AUTISME ET SYNDROME D’ASPERGER, QUELLES RÉPONSES POLITIQUES?

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AUTISME ET SYNDROME D’ASPERGER, QUELLES RÉPONSES POLITIQUES?

Message par Storm » Jeu Août 31, 2017 2:31

AUTISME ET SYNDROME D’ASPERGER, QUELLES RÉPONSES POLITIQUES ?

https://www.lavantgarde.fr/autisme-reponses-politiques/
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Re: AUTISME ET SYNDROME D’ASPERGER, QUELLES RÉPONSES POLITIQ

Message par Týr » Jeu Août 31, 2017 18:31

mathys, l'auteur de l'article citer, a écrit :Présentation de l’autisme et du syndrome d’asperger
Les troubles du spectre autistique (TSA) comprennent l’ensemble des troubles neurologiques à caractère autistique. L’autisme peut se définir sur trois critères principaux :
Des troubles des interactions sociales : cela est représenté par une perpétuelle sensation de mal être au sein de la société, la personne sujette à l’autisme devra en permanence prendre sur elle pour réaliser des actions de la vie quotidienne. Concrètement, des choses comme prendre la parole lors d’une AG est une réelle difficulté.
Des troubles de la communication : cela concerne les formes d’autisme les plus lourdes dans lesquelles la communication verbale et notamment l’apprentissage de la parole est quasiment impossible. Les cas varient d’une absence totale de parole à la possibilité de prononcer quelques sons, quelques mots, quelques phrases.
Un comportement ritualisé marqué de goûts alimentaires strictes, d’habitudes comportementales rythmées et régulières dont le bouleversement peut provoquer de fortes angoisses ainsi que parfois de «stéréotypies», ensemble de gestes et de mouvements corporels, tocs, agitation des bras et des mains (flapping)
Une partie des TSA sont associées à un retard mental et quasiment tous les cas sont sujets à des angoisses.
Pour le cas du syndrome d’Asperger, le retard mental est absent et on observe au contraire un quotient intellectuel plus élevé que la moyenne. En moyenne, trois autistes asperger sur quatre sont des garçons. Le QI plus élevé entraîne le développement chez la personne asperger d’une richesse intellectuelle conséquente.

Les conditions de vie des personnes autistes
Tout d’abord, il est important de noter l’exclusion que vivent ces personnes. La bureaucratie d’État en charge des questions de handicap est viciée sur plusieurs domaines.
Le manque de moyens alloués aux MDPH (maisons départementales des personnes handicapées) et aux autres organismes de soins (SESSAD (services d’éducation spéciale et de soins à domicile) ; hôpitaux …) du fait des politiques d’austérité entraîne une réelle lenteur de la prise en charge et de diagnostic. Cela entraîne donc un manque de soins conséquents contribuant à créer une grande situation d’exclusion chez ces personnes.
Le fait qu’au-delà d’un certain «degré» de situation de handicap (degré défini par la MDPH), l’exercice d’une activité professionnelle est autorisée uniquement en ESAT (établissement et service d’aide par le travail ; rémunéré entre 600 € et 900 € par mois), voir totalement interdit. L’adulte handicapé est donc cantonné à l’AAH (allocation adulte handicapé), autour de 900 €. Cela crée donc une situation de grande précarité en plus de l’exclusion.

Pour une nouvelle politique d’aide aux personnes en situation de handicap
L’ensemble de ces paramètres contribuent à plonger les personnes autistes dans la plus grande des détresse, entre précarité et exclusion. Alors plus que jamais il est temps de nous lever et de lutter pour une meilleure compréhension du handicap et de la différence.
Aujourd’hui, nous avons la capacité de subvenir aux besoins financiers des structures de soins pour les personnes en situation de handicap, il suffit de réorienter les dépenses du CICE, du pacte de responsabilité et des autres cadeaux fiscaux faits aux entreprises du CAC 40, le prétexte de la crise ne doit pas venir empêcher l’État de faire son rôle. Par exemple, les 60 milliards d’euros de la fraude fiscale permettraient d’être à l’avant garde des techniques de soins aux personnes en situation de handicap.


CORRECTION:
mathys a écrit :Les troubles du spectre autistique (TSA) comprennent l’ensemble des troubles neurologiques à caractère autistique.
FAUX.
La science et la médecine international sont formelles, il n'y a absolument aucun lien entre le TSA et le syndrome d'Angelman; le syndrome de Rett; les troubles désintégratifs de l'enfance; la trisomie; la schyzoprhénie; le syndrome de l'X fragile; le retard mental; l'épilepsie; la synesthésie; la dyslexie; la psychopathie; le trouble d'anxiété; le syndrome de Gilles de la Tourette; le mutisme sélectif; l'automutilation; la maladie de Chrom; la maladie de Lyme; une psychoses enfantil; le trouble hyperactifs avec retard mental et stéréotypies; ou d'autres.
Pourquoi ?
La corrélation n'implique pas la causalité. On ne doit pas confondre la cause et l'effet. On ne peut pas amalgamer l'autisme à d'autres conditions, à des éventuelles affections associées ou des comorbidités handicapantes.
C'est pourquoi au sein du diagnostic du trouble du spectre de l'autisme, avec un diagnostic différentiel, les caractéristiques individuelles sont noté grâce à l'emploi de spécifications (avec ou sans déficit intellectuel associé; avec ou sans altération du langage associé; associé à une pathologie médicale ou génétique connue ou à un facteur environnemental; associé à un autre trouble développemental, mental ou comportemental, etc). Ces spécifications offrent au clinicien la possibilité d'individualiser le diagnostic et d'enrichir la description clinique des personnes neurodivergente. Par exemple, de nombreuses personnes qui avaient antérieurement un diagnostic du trouble d'Asperger auraient maintenant un diagnostic de trouble du spectre de l'autisme sans altération du langage ni déficit intellectuel.
Conclusion :
Le trouble du spectre de l'autisme (TSA) ne comprend pas l’ensemble des troubles neurologiques à caractère "pseudo"-autistique véhiculé par la stigmatisation et la pathologisation, depuis plus d'un siècle.
La Silicon Valley c'est construite sur la neurodiversité, rien que ça ! Comment peut-on encore prétendre que l'autisme à un lien avec une quelconque "déficience mentale" ou des "maladies" ?
Malheureusement, encore aujourd'hui, l'autisme est polloué par Kanner, Bleuler et la psychanalyse (qui soutiennent la loi de Brandolini). Mais avec beaucoup de travail (les travaux de Lorna Wing, Hans Asperger, Julie Dachez, Steve Silberman et d'autres) nous espérons que la neurodiversité, ne sera plus injustement pathologisé à l'avenir.

mathys a écrit :L’autisme peut se définir sur trois critères principaux :
FAUX.
Depuis le 18 mai 2013, le trouble du spectre de l'autisme est caractérisé par des déficits persistants de la communication et des interactions sociales observés dans des contextes variés.
  • Le Déficits persistants de la communication et des interactions sociales observés dans des contextes variés.
    Spécifier la sévérité actuelle. Ceux-ci peuvent se manniferster soit au cours de la période actuelle, soit dans les antécédents.
    Exemples : Déficits de la réciprocité sociale ou émotionnelle. Deficits des comportements de communication non verbaux. Deficits du développement, du maintien et de la compréhension des relations.
  • Caractère restreint et répétitif des comportements, des intérêts ou des activités, comme en témoignent au moins deux des élements suivants.
    Spécifier la sévérité actuelle. Ceux-ci peuvent se manniferster soit au cours de la période actuelle, soit dans les antécédents.
    Les exemples sont illustratifs et non exhaustif.
    Exemples : Caractère stéréotypé ou répétitif des mouvements; intolérance au changement; Intérêts anormaux soit dans leur intensité, soit dans leur but; hyper ou hypocréativité aux stimulations sensorielles.

mathys a écrit :Une partie des TSA sont associées à un retard mental et quasiment tous les cas sont sujets à des angoisses.
FAUX.
Une minuscule partie du TSA est associées à un retard mental.
Et malheureusement, la recherche médicale subis un énormissime biais de sélections en pathologisant l'autisme, incitant ceux qui "vont bien" à ne pas se montrer.

mathys a écrit :En moyenne, trois autistes asperger sur quatre sont des garçons.
VRAI MAIS !
Même si la science s'améliore, le diagnostic du trouble du spectre de l'autisme est très fortement biaisé depuis plus d'un siècles.
Et la médecine reconnait que dans les échantillons cliniques, les filles ont plus fréquemment un déficit intellectuel associé, ce qui suggère que les filles sans déficit intellectuel ou sans retard de langage pourraient être sous-diagnostiquées, possiblement en raison d'une présentation clinique atténuée des difficultés sociales et de communication.

mathys a écrit :Les conditions de vie des personnes autistes
VRAI MAIS !
L'autisme n'est pas un handicape !
Arrêtons d'amalgamer des comorbidité handicapante à un trait autistique.
Arrêtons d'amalgamer la stigmatisation, l'effet pygmalion négatif, l'exclusion et l'intolérance de l'environnement à un handicape biologique ou psychologique autistique. Ce n'est qu'une condition neurodévelopemental parmis tant d'autres.
Oui, c'est vraie la France à 40 ans de retard (à cause de la psychanalyse), maltraitant la majorité des familles neurodivergente en faisant des placement abusive, en excluant les enfants de la société, ou en leur faisant suivre les méthodes catastrophiques psychanalytiques, en culpabilisant les parents.
Oui, il faut ABSOLUMENT aider les neurotypique et les neurodivergent (et les autres animaux) dans le besoin.
Mais ce n'est pas des généralités biaisé, des amalgames, et la stigmatisation qui arrangeront la situation.

La france est sacrément en retard dans la gestion de l'autisme nécessitant un soutien important (et très important).
Mais laissons en paix les autres. Arrêtons les généralités abusives.

mathys a écrit :Alors plus que jamais il est temps de nous lever et de lutter pour une meilleure compréhensiondu handicap et de la différence.
OUI !!!
Malgré des informations dépassées et une légère stigmatisation, je constate une très bonne motivation et de très bonnes intentions.
Je me battrais à vos côtés pour mieux faire reconnaître notre différence ! Et continuer d'aider ceux dans le besoin quel qu'ils soient.

Il est évident que si l'autisme était mieux compris, les aides serait plus pertinente.
Il est évident que si le lobbying psychanalytique n'avait plus d'influence, des centaines de milliers de familles neurodivergente n'en souffrirait plus.
Il est évident que si la population était moins replis de connard, l'autisme serait moins exclus de la société.
Ce n'est évidement pas un problème d'argent, mais un problème de "perception/compréhension" des neurotypiques.
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