Le suicide neurotypique

Espace dédié à la dépression et aux pensées suicidaires chez l'autiste.

Message par Kardrem » Dim Oct 07, 2012 13:09

Par contre, il est fréquent que les neurotypiques réussissent un suicide par erreur.


Hahahahaha (je m'y attendais pas XD)
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Message par Kardrem » Dim Oct 07, 2012 16:59

Par exemple moi je suis complètement nihiliste convaincu : le monde n'a pas de sens, la vie est absurde. Pourtant j'ai pas envie de me suicider, tant que j'y prends plaisir et que je fais des choses qui stimulent les hormones de la récompense dans mon cerveau, ça va très bien. Et le sens de la vie je m'en tamponne.


Je suis bien d'accord. Peut-être que le plus délicat après, c'est de trouver quoi faire de ses 10 doigts.
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Message par profil supprimé » Lun Oct 08, 2012 9:51

un autiste ferait t'il cela?


J'ai déjà réfléchi à l'idée du suicide. Mais je n'ai jamais trouvé de raisons (pour moi-même) de passer à l'acte.

J’ai le même point de vue que la pensée "nihiliste", d’ailleurs je ne comprends pas qu’on puisse voir autre chose que notre insignifiance. Malgré tout, si une potion d’immortalité existait, j’en boirais volontiers. Non pas pour sortir de notre insignifiance, mais pour avoir le temps d’explorer l’univers.
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Message par rouge » Dim Oct 21, 2012 15:04

n0x a écrit :
sternburg a écrit :tu penses donc que le diagnostic d asperger protege contre le suicide?

Pas du tout. Je pense qu'un autiste qui a accès à une structure sociale qui permet le diagnotic ou une personne qui est mentalement inclinée à faire un diagnostic de son plein gré est moins susceptible de se suicider. En effet, je pense que le suicide autistique correspond à une forme de désinstallation après un refus total de participation. Un autiste qui se fait diagnostiquer n'est clairement pas dans cette tendance. Je ne suis pas un spécialiste du sujet, just curious.


Je ne suis pas certaine d'avoir tout bien compris tes propos et les précédents. En ce qui me concerne, depuis le plus lointain de mes souvenirs d'enfance je déteste "vivre" et toutes les obligations que j'ai dû subir (aller à l'école, à la garderie, aller au restaurant, dans les fêtes de familles...). Il est très clair pour moi que le monde des autres ne me convient pas et m'est nocif, mais je me suis forcée pendant des années pour "être sociale". Dans le plus profond de moi je me suis toujours sentie "triste" et dépassée. Les choses vont trop vite, les gens parlent trop vite, veulent des réponses trop vite, tout bouge trop et fait trop de bruit. Je passe ma vie à essayer de contrôler mes frustrations et mes colères, il n'y a rien de drôle la dedans et j'ai toujours le sentiment d'être incomprise viscéralement. Je cherche encore quel est l'intérêt de vivre. Les gens normaux me disent qu'ils profitent de la vie à cause de tous ses plaisirs (manger, aimer, pleurer, la musique) mais quand tout cela est source de problèmes et de complications, ou est l'intérêt de vivre, dans mes collections et mes passions? peut être. Cela fait des années, des années que je suiciderais mon cerveau, mais j'attends. AUjourd'hui, j'ai l'intime conviction que je suis SA, mais contrairement à ta "théorie", à date cela ne m'aide pas, car je prends davantage conscience de mes "défauts", de ma lenteur, de ma difficulté à comprendre le langage, les visages, les émotions...et puis toutes ces années ou j'ai joué un "rôle social" pour avoir l'air comme les autres, de mon âge...SI j'avais un diagnostique officiel (c'est en cours, mais long), j'apporterais le document à ma mère pour qu'elle sache tous les efforts que j'ai fait pour répondre à une infime partie de ses attentes, je veux lui clouer le bec et qu'elle arrête de nier et de rejeter mon comportement sur mon côté "artiste". DAns ce sens, je pense que je pourrais passer à la phase "acceptation" du SA et apprendre à apprécier les aspects positifs. Pour l'instant, je ne me pardonne pas du tout toutes les erreurs de parcours que j'ai faites, le temps perdu et maintes autres choses qui se seraient passées autrement si j'avais été diagnostiquée et aidée. Oui, le suicide c'est carrément un refus de "participer", c'est à cela que je pense que j'ai envie de lâcher. QUand j'étais enfant, je voulais être un ermite vivant dans une grotte dans une montagne ou personne ne peut aller. Je pense que cela en dit long sur ce que je ressentais il y a 30 ans.
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Message par marjolaine » Dim Oct 28, 2012 0:51

j'y pense souvent. Mais je ne suis passée jamais à l'acte car :

- je veux que ça soit sans douleur aucune,
- sans que mon compagnon puisse me sauver
- efficace une bonne fois pour toute.
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Re: Le suicide neurotypique

Message par eromawyn » Jeu Avr 04, 2013 21:44

sternburg a écrit :The paper describes the suicidal ideation and behavior in a series of 26 adult psychiatric patients affected by Autism Spectrum Disorders (ASDs), the clinical features and the psychiatric comorbidity of patients presenting suicidal behavior, and the history of suicide or suicide attempt in their relatives. Two (7,7%) patients committed suicide.


26 personnes seulement ? Ce n'est pas significatif et ne permet pas de dire que dans les cas de suicides SA il faut toujours une comorbidité psychotique.

J'avais lu que dans environ 10% des suicides réussis, il n'y a aucun antécédent psychiatrique ou neurologique. A part la neurotypicité peut-être :)
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