Auto mutilation

Espace dédié à la dépression et aux pensées suicidaires chez l'autiste.

Re: Auto mutilation

Message par poupie85 » Jeu Mars 07, 2013 14:50

lliw a écrit :.

Et le jour ou il va aller plus loin... (sait on jamais) tu vas aussi te dire que tu l'aime et que tu ne le quitteras pas?


.


Oui. Je sais que c'est déraisonné et difficilement compréhensible.
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Re: Auto mutilation

Message par lliw » Ven Mars 08, 2013 9:13

poupie85 a écrit :
lliw a écrit :.

Et le jour ou il va aller plus loin... (sait on jamais) tu vas aussi te dire que tu l'aime et que tu ne le quitteras pas?


.


Oui. Je sais que c'est déraisonné et difficilement compréhensible.


Apres je comprend ta position, quand tu aimes quelqu'un tu n'as surtout pas envie de le quitter mais dés qu'il y a un début de violence il faut instantanément réagir sinon la violence s'installe banalement et la ça devient dangereux, j'essaye simplement de te faire réagir, mais quand on vit une situation on a souvent pas le recul nécessaire pour pouvoir apprécié la situation correctement alors je te comprend
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Re: Auto mutilation

Message par Tii » Ven Mars 08, 2013 16:47

S'il devient violent, alors je pense que c'est à cause de tes réactions : la grossièreté est à éviter dans les situations sérieuses. Sauf qu'un autiste aura toujours du mal à discerner le sérieux du second degré. Perso, mon copain me balancerait le même genre de remarques quand je suis en crise que celles que tu dis parfois à dire-un-mot, je pourrais devenir violente.

La gifle, qu'est-ce qu'elle signifie au juste? C'est la manifestation je pense d'un profond mal-être, où ton conjoint ne doit pas se sentir respecté, compris, ou même aimé (déjà qu'il est dur d'exprimer correctement ses sentiments, il est aussi parfois dur de comprendre comment l'autre l'exprime > manque d'empathie, de théorie de l'esprit. Dès lors la réaction de dire un mot devient normale : il a l'impression que tu ne l'aimes plus, qu'il pourrait te perdre. Mais avouer ses fautes et surmonter sa culpabilité est dur. Même pour un NT. Exemple : il m'arrive souvent de bouder l'autre parce qu'il va mal, et donc je me remets en cause, je regarde toutes les erreurs que j'ai pu commettre, et donc je m'en veux, je perds confiance en moi, je me renferme, je deviens agressive envers le monde extérieur, et surtout... je me mutile. Ce n'est pas prendre un couteau et me taillader le bras avec. Non. C'est plutôt mental : je culpabilise tout le temps, j'écoute des musiques m'inspirant la révolte. Je cesse d'avoir faim et soif. Je somatise. Je m'enferme dans ma solitude. Je pleurs, je ne dors pas. Quand, en crise, j'extériorise, je pleure, je crie, je menace de risquer ma peau (comme par exemple aller sur le toit de la cuisine))

Le problème dans tout ça, c'est que malgré sa culpabilité, son refus de la frustration et tout, il va bien falloir le remettre en question lui aussi. Parce que dans un couple, bien des problèmes viennent des deux amoureux et non d'un seul seulement.

En tout cas vous vous aimez de façon réciproque. La seule chose à changer, ce sont les manières de s'exprimer. Le reste viendra tout seul. Ne vous quittez surtout pas, serrez vous les coudes, et, pour l'instant, en cas de crise nouvelle, ne le provoque pas, ne sois pas grossière. Souris lui juste et explique lui calmement le problème. Tu l'avais déjà dit toi-même auparavant : tu tires + de progrès des discussions que tu as avec lui que des crises. Tu l'as peut-être oublié?

Et pour le psychiatre, c'est sans doute une bonne idée. Sinon contente de te voir de retour et que tu recommences à te confier. Ça fait toujours du bien. Donc contente de ton retour, même si j'aurais préféré que tu sois de retour plutôt pour nous annoncer des progrès de sa part.
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Re: Auto mutilation

Message par poupie85 » Ven Mars 08, 2013 18:29

Lliw, merci de comprendre, c'est tout à fait ça.
Je viens ici me confier puisque je ne peux le faire nulle part ailleurs et avec personne d'autre, par discrétion.
C'est une grande source de réconfort, mais pour autant il y a des choses que je refuse d'entendre.
Les gendarmes, aux auditions, m'ont eux aussi tenu le discours de la raison ( une fois qu'ils avaient compris que ce n'était pas moi qui l'avait blessé... j'ai eu droit à des " mais pourquoi vous ne dites pas que c'est vous qui l'avez planté ? " " c'est lâche vous savez. Il ment pour vous protéger ? vous n'avez pas honte ? " etc.. - horrible -.
Après, ça a été l'attitude inverse : " vous êtes victime vous savez, il n'y a pas de petite violence, il recommencera vous en êtes bien consciente, et il y a votre bébé, vous y pensez ? " " il est suivi par un psy, ok. Mais il faudrait peut-être l'interner, non ? "
Bref.

Tii a écrit : Sinon contente de te voir de retour et que tu recommences à te confier. Ça fait toujours du bien. Donc contente de ton retour, même si j'aurais préféré que tu sois de retour plutôt pour nous annoncer des progrès de sa part.


Merci Tii :wink:
Ca me fait du bien à moi aussi de revenir vers vous. Moi aussi j'aurais aimé revenir avec de bonnes nouvelles, même s'il y en a ( sa fille a révélé en lui un papa exceptionnel ) mais ce problème de violence nous pourrit toujours la vie.
Tu as raison, c'est à moi à fermer ma grande g***.
Hier soir, ça a failli partir pour une broutille - pour te dire, je ne sais même plus de quoi il était question -. Habituellement, je me serais défendue, j'aurais argumenté ( parce que, réellement, il m'a blessé dans son propos avec ses discours assez pédants ) au lieu de ça, le sentant monter, j'ai stoppé net d'un " c'est bon, stop. J'ai tort, pas de souci. "
Du coup, il a bougonné pour la forme, mais un peu plus tard est revenu avec un " tu boudes ? " devant la TV.
Habituellement, j'aurais tiré la gueule, étant encore sur le coup des paroles d'avant. Et ça l'aurait fait repartir, jusqu'à ce que je craque, et que je réponde. Donc, j'ai fait la grosse hypocrite avec un " Meuh non ! " tout sourire, qui m'a arraché la gorge, mais bon, c'est passé. La tension est retombée.

Ca me demande vraiment, vraiment beaucoup de " m'écraser " comme ça. J'ai l'impression désagréable d'être piétinée, incomprise, seule en fait. Mais c'est ce qui donne les meilleurs résultats.
Tout ce que j'espère, c'est que je pourrais tenir longtemps ainsi, à aller contre ma nature.
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Re: Auto mutilation

Message par Tii » Ven Mars 08, 2013 19:20

Ben à vrai dire prendre des décisions est toujours difficile, à tel point que quand je pique un caprice. Quand on finit enfin par m'accorder l'objet de ma demande, je fais retour arrière.

Tu sais, on ne te demande pas de faire l'hypocrite ! Au contraire ^^ Faut que tu analyses son raisonnement pour retrouver la logique et ensuite induire tes arguments. Mais pas trop de débats quand même, tu te fatiguerais encore +. Personnellement, quand on me contredit là où j'ai tord, mieux vaut me laisser tranquille le temps de réfléchir et d'admettre ma faute.

Essaie de tirer les côtés positifs de ses arguments, et dis toi que dans le fond, c'est un homme amoureux, pour qui il est normal de désirer voir sa femme sourire, plutôt que de se sentir coupable de la faire souffrir d'une situation d'où il n'aurait même pas compris son erreur sans doute ! Enfin essaie de faire du sourire une habitude plutôt qu'une corvée, hein !

Et pour la petite, tu as déjà essayé de l'isoler pendant les crises de dire-un-mot ou est-ce qu'il le prendrait comme une fuite?
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