe-t-elle réellement?
Fait-elle de moi quelqu'un d'un peu lent d'esprit?


Le problème n'est-il pas du coté d'une perturbation dans la concentration ? Une deuxième lecture ne corrige-t-elle pas le problème ?
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Re: Points forts et problèmes.

Message par temp-995 » Sam Sep 29, 2012 22:09

ALA-Alex a écrit :Cette discordance entre compréhension et réflexion est-elle normale? Existe-t-elle réellement?


Cela me semble tout à fait normal si les textes contiennent beaucoup d'"abstraits" nécessitant une bonne théorie de l'esprit.
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Message par profil supprimé » Lun Oct 01, 2012 10:44

"J'ai 17 ans et demi, je suis en prépa littéraire et je suis quasiment certain d'avoir le syndrome d'asperger, car mon diagnostic n'est pas terminé."

J'ai du la lire plusieurs fois cette phrase mais je ne suis pas sur d'avoir compris.

Comme tu es en prépa littéraire, je me dis que la construction de ta phrase est juste. Moi-même ayant été qualifié d'"élève médiocre" en français.

Cependant, je n'arrive pas à comprendre le lien entre ton diagnostic non terminé et le fait que tu soies certain d'avoir le syndrome d'asperger.

Voilà comment j'arrive à me perdre en débat inutile avec moi-même pendant de longues minutes. Alors lorsque les "tournures sont un peu spécifiques ou les phrases légèrement compliquées" ...
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Message par ALA-Alex » Mar Oct 02, 2012 18:36

En fait, le lien logique entre "mon diagnostic n'est pas terminé" et "quasiment certain d'avoir le syndrome d'aspeger" se fait entre les mots "quasiment" et "mon diagnostic n'est pas terminé"; de fait, je ne puis être plus de quasiment sûr d'avoir le syndrome d'aspeger car il faut que des tests, un diagnostic plus poussé soit effectué au préalable.

Comprends-tu?

Sinon, pour répondre aux message précédents, il est vrai qu'une seconde lecture améliore ma compréhension. Mais est-ce propre aux asperger d'avoir des facultés intellectuelles faisants opposition quantitative?
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Message par temp-995 » Mar Oct 02, 2012 21:41

Fumigatus a écrit :"J'ai 17 ans et demi, je suis en prépa littéraire et je suis quasiment certain d'avoir le syndrome d'asperger, car mon diagnostic n'est pas terminé."

J'ai du la lire plusieurs fois cette phrase mais je ne suis pas sur d'avoir compris.

.


c'est la coordination, le mot "car" qui n'est pas vraiment adapté à la construction de la phrase. Le mot "mais" aurait été plus adapté ou encore le mot "néanmoins"
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Message par temp-995 » Mar Oct 02, 2012 21:43

ALA-Alex a écrit :Sinon, pour répondre aux message précédents, il est vrai qu'une seconde lecture améliore ma compréhension. Mais est-ce propre aux asperger d'avoir des facultés intellectuelles faisants opposition quantitative?


Pourrais tu nous donner des exemples de textes qui t'ont posé problèmes ?
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Message par ALA-Alex » Mer Oct 03, 2012 13:06

Je suis en train de lire un dialogue de Platon, nommé "Théétète", et j'avoue que j'ai du mal à comprendre par moments; ou tout du moins il faut que je sois réellement concentré.

Pourtant, en lisant du Schopenhauer: "Le monde comme Volonté et comme Représentation": je n'ai aucun mal à comprendre.
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Message par écho » Ven Oct 05, 2012 18:50

ALA-Alex a écrit :Je suis en train de lire un dialogue de Platon, nommé "Théétète", et j'avoue que j'ai du mal à comprendre par moments; ou tout du moins il faut que je sois réellement concentré.


Platon est difficile à lire. Thééthète en particulier, il y est abordé des thèmes délicats à appréhender pour nous, comme la connaissance ou la science, concepts qui ont bien entendu des sens différents aujourd'hui. Je crois qu'il n'y a aucun problème à relire plusieurs fois certains passages pour les comprendre. Celui qui dit avoir lu Thééthète d'une traite comme Harry Potter est probablement un hâbleur.
J'éprouve souvent cette difficulté à lire des textes compliqués et si, quand j'étais jeune, j'éprouvais une certaine honte, ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui. Lire un texte philosophique n'est pas lire un roman, souvent chaque mot est important. Et puis le style de Platon marque son époque... Sans compter les traducteurs...
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Message par profil supprimé » Lun Oct 08, 2012 14:03

ALA-Alex a écrit :Je suis en train de lire un dialogue de Platon, nommé "Théétète", et j'avoue que j'ai du mal à comprendre par moments; ou tout du moins il faut que je sois réellement concentré.

Pourtant, en lisant du Schopenhauer: "Le monde comme Volonté et comme Représentation": je n'ai aucun mal à comprendre.


Qu'est ce qui te déconcentre quand tu lis du Platon ?

Cela pourrait être un problème de "contextualisation" de l'écris ressenti à lire un philosophe grec du IVème S par rapport à un du XVIIIème ?
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Message par ALA-Alex » Lun Oct 15, 2012 16:30

Ce qui me "déconcentre", ou plutôt déconcerte, c'est la syntaxe, les tournures de phrases.
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Message par écho » Lun Oct 15, 2012 18:18

n0x a écrit :N'est-ce pas plutôt la pragmatique ?


Je ne comprend pas cette question.
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Message par écho » Lun Oct 15, 2012 19:55

n0x a écrit :
ALA-Alex a écrit :Ce qui me "déconcentre", ou plutôt déconcerte, c'est la syntaxe, les tournures de phrases.

N'est-ce pas plutôt la pragmatique et la sémantique plutôt que la syntaxe qui te déconcerte ?

* Edit: précision. *


Pour ma part, je comprends ce que veut dire Ala-Alex, et pourtant j'ai l'habitude. Juste pour donner une idée, voici un extrait que je viens de prendre au hasard dans Théétète de Platon,165e-166d, dans la traduction courante d'E. Chambry :

SOCRATE

Peut-être, admirable jeune homme, aurais-tu été réduit à bien d’autres inconséquences, si l’on t’avait demandé en outre : Est-il possible de savoir la même chose d’une manière aiguë ou d’une manière émoussée, de la savoir de loin, mais non de près, fortement ou doucement, et mille autres questions que te ferait un peltaste aux aguets, mercenaire des combats de parole. Quand tu aurais avancé que la science et la sensation sont identiques, il se jetterait sur les sensations de l’ouïe, de l’odorat et des autres sens, et, soutenant son attaque sans lâcher prise, il te réfuterait jusqu’à ce que, étourdi de son enviable sagesse, tu fusses tombé dans ses filets. Après t’avoir ainsi maîtrisé et enchaîné, il te rançonnerait de la somme dont vous seriez convenus entre vous. Maintenant tu vas peut-être me demander ce que pourra dire Protagoras pour défendre sa doctrine. N’essaierons-nous pas de le formuler ?

THÉÉTÈTE

Certainement si.

SOCRATE

XX. — Il fera valoir tout ce que nous-mêmes nous disons pour le défendre, puis j’imagine qu’il nous prendra corps à corps et nous dira sur un ton méprisant : « Cet honnête Socrate a fait peur à un petit garçon en lui demandant si le même homme peut tout à la fois se rappeler la même chose et ne la point savoir. Comme l’enfant effrayé a dit non, faute de prévoir la conséquence de ce qu’il disait, Socrate a tourné la conversation de manière à couvrir de ridicule ma pauvre personne. Tu en prends bien à ton aise, Socrate ; mais la vérité, la voici. Lorsque tu examines, en procédant par interrogations, quelque point de ma doctrine, si celui que tu interroges, répondant ce que je répondrais moi-même, vient à trébucher, c’est moi qui suis confondu ; mais s’il répond autrement que je ne le ferais, c’est ton interlocuteur qui l’est. Crois-tu, par exemple, pouvoir faire admettre à quelqu’un que la mémoire qu’il a présentement d’une impression passée soit une impression du même genre que l’impression passée qu’il ne sent plus ? Il s’en faut de beaucoup. Crois-tu de même qu’il aura peine à avouer que le même homme peut savoir et ne pas savoir la même chose ? ou, s’il craint d’en faire l’aveu, qu’il admettra jamais que celui qui est devenu différent soit le même qu’avant de le devenir, ou plutôt, que cet homme soit un, et non plusieurs, et que ces plusieurs ne se multiplient pas à l’infini, parce qu’il y a changement continu, si nous devons nous garder de donner la chasse aux mots pour nous surprendre mutuellement ? Allons, bienheureux homme, poursuivra Protagoras, sois plus brave, attaque-moi sur mes propres doctrines et réfute-les, si tu peux, en prouvant que les sensations qui arrivent à chacun de nous ne sont pas individuelles, ou, si elles le sont, qu’il ne s’ensuit pas que ce qui paraît à chacun devient, ou s’il faut dire être, est pour celui-là seul à qui il paraît.

« Mais quand tu parles de pourceaux et de cynocéphales, non seulement tu te comportes toi-même en pourceau, mais encore tu persuades à tes auditeurs d’en faire autant à l’égard de mes écrits, et cela n’est pas bien. Car j’affirme, moi, que la vérité est telle que je l’ai définie, que chacun de nous est la mesure de ce qui est et de ce qui n’est pas, mais qu’un homme diffère infiniment d’un autre précisément en ce que les choses sont et paraissent autres à celui-ci, et autres à celui-là. Quant à la sagesse et à l’homme sage, je suis bien loin d’en nier l’existence ; mais par homme sage j’entends précisément celui qui, changeant la face des objets, les fait apparaître et être bons à celui à qui ils apparaissaient et étaient mauvais. Et ne va pas de nouveau donner la chasse aux mots de cette définition ; je vais m’expliquer plus clairement pour te faire saisir ma pensée. Rappelle-toi, par exemple, ce qui a été dit précédemment, que les aliments paraissent et sont amers au malade et qu’ils sont et paraissent le contraire à l’homme bien portant. Ni l’un ni l’autre ne doit être représenté comme plus sage — cela n’est même pas possible — et il ne faut pas non plus soutenir que le malade est ignorant, parce qu’il est dans cette opinion, ni que l’homme bien portant est sage, parce qu’il est dans l’opinion contraire. Ce qu’il faut, c’est faire passer le malade à un autre état, meilleur que le sien.



Après avoir lu ce passage, on peut comprendre le désaroi qui nécessite au moins une seconde lecture... :wink:
Et pourtant le sujet de Théétète est intéressant, il s'agit de discuter du rôle des sensations dans la connaissance.
écho
 
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Message par ALA-Alex » Lun Oct 22, 2012 21:54

Peut-être est-ce la pragmatique. Je ne sais pas. Mais merci de m'avoir conforté dans le fait que cette incompréhension n'est pas anormale.

Sinon, j'ai l'impression d'avoir plus de facilités que la moyenne pour les poésies.
En effet, dès mes premières poésies, je commençai d'écrire dans une métrique parfaite, et ce de façon presque purement intuitive. Par surcroît, j'écris une poésie en ce moment, et suis capable de la travailler pendant des heures afin de rechercher un pur réalisme et la perfection du vers.

Avez-vous également des capacités plutôt dévelloppées en poésie ou en art?
ALA-Alex
 
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Message par écho » Mar Oct 23, 2012 0:34

quand j'étais lycéen, il y a bien longtemps (j'ai 58 ans), j'écrivais beaucoup de poèmes.
Certains en vers, d'autres en vers libres quand j'ai eu l'occasion de lire Rimbaud puis les surréalistes.
J'ai toujours été fasciné par la facilité de Victor Hugo à écrire en vers. C'est vraiment un cas; j'ai vraiment fait la connaissance de Victor Hugo sur le tard, et j'aime beaucoup.
Maintenant, je n'écris plus de poèmes...
J'ai pourtant été un passionné de poésie, j'avais même créé une revue de poésie quand j'étais au lycée à Lille.
J'en ai gardé l'amour des mots, du texte, de l'écriture.
bonne soirée
écho
 
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