Fatigue quasi permanente

Espace dédié à la dépression et aux pensées suicidaires chez l'autiste.

Fatigue quasi permanente

Message par Storm » Lun Sep 15, 2014 6:24

Bonjour ici ,

Est ce qu'il vous arrive que pendant une certaine période plus ou moins longue que vous soyez tellement déprimé à tel point que vous en arrivez à passer une très grosse partie de la journée au lit sans avoir la motivation de vous lever une seule fois ?

Moi c'est souvent le WE que ça arrive , je peux parfois ne pas bouger de mon lit de 2/3h du mat jusqu’à 17/18h du soir voire + surtout si il y a personne avec qui passer du temps comme dans mon cas ou je vis dans une solitude profonde mis à part mes quelques amis/amies virtuels qui me tiennent compagnie.

Le + pénible c'est le temps que je met pour fermer l'oeil parce que mon cerveau est trop actif genre je pense à 36000 choses en même temps et met du temps à basculer en mode OFF , et contrairement au réveil j'ai la tête complètement vide de pensées avec cette envie de rester + longtemps au lit genre 5 minutes de + puis 10 , 20 , 1h et etc... Et si je me force à me lever eh ben bonjour l'humeur et j'ai mon cerveau qui met du temps à se mettre en mode ON.

Voilà ! Et vous ?
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Re: Fatigue quasi permanente

Message par calande » Mar Sep 16, 2014 13:03

Si, si, je te "rassure", c'est comme ça en tout cas aussi pour moi. J'ai passé le w-e au lit sans rien faire. Même quand j'ai soif ou envie d'aller aux toilettes, je reste le plus longtemps possible au lit car pas un gramme d'énergie pour me lever. Aujourd'hui ça va un peu mieux, mais je sais que ça va pas durer car si j'ai récupéré un peu d'énergie, je la perds en vitesse. J'ai aussi la tête qui bouillonne.
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Re: Fatigue quasi permanente

Message par Storm » Mer Sep 17, 2014 3:49

calande a écrit :Si, si, je te "rassure", c'est comme ça en tout cas aussi pour moi. J'ai passé le w-e au lit sans rien faire. Même quand j'ai soif ou envie d'aller aux toilettes, je reste le plus longtemps possible au lit car pas un gramme d'énergie pour me lever. Aujourd'hui ça va un peu mieux, mais je sais que ça va pas durer car si j'ai récupéré un peu d'énergie, je la perds en vitesse. J'ai aussi la tête qui bouillonne.

Je suis pas seul alors ! Bienvenue au club !!! ^^

Et là cette nuit impossible de fermer l’œil à cause d'un truc qui me tracasse en plus de ma montagne de soucis présente ! Je sens que le réveil va être dur et que je vais être cloué au lit jusque midi/13h ...
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Re: Fatigue quasi permanente

Message par realTMX » Jeu Sep 18, 2014 18:47

Salut Storm,

je connais ce genre de fatigue. L'insomnie est un gros problème pour moi.

Essayes la médiation et la relaxation avant d'aller te coucher. Ça peut être efficace. :)
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Re: Fatigue quasi permanente

Message par thevenet-jean » Ven Sep 19, 2014 16:19

Cela peut disparaître en pratiquant de l'endurance à une dose précise que j'estime à augmenter le métabolisme moyen sur 24h de 50 à 100 pour cent.
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Re: Fatigue quasi permanente

Message par calande » Ven Sep 19, 2014 19:41

Oui, si tu es pas trop fatigué, et que tu fais une session de sport en salle de sport (ex. cardio, muscu), ça va te redonner un peu d'énergie pour le reste de la journée, mais il ne faut pas que tu sois trop fatigué avant, hydrate-toi bien, et mange bien, repose-toi bien.

(Pour moi, la méditation n'a pas eu d'effet bénéfique apparent.)
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Re: Fatigue quasi permanente

Message par realTMX » Mar Sep 23, 2014 14:40

Le sport est un bon moyen de retrouver le moral et le sommeil. Par contre, ne pas le pratiquer en fin d'après-midi ou en soirée car celui-ci élève la température du corps alors que l'objectif est de baisser la température pour favoriser le sommeil.

La relaxation est un bon moyen de se ressourcer en se concentrant sur sa respiration. C'est un bon préparatif pour le sommeil. A côté, tu peux aussi prendre un complément alimentaire à base de Mélatonine. Ça ne marche pas trop mal pour moi.
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Re: Fatigue quasi permanente

Message par thevenet-jean » Mar Sep 23, 2014 18:03

pour l'activité physique il semble y avoir des horaires bénéfiques: il faut que ce soit plutôt le matin qu'il faut se mettre en route, après 11h l'énergie baisse pour démarrer: ça se passe moins tout seul, et ça revient plutôt vers 15 h
Je pense que ces préférences horaires relèvent des biorythmes et il est extrêmement important pour moi d'être en phase avec l'heure solaire.
En fait la gestion de la fatigue et de l'énergie se passe bien si on suit ses rythmes à trouver en respectant les symétries temporelles de la journée par rapport à midi. Par contre, ça fonctionne bien à la Réunion, mais pas en métropole même en corrigeant les pendules la société entraîne vers un décalage: le climat n'a pas la régularité qui le permet et les horaires sont trop décalés: j'ai pu m'adapter seulement quand les jours raccourcissaient (ça devient vivable en fin août, à condition de vivre isolé et de décaler les repas principaux)
il est très important pour moi de réserver des moment de purs ressenti: de la marche ou du vélo en étant vigilant à mes sensations physiques.. c'est cela le vrai repos... quand je marche, fais du vélo ou nage, ou dors la nuit
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Re: Fatigue quasi permanente

Message par Eugenia » Ven Oct 24, 2014 19:27

Je me sens continuellement fatiguée. Pourtant, je n'ai pas envie de mourir. Il m'arrive d'y penser, mais ces idées sortent rapidement de ma tête. Par contre, la fatigue demeure. Dans mon corps, mais pas trop dans ma tête puisque j'ai des projets, des idées. Je prends des vitamines, tout un cocktail, mais rien n'y fait. Et je pleure tous les jours, parfois sans raison.
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Re: Fatigue quasi permanente

Message par realTMX » Dim Oct 26, 2014 10:57

Salut Eugenia,

As-tu un bon sommeil ?
T'endors-tu facilement ?

Parce que si c'est le cas, alors, peut-être fais-tu des apnées du sommeil qui peuvent entraver la bonne marche du sommeil paradoxal. Du coup, le jour, tu as des coups de barre. Comme, en plus, tu es Aspie, la fatigue psychique s'ajoute au reste et le sommeil ne recharge que très difficilement cette fatigue la.

Si tu le peux, fais un peu d'exercice physique en matinée au début d'après-midi pour avoir de la fatigue physique. Même si tu es fatiguée, il faut te forcer. Tu dormiras mieux après et reprendra de l'énergie pour le lendemain.
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Re: Fatigue quasi permanente

Message par thevenet-jean » Dim Oct 26, 2014 14:36

quand je fais l'expérience d'une étreinte très forte (avec parfois les vertèbres qui en craquent), je me sens ensuite plus calme, mais avec du sommeil, et ensuite j'ai plus la forme.
C'est encore plus spectaculaire quand j'ai été fatigué nerveusement.
J'insiste sur le fait que l'étreinte doit être très forte avec un portage (soulevé de sorte que les jambes puissent pendre et serré très fort par quelqu'un qui a assez de force pour le faire: possible uniquement pour des gens qui pèse 20 à 30% de plus de poids que moi et qui sont athlétiques).
La condition essentielle est de se sentir "tout petit" tenu par un grand.

Le problème qui se pose chez moi c'est que j'ai très besoin de cela et que le faire un peu, est toujours mieux que rien mais me fait ressentir à quel point j'ai besoin de plus, et je connait alors une grande frustration de ne pas le faire aussi souvent que j'en ai envie (c'est à dire plusieurs fois par jour).

Quand j'avais fais les premières fois cette expérience, alors que je tenais un protocole sportif rigoureux, j'avais obtenu, carrément, 11% de puissance en endurance en plus: gagnée surtout par le fait d'une meilleurs aisance à coordonner mes mouvement je dirais avec du recul, moins de symptômes de dyspraxie, pour la même charge cardiovasculaire, ce qui se traduisait sur le terrain par une vitesse de 1.5 km/h de plus en skiff (13.5 au lieu de 12 à un endroit où il y avait pas mal de remous) et une vitesse en vélo sur le plat de 42km sur plus de 10km.. au lieu de 39; en raison de l'aisance nouvelle à accomplir des mouvements coordonnées dans TOUT le corps.

Cela m'avait permis aussi, de faire second dans un championnat de France de barque (en 2010) sans préparation, sans entrainement, sans même avoir reconnu le parcours, carrément "en touriste" inscrits au dernier moment, 3 jours avant.

Renseignement pris cette pratique peu connue est utilisée toutefois dans le seul but d'augmenter la coordination dans certains sports (l'équipe de rugby du brésil le pratiquait).
Pour moi cela est miraculeux, mais c'est rare que je rencontre une personne bien costaud qui de plus accepte de me donner "ce soin", mais cela arrive quelque fois pour que je renouvèle l'expérience de me sentir mieux durant quelques heures (entre 3 et 5 heure durant après).

j'en ai beaucoup parlé, je pense que beaucoup en ont besoin, mais aussi beaucoup de gens s'interdisent de telles expérience tout simplement par peur du contact physique et peur de son ambigüité "sexuelle" qui prend racine au besoin de sensualité de la naissance.. c'est cela qui est le plus CON (CON, car tout cela finalement se rapporte finalement aux désirs et besoins liés au sexe de la femme qui a été le lieu qu'on a traversé pour venir au monde: se sentir enveloppé, porté et étreint fortement, dans le ressenti corporel c'est une naissance avec le flux d'ocytocine qui sans doute vient avec).
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Re: Fatigue quasi permanente

Message par Eugenia » Dim Oct 26, 2014 20:04

realTMX a écrit : As-tu un bon sommeil ? T'endors-tu facilement ?

Parce que si c'est le cas, alors, peut-être fais-tu des apnées du sommeil qui peuvent entraver la bonne marche du sommeil paradoxal. Du coup, le jour, tu as des coups de barre. Comme, en plus, tu es Aspie, la fatigue psychique s'ajoute au reste et le sommeil ne recharge que très difficilement cette fatigue la.

Si tu le peux, fais un peu d'exercice physique en matinée au début d'après-midi pour avoir de la fatigue physique. Même si tu es fatiguée, il faut te forcer. Tu dormiras mieux après et reprendra de l'énergie pour le lendemain.

J'ai beaucoup de mal à m'endormir, malgré la fatigue, et peu importe à quelle heure je vais au lit. Je ne me réveille pas pendant la nuit, et j'ai beaucoup de mal à me lever le matin. Il m'arrive de rester au lit jusqu'à midi.
Merci pour ton aide. J'aimerais bien faire de l'exercice, c'est bon pour la santé, mais c'est difficile quand on n'a pas d'énergie. Je vais essayer.
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Re: Fatigue quasi permanente

Message par thevenet-jean » Lun Oct 27, 2014 6:23

ce manque d'énergie est dans mon apprentissage de la vie, fondamentalement, un manque d'INITIALISATION.

Je parle en connaissance de cause.

Le manque d'initialisation se caractérise par le fait de sentir une fatigue immense pour formater (organiser et hiérarchiser) tout acte, tout changement.. faire trainer avant le départ, pas partir.. rater.
Il est dit que c'est le contact avec le père qui sépare de la mère mais qui accueille dans son amour et son partage pour rendre fort, qui permet d'acquérir l'aptitude à l'initialisation. Le père rend effectif le rite initiatique de passage d'un état de vie à un autre et cela donne l'aptitude à commencer et finir des actions et à faire naitre ce qu'on fait.. et aussi à naître SOI en pouvant se détacher d'un état pour devenir autre.

Organiser un acte demande en effet un changement et un abandon, abandonner un état d'être (quel qu'il soit) pour entrer dans un autre état est une naissance pour entrer dans l'action... il faut abandonner l'état précédent (c'est pourquoi le manque d'initialisation peut freiner l'arrêt d'une action jamais terminée, jamais aboutie).

Le manque d'attachement du au manque de sensualité en début de vie entraine une plus grande résistance au changement, car faute d'avoir été attaché corporellement, en fusion dans le contact, preuve concrête D'EXISTER pour l'autre qui fait exister, faute d'avoir vécu cette sensualité (besoin d'étreinte), on se sent inexistant, nul, personne, indésirable: en ABANDON, et pour ne pas sentir cet abandon au plus profond, alors on s'attache à tout pour compenser cette expérience en attente qui est celle là même qui est fuite par peur de dépendance (besoin trop immense et aussi cette peur là: si le besoin est avoué toute la vie construite pour le fuir doit être changée).
Le manque devient tristesse corporelle, révolte et colère en SOI, et l'attachement se tourne vers sa souffrance revenue partie de soi laquelle est toujours projeté dans ceux qu'on aime. Une solution pratique (la névrose) est tout simplement de ne plus aimer en installant des défenses, cela devient partie de la vie. La partie de soi qui était l'autre "pareil à soi" pour se construire n'étant pas là, elle est recherchée dans le SOI accessible, c'est à dire sa souffrance (c'est la perversion de l'être, et en cas de relation on reporte sa souffrance sur l'autre avant de le rejeter ou l'abandonner, perversion sado masochiste)

Cet abandon de commencement d'acte se heurte à la détresse fondamentale d'abandon qu'on a accumulé, intériorisé, et incarné dans son schéma corporelle et donc neuronal.
C'est un état de non-naissance car une naissance c'est quitter un état pour accéder à un nouvel état.

Cela semble se réparer en faisant des expériences corporelles de naissance: c'est à dire de séparation puis d'accueil par une personne paternelle, forte, rassurante protectrice et toute en muscle, masculine mais qui accepte le contact charnel: cela est valable pour les hommes et femmes à en croire les cas similaires à ce que j'ai vécu. Pour les hommes, on parle d'hystérie masculine, rare, et confondue avec l'homosexualité, pour les femmes d'hystérie tout court.. qui revient à entretenir avec son mec une relation en attirance repoussement: ambiguité entre partenaire sexuel incestueux et père, vécu au contact charnel et donc soit peur du sexe, soit peur de la tendresse.

Pour la séparation de l'état d'avant, cela peut consister en une pratique de laisser tomber toutes les addictions du moment: penser, s'activer, changer de lieu.. et pour l’accueil, justement, aller se fondre dans les bras d'une personne masculine après l'expérience de séparation et lâcher des pleurs de soulagement comme si c'était le père protecteur: c'est véritablement une réparation de l'incarnation de l'abandon et cela ma aidé à commencer et finir des actions et a annulé en grande partie ma fatigue qui n'était autre en fait qu'une immense colère tristesse de ne pas avoir été accepté (moi, mon corps) par ceux qui m'ont fait exister (rejet du contact physique en début de vie).

Voyez si il n'y a pas un peu de cela chez vous.
Comprenne qui pourra..
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