décrochage scolaire chez notre fils de 13 ans. Risperdal?

Asperger, Scolarisation et Suivi

décrochage scolaire chez notre fils de 13 ans. Risperdal?

Message par Clogaubert » Sam Mai 25, 2013 21:01

Bonjour,

Je suis nouvelle sur le forum, maman d'un jeune Asperger de 13 ans, et j'ai besoin de votre retour d'expérience car nous sommes un peu perdus en ce moment.
Juste pour faire quelques rapides présentations, Gauthier a été d'abord diagnostiqué dyspraxique et TDA vers l'âge de 7 ans. Il a été mis sous Ritaline à l'époque, ce qui lui a permis de révéler ses capacités scolaires, surtout en maths et sciences.
Puis en 6è, le médecin du Centre de Référence des Troubles des Apprentissages l'envoie en évaluation au CRA, et le diagnostic d'Autisme Asperger tombe. A vrai dire, cela n'a pas vraiment été une surprise pour nous, car seul ce diagnostic pouvait rendre compte de toutes les bizarreries que nous avions notées chez notre fils depuis sa naissance.
Scolairement, tout allait à plutôt bien jusqu'au printemps dernier (env 15 de moyenne), où il a commencé à avoir des idées parano. On a arrêté une première fois la Ritaline, puis repris car les performances scolaires commençaient à en pâtir. Mais en 4è cette année, son comportement s'est énormément dégradé, et il s'est mis à dos son AVS et certains de ses camarades de classe... Pour finir, il a fait une vraie crise psychotique en début d'année, et cela a été très éprouvant pour lui comme pour nous. Etant donné que nous n'avions pas de psychiatre référent, nous avons contacté en urgence celui du CRA, qui a ordonné l'arrêt définitif de la Ritaline et prescrit du Risperdal.
A la suite de cette épisode, une grosse mise au point a été faite avec le collège, aménagement de ses horaires, explications aux élèves qui le harcelaient, formation de l'AVS et des profs, etc... et honnêtement, des efforts ont été faits et Gauthier ne se sent plus en "insécurité" au collège.
Le hic, c'est qu'il n'est plus du tout capable d'aucun effort intellectuel. Il n'apprend plus rien (et les notes sont en chute libre), ne fait pas ses devoirs ou mal, dit ne pas y arriver... Même les mathématiques qui étaient son point fort sont devenus un calvaire... Et quand on travaille avec lui, on a l'impression qu'il a "oublié" tout ce qu'il a appris à l'école primaire et au début du collège, règles élémentaires de français et de calcul, et qu'il ne sait plus raisonner... C'est très déstabilisant.... et usant, car il faut reprendre toutes les bases, sans même savoir si cela sert à quelque chose d'ailleurs.
Du coup, il se démotive, se dévalorise, et je le trouve déprimé. Il dit qu'il veut mourir, que cela réglera son problème et le nôtre...
Et nous parents, nous ne savons pas s'il faut que l'on continue à l'obliger à travailler - comme n'importe quel ado - pour ne pas le laisser décrocher totalement, ou s'il faut qu'on lui fiche la paix, puisque manifestement, cela ne relève pas totalement de sa volonté. Et il faut dire que nous avons très peur de le harceler, vu ce qui est arrivé en début d'année.
Mon mari veut qu'on le change d'établissement, pour qu'il soit plus cadré, et qu'on puisse déléguer les devoirs. Moi je ne suis pas sûre que cela soit vraiment indiqué, maintenant que les relations sont normalisées avec ses camarades de classe.
En fait, je me demande si ce manque de motivation ne serait pas un effet du Risperdal... à moins que ce ne soit tout simplement une banale crise d'adolescence!
Est-ce que vous avez connu (ou connaissez) cela avec vos ados?
Quelles solutions avez-vous trouvées pour y remédier?
Nous sommes très inquiets... Merci de votre aide.

Sylvie
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Re: décrochage scolaire chez notre fils de 13 ans. Risperdal

Message par lliw » Sam Mai 25, 2013 21:40

Bonjour attention aux effets à long terme qui peuvent être dangereux voir dramatiques car c'est un médicament récent qui n'a pas été assez tester et nous savons les dommages que causes les médicaments dans ce cas la mais je ne suis pas la pour vous donnez de l'anxiété en plus, je vous propose de lire beaucoup sur le sujet et d'avoir l'avis de plusieurs spécialistes pas qu'un seul, je vous donne un lien peut etre que celui ci vous donnera plus de précisions sur le médicaments (a partir du chapitre 5)

http://scd.uhp-nancy.fr/docnum/SCDPHA_T ... XANDRE.pdf
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Re: décrochage scolaire chez notre fils de 13 ans. Risperdal

Message par Clogaubert » Dim Mai 26, 2013 13:37

Merci lliw pour ta réponse et le lien que tu m'envoies.
Je crois comprendre que tu es toi-même Aspie?
Est-ce que tu sous-entends que le traitement donné à mon fils n'est pas le bon, puisqu'il n'est pas à proprement parler schizophrène?
C'est vrai qu'il a tendance à se sentir persécuté à certains moments, mais le médecin m'a dit que c'était la Ritaline qui aggravait son anxiété.
Quant à la bouffée délirante du début d'année, elle n'a duré que quelques jours... Il a été très mal, l'impression que son corps "craquait", que des "choses" sortaient de ses mains, de ne plus avoir de dents, que son sexe était bizarre, qu'il ne pouvait plus rien avaler, même sa salive, et j'en passe...
Depuis qu'il prend du risperdal (0.25 matin et soir), il n'a pas refait ce genre de délire, mais nous ne trouvons pas qu'il aille mieux pour autant. Il est toujours impulsif, déprimé, et surtout incapable de travailler. Et ces symptômes sont effectivement décrits dans la schizophrénie.
Nous avons bientôt RV avec un psychiatre libéral qui a accepté de suivre notre fils. Mais il n'est pas spécialisé dans les troubles autistiques. Du coup, c'est vrai que je me méfie un peu... On a déjà eu une mauvaise expérience avec le psy du CMP qui ne comprenait rien, et j'ai été chercher des réponses ailleurs... Mais je ne suis pas médecin, et nous avons quand même besoin d'un avis médical qui tienne la route, surtout avec ces traitements qui ne sont pas anodins!
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Re: décrochage scolaire chez notre fils de 13 ans. Risperdal

Message par Anatheia » Dim Mai 26, 2013 13:54

Aviez-vous essayé de réduire sa dose de Ritaline avant de l'arrêter ?
Un traitement prolongé peut avoir des effets assez nocifs (des hallus, paranoïa, grande anxiété), ce qui peut paraître être un début de schizophrénie.
Si le traitement est arrêté, je trouve cela normal qu'il ne puisse plus aussi bien travailler. Je suis par exemple incapable de suivre des cours sans Ritaline.

Quelle dose prenait-il et pour quel poids ?
Vous devriez vous renseigner pour trouver un psychiatre spécialisé. Ceux formés en TCC sont souvent plus adaptés. Vous pouvez avoir une liste par région ici : http://www.aftcc.org/membres_carte.php

Le Risperdal est un antipsychotique, ce qui est bien trop lourd. Surtout pour un enfant, vaut mieux éviter ce genre de médicaments s'il on peut.

Après, je n'ai absolument aucune formation en la matière, ce n'est que mon ressenti. Vous devriez voir un autre psychiatre pour avoir un second avis. (Attention de bien le choisir.)
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Re: décrochage scolaire chez notre fils de 13 ans. Risperdal

Message par lliw » Dim Mai 26, 2013 14:00

Je ne dit pas que le risperdal n'est pas le traitement adéquat, je dit simplement que ce médicament à été rapporter dangereux dans tellement de cas qu'il ne faut pas négliger cet aspect la, et de connaître totalement les risques pour moi aurait du être la première étape avant toutes injections, ce n'est pas un simple aspirine.

Pour ce qui est du spécialiste il faut justement quelqu'un qui connaisse parfaitement le sujet de l'autisme pour pouvoir l'exclure ou le valider et ensuite l'orienté, un psychiatre lambda va avoir tendance à l'orienté d'emblée vers des psychoses. Je ne suis pas pour une médicamentation systématique lorsque personne n'est sur du diagnostique final de la personne, d'ailleurs si vous n'aviez aucun doutes vous ne seriez pas venu ici. Je pense qu'il faut prendre beaucoup de précautions et ne pas aller trop vite et surtout trouver le bon médecin, c'est primordial
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Re: décrochage scolaire chez notre fils de 13 ans. Risperdal

Message par Clogaubert » Dim Mai 26, 2013 22:04

Lliw, notre fils EST diagnostiqué autiste Asperger depuis plus de 2 ans, par le Centre de Ressources pour l'Autisme de Haute Normandie.
Mais il n 'avait pas de troubles psychiatriques jusque là, donc pas de suivi par un médecin spécialisé.
C'est donc le psychiatre du CRA qui lui a prescrit le risperdal, pour nous "dépanner" dans la crise, alors j'imagine quand même qu'il savait ce qu'il faisait!
Le problème, c'est qu'il ne peut pas suivre notre fils, et que nous devons trouver le bon médecin pour cela... et là c'est une autre histoire! J'ai déjà demandé à la responsable locale d'Asperger Aide, qui m'a confirmé qu'aucun psychiatre libéral n'est formé à l'autisme dans notre secteur. Cela m'a paru incroyable!
Bon, en tout cas, je vais exploiter la liste de Anatheia, et je l'en remercie.
Gauthier était traité à 1 comprimé 1/2 de Ritaline 15mg par jour (pour une trentaine de kilos). Ce n'était pas une grosse dose... Malheureusement, sans Ritaline, c'est la catastrophe au niveau scolaire, comme avant qu'il en prenne d'ailleurs. On améliore d'un côté, et on détraque de l'autre... c'est un vrai casse-tête. Et j'ai bien peur que ce soit pareil avec le risperdal.
Ce qui me fait douter, et venir chercher des réponses ici, ce n'est pas le diagnostic mais la médication. Les parents n'aiment jamais donner de la chimie à leurs enfants, surtout ce genre là. Même si nous avons bien dû admettre que la Ritaline a été miraculeuse pour Gauthier. Et aujourd'hui, avec le risperdal, la balance bénéfice-risque n'est pas favorable.
Dur dur de faire confiance à un médecin dans ces conditions... car manifestement, la chimie ne règle pas tout!
Nous, les parents, nous sommes pris en otage par le corps médical, et c'est très frustrant. Nous ne pouvons nous passer d'eux, alors qu'ils sont loin d'être assez nombreux à être formés pour nous aider vraiment. Beaucoup ne nous aident pas, et peuvent même nous enfoncer.
Alors, bêtement, je me suis dit que la meilleure source d'information, ce sont les aspies eux-mêmes! Eux seuls peuvent dire ce qui a été efficace pour eux, en toute objectivité, sans parti pris théorique...
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Re: décrochage scolaire chez notre fils de 13 ans. Risperdal

Message par lliw » Dim Mai 26, 2013 22:44

Votre situation semble pour l'instant comme une impasse, il est évident que dans ce cas la seule solution est de s'en remettre aux professionnels compétent.

Ce n'est qu'un avis personnel mais je pense que le risperdal est un produit dangereux, je pense que la ritaline qui est très utilisé par les psychiatres est un produit moins dangereux mais pour rien au monde je n'en prendrais.

En ce qui concerne les troubles psychiatriques survenu par la suite, j'ai du mal à comprendre, ne viendraient ils pas de la prise de ritaline et non de la condition asperger?
A quel moment les troubles sont apparus? avant ou après la prise de ritaline?

Est ce que l'échec scolaire est vraiment un point important? Il ne me semble pas

Je suis aspi et j'ai toujours été en échec scolaire, cela ne m'a pas empêcher de faire une licence alors que je n'ai jamais mis les pieds dans un lycée, que j'ai redoublé ma 4ème et que j'ai arrêté l'école en milieu d'année de 3ème.
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Re: décrochage scolaire chez notre fils de 13 ans. Risperdal

Message par Clogaubert » Lun Mai 27, 2013 9:45

En fin de 5è, Gauthier a eu une période où il avait l'impression que tout le monde se moquait de lui, même les présentateurs de télé... Il avait aussi des troubles du sommeil, et il entendait des "bruits" qui n'existaient que dans sa tête. C'est là que le médecin a recommandé l'arrêt de la ritaline.
Il ne prenait donc plus de ritaline au moment de la crise du début d'année. Et celle-là, paradoxalement, a été beaucoup plus intense. En revanche, il était réellement persécuté par des gosses de sa classe, et nous pensons que c'est ce stress qui a été déclencheur.
Après cette crise, il est resté plusieurs semaines à la maison pour se reposer. Cela a permis une prise de conscience par le collège. Tout n'est pas parfait, mais professeurs et élèves savent maintenant qu'il y a un vrai "risque" à trop lui en demander, alors ils prennent plus de précautions. Mais Gauthier n'est plus le même.

Vous dites que l'échec scolaire n'est pas le problème... Ca l'est quand même un peu pour les parents, surtout quand les choses allaient plutôt bien avant. Ce changement interroge forcément. Et au moins, ses bons résultats antérieurs lui permettaient de ne pas être pris pour un débile par les autres. Même s'il est arrivé d'avoir à justifier que ses notes étaient bien les siennes, pas celles de son AVS...

Quant à vous, peut être que votre "échec scolaire" aurait été résolu avec un psychostimulant comme la ritaline, même si je comprends parfaitement votre réticence à en prendre! Vous avez pris des cours par correspondance au lycée? En totale autonomie? Et comment développer des habiletés sociales quand on ne va plus à l'école? Bien sûr, je comprend bien que ce sont justement les relations avec les autres qui rendent la scolarité "normale" compliquée, mais je pensais que c'était un mal nécessaire, à l'instar de ce qu'a vécu Temple Grandin...
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Re: décrochage scolaire chez notre fils de 13 ans. Risperdal

Message par lliw » Lun Mai 27, 2013 11:28

Oui donc cela à vraiment commencer pendant la prise de ritaline ce qui ne m'étonne guerre, comme vous dîtes la scolarité "normale" n'est importante que pour les parents car ils peuvent se dirent que leur enfant est normal, mais la ils ne s'agît pas de la santé des parents mais bien de celle de Gauthier. Je ne dit pas qu'il faut le déscolarisé loin de la, mais je dis que s'il a des mauvaises notes, il n'y a rien de dramatique, ce ne sont que des notes. J'ai arrêté l'école en milieu d'année de 3 ème avec aucun diplômes, ni le brevet, ni même le certificat d'étude de niveau 6ème, je n'ai pas été au lycée et je n'ai pas pris de cours par correspondance, j'ai simplement décidé de passer le bac en candidat libre puis une licence à la fac ou l'on est moins sujet à la pression des profs et des éleves, j'ai toujours été en totale autonomie puisque j'ai été diagnostiqué que très tard vers 30 ans
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Re: décrochage scolaire chez notre fils de 13 ans. Risperdal

Message par Clogaubert » Lun Mai 27, 2013 14:27

Vous avez raison, la "normalité" de ses notes rend (rendait plutôt) sa différence plus acceptable. Pas seulement pour nous, mais aussi pour le système (scolaire), puisqu'il faut bien faire avec. Et envisager les études, l'avenir, l'autonomie, etc... Autant de choses que tout parent qui se respecte cherche à développer chez ses enfants, tout en ayant conscience des forces et des faiblesses de chacun d'eux. Nous avons progressivement appris à tenir compte de ce qu'il a de particulier - tout n'est pas forcément simple d'ailleurs, notamment sur le plan affectif - et fait beaucoup de compromis dans notre organisation familiale pour qu'il se sente au mieux, mais forcément, quand on a l'impression qu'il régresse au lieu de progresser, c'est déstabilisant.
Car nous sommes parfaitement conscients des efforts que cela lui impose, même si on a naturellement tendance ne pas remarquer les trains qui arrivent à l'heure. Tout est une question de dosage, et nous devons être vigilants. Ce qui nous importe le plus, croyez-moi, ce n'est pas sa "normalité", mais qu'il se sente bien dans sa tête. Mais Gauthier ne se plaint jamais, ne demande jamais d'aide, ne dit pas quand cela ne va pas. Il dit juste qu'il voudrait être différent de ce qu'il est, trop conscient d'être en marge d'un monde qu'il ne comprend pas complètement. Ou qui ne l'accepte pas comme il est. Trop différent de la norme, mais pas assez pour s'en moquer.
Là où c'est vraiment difficile, pour nous parents, c'est que nous devons vraiment différencier l'éducation. Gauthier a deux soeurs, une de 15 ans, brillante scolairement, pas très charitable à son égard mais qu'il admire beaucoup, et une de 8 ans qui ne comprend pas trop ce grand frère bizarre qui la cherche maladroitement sans arrêt. Nous devons faire le tampon sans cesse. Tout en ayant quand même certaines exigences, et en posant quelques limites. Je ne peux quand même pas le laisser jouer à ses jeux vidéos toute la journée, alors qu'il n'ouvre même pas son cartable?
Pas facile d'être aspie, mais pas facile d'être parent d'aspie non plus...
lliw, je me doute que votre parcours a dû être compliqué, mais sans diagnostic, pps, avs, ritaline, rééducations, etc... c'était vraiment mission impossible! Même à l'heure actuelle avec un diagnostic et une reconnaissance de handicap, ce n'est pas évident de se faire comprendre des enseignants. Alors je n'ose pas imaginer ce que vous avez dû subir!
En tout état de cause, votre témoignage me redonne de l'espoir, car il montre bien les ressources que les aspies peuvent avoir.
Avez-vous réussi à vous intégrer professionnellement?
Quels conseils donneriez-vous aux parents pour aider leur enfant?
Comment vos propres parents ont-ils vécu votre condition? N'ont-ils jamais douté?
Voyez, j'ai encore beaucoup de questions...
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Re: décrochage scolaire chez notre fils de 13 ans. Risperdal

Message par lliw » Lun Mai 27, 2013 15:22

Mon enfance et adolescence ont été tout simplement chaotiques, mes parents me voyaient comme quelqu'un de difficile ne voulant jamais allez à l'école, jamais faire ses devoirs, (je trouvais ça inutile); un peu bizarre, dans la lune. Pour résumer ils me trouvaient insupportable.

Oui j'ai été intégré professionnellement mais j'ai toujours imposé ma vision des choses même à mes supérieurs, je sais qu'il ne faut pas mais je ne peux pas m'en empêcher ce qui m'a valu beaucoup de non renouvellement de contrats. La je suis dans une période ou j'ai des projets d'écriture donc je ne cherche pas de travail.

Une fois diagnostiqué par le fait du hasard, je l'ai annoncé à mes parents qui ont complètement nié le diagnostique comme ils l'ont toujours fait, ils pensent simplement que je ne fais pas d'efforts et que j'ai toujours voulu faire uniquement ce que je voulais, ce qui est complètement absurde comme raisonnement, je pense maintenant qu'ils culpabilisent de ne pas l'avoir vu plus tôt mais ils ne le diront jamais.

Les conseils que je pourrais vous donnez en rapport avec mon expérience :

- Ne précipitez rien
- Toujours s'interroger sur la dangerosité d'un produit qu'on s'inocule ou qu'on inocule à un proche, cela devrait être un geste citoyen
- Essayez de ne pas trop le différencier de ses soeurs (trop le couvez, ou trop l'exclure etc...)
- Ne pas focaliser sur le coté scolaire (c'est quand même le titre du topik)
- Faire des expériences (par ex ne pas lui parler de ses devoirs pendant 1 semaine et le laissez évoluer comme il l'entend et observer son comportement) ce qui équivaut pour moi à lui mettre moins de pression en lui laissant de l'espace pour qu'il puisse s'exprimer dans cet espace, c'est ce que j'aurais voulu.
- S'intéresser à ce qu'il s'intéresse pour qu'il développe cet intérêt
- Avoir toujours une attitude positive et compréhensive, les choses prennent du temps mais finissent dans la plupart des cas par un déroulement heureux
- Prendre en compte que ces conseils viennent d'un aspi sur un forum et non d'un spécialiste compétent mais que l'expérience certaines fois prévaut sur le reste
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