de quoi les SA souffrent ils?

Espace dédié à la dépression et aux pensées suicidaires chez l'autiste.

Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par CélineG » Ven Août 03, 2012 10:29

danielt a écrit :
sternburg a écrit :c'est quoi qui vous fait souffrir? de quoi vous vous plaignez? pourquoi vous voulez vous tuer? vous êtes pas malades, pourtant. vous pourriez être schizophrenes; eux ont de sérieuses raisons de se tuer, et de déprimer. vous . pff

On déprime à cause de l'hostilité des NTs envers nous.


Danielt je suis tout à fait d'accord avec toi d'ailleurs ce matin je suis hors de moi car ma grand-mère maternelle et ma soeur qui sont NT se sont amusées à ce moquer de moi au téléphone parce que hier ma grand-mère paternelle qui ne veut pas comprendre que j'ai le syndrome d'Asperger m'a grondée pendant une demi heure au téléphone. :oops:

Moi je ne trouve pas ça drôle qu'on se moque des gens en souffrance et elles m'ont mise très en colère donc oui ça arrive qu'étant donné que les gens ne nous comprennent pas qu'ils soient méchants avec nous et en se moquant de nous crée en nous de la colère.

Comment voulez-vous qu'on aime les gens qui nous font du mal?

Céline
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par Chimere » Ven Fév 15, 2013 13:24

Bonjour,

la liste est longue, je souffre de ne pas être acceptée telle que je suis, de devoir lutter pour que l'on accepte le fait que non, je ne peux pas regarder quelqu'un dans les yeux et que ça ne signifie pas que je suis "faux-cul" comme je l'ai souvent entendu dire ! ou "bizarre" dans ma façon de parler.

Je souffre de recevoir des réflexions car je ne m'habille pas de façon féminine ou "sexy", que je ne me maquille pas, que je reste tout le temps chez moi, que je suis incapable de m'"amuser" (disons plutôt de rire bêtement comme eux), que j'ai toujours la tête dans un livre ou que je passe trop de temps sur l'ordinateur.

Je souffre d'avoir été manipulée et victime de méchanceté par des gens à qui j'avais fait confiance et même défendus !
Je souffre parce que plus les années passent, plus il m'est impossible de supporter le contact et la communication orale.

Je souffre parce que j'angoisse toujours des erreurs, je passe ma vie à réparer les choses, à anticiper les événements et je n'ai jamais de repos.

Je souffre parce que je n'aime pas vivre où je vis et que je n'ai pas d'amis qui partagent mes passions, les deux que j'ai sont des NT et on n'a pas le même rythme ni les mêmes attentes.

Je souffre de me sentir facilement blessée, il suffit que quelqu'un me mette de côté pour que je prenne encore plus conscience de ne pas être acceptée...

Je vais m'arrêter là.
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par Kardrem » Ven Fév 15, 2013 13:35

c'est quoi qui vous fait souffrir?


D'avoir conscience que la vie telle que la conçoivent les autres est un non-sens, d'avoir conscience que beaucoup de situations peuvent être évitées en prenant le temps de réfléchir et en se posant les bonnes questions, d'avoir l'impression de ne pas être né à la bonne époque et d'être coincé ici à faire des choses inutiles alors qu'il y a des choses plus intéressantes à faire au delà de la stratosphère.
(en cours de diagnostic)
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par Manex » Ven Fév 15, 2013 14:01

sternburg a écrit :c'est quoi qui vous fait souffrir? de quoi vous vous plaignez? pourquoi vous voulez vous tuer? vous êtes pas malades, pourtant. vous pourriez être schizophrenes; eux ont de sérieuses raisons de se tuer, et de déprimer. vous . pff



Je te rassure, je souffre de rien, je suis bien dans ma peau, je fais pas de dépression.
Plus le temps passe mieux j'assume mon SA

Au contraire le SA à ses points forts aussi : on peu comprendre la langue de l'ordi sans mode d'emploi, on peur jouer aussi de la musique sans passer par des années d'apprentissage...
Il a aussi ses point faible, on na pas de notion sociale de groupe (ex : jouer au foot) on est sensible au bruit (à ma dernière visite médicale malgré mes 31 ans j'ai tout à 0db (même au delà de 16Khz)).

Faut prendre le SA comme des connexion de cerveau juste différentes.
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par Wise » Sam Fév 16, 2013 4:10

Bonjour,

La Souffrance ? dans une vie entière ? ...

:arrow: c'est peut être le domaine le plus vaste à étudier (concernant les humains).

à petite échelle ? dans l'environnement proche ? dans notre vie active ? dans notre cadre de vie ? dans notre pays ? dans le monde ?
les souffrances brèves ? à moyen terme ? à long terme ? qui s'étallent tout au long de la vie... ?
les récurentes, quasi-quotidiennes ? les ponctuelles, exceptionelles, "accidents de vie"... ?
psychiques / physiques ? les 2 en même temps... ?
celle qui ne nous concerne que nous, individuelle ? la souffrance empathique ? pour nos proches, pour le monde ? ...

je pense que pour les gens hypersensibles, elles sont plus intenses... et plus nombreuses...
les détails comptent.


en ce qui me concerne ?
qu'est ce qui me vient à l'esprit... là... ?
- la souffrance la plus forte que j'aie ressenti, a été quelque chose de traumatisant et provisoire (quelques années quand même),
elle s'est produite dans un etat de dépression extrême, et a concerné l'existence, le sens, la vie, l'univers... tergiversations, imagination, théories, peurs, angoisses, terreurs, cauchemars (...).
mais en fait, avec du recul, ces souffrances, (principalement psychiques mais aussi avec traduction physique, forte psychosommatisation), étaient dues justement à un etat dépressif particulièrement extrême (je n'aurais pas pu imaginer avant que ça aurait pu aller jusque là).
aujourdhui (actuellement je ne suis pas dépressif), elle m'apparait en fait comme une Conséquence, et non la Cause... originelle.
- maintenant... si je recherche plutot qu'est ce qui m'y a plongé, si je mets de côté toutes ces horreurs pessimistes cauchemardesques angoissantes... qui ont pu me passer par la tête lors de mes etats dépressifs... si je me concentre plutot sur la Cause originelle, alors, c'est pour moi l'évidence récurente...
je suis seul.
les gens autour n'y changent rien.
quand on est le seul à pouvoir se comprendre soi-même (et encore...), quand on est incompris de tous... quand on est coupé des autres... quand les gens autour ressentent la vie de façon radicalement différente de vous... quand le comportement des autres est la principale source de souffrance, alors que cela devrait être la principale source de réconfort sur terre.
peu importe la présence physique d'individus humains autour de nous... la vérité c'est qu'on est seul. on ne pourra jamais connecter nos cerveaux pour découvrir ce que ressent, ce que vit l'autre... on est bien seul chaqu'un dans sa boîte crânienne isolée des autres.
je suis né seul, j'ai vécu seul, j'ai failli mourrir seul... et tres probablement qu'effectivement je mourrais seul.

et alors ?
l'être humain est un être social.
au même titre que les singes et beaucoup d'espèces animales qui vivent en groupe...
l'exclusion, le rejet, l'absence des autres individus de son espèce provoque une souffrance.
on fonctionne comme ça, on doit (un minimum) rechercher la présence des autres... la vie nous pousse en ce sens, et ça me parrait parfaitement logique.
il y a peut être des gens qui peuvent totalement se passer d'une autre présence humaine pendant des décénies...
alors ceux là (si ils existent vraiment), sont différents de moi.

oui mais voila... je ne sais pas vous, mais moi je me sens vraiment totalement... autre...
quand je dis cela, ça peut parfois choquer certains ; mais je suis "incompatible" avec la plupart des humains. leur présence, leur attitude est le plus souvent une souffrance...
et dans le meilleur des cas l'ennui au milieu d'eux me fait retourner à ma souffrance par défaut : la solitude.
en fait, le mot "extraterrestre" me va plutot bien. dans le sens ou je n'ai vraiment pas l'impression d'apartenir à cette espèce.
j'ai rencontré beaucoup de "hqi" "hp" "zèbres"... et oui, à l'évidence cela va deja mieux, leur présence n'est pas aussi brutale et pénible qu'avec le reste de la population,
mais je me sens toujours seul... une version plus extrême en quelque sorte. encore un décallage. quel genre de décallage ? personalité ? ou autre chose... j'ai des différences avec la plupart d'entre eux qui nous rendent encore incompatibles.
quête du Graal... quête d'une vie entière (ou "plusieurs"...).
si je suis "Aspi", alors peut être... "Aspi" si ce terme convient (je reste prudent, à m'introduire parmis vous, je ne me considère pas encore comme tel même si j'en ai bien les 3/4 des symptomes...).

avoir des "proches" est une chose, mais qu'est ce qu'avoir des "proches" exactement ? est-t-on vraiment proches ? jusque à quel point...
on peut même vivre ensemble, en couple, sous le même toît, et être seul.
... je ne serais plus seul, le jour où une relation avec une autre personne se passera bien, avec un effet positif entre nous 2.
cela fait donc 27ans que je suis totalement seul (et ne voit pas de "sortie du tunnel"), je sais qu'il y a des cas bien pire (certains dirons que je suis encore jeune), oui, ici ce n'est pas ce qui manque effectivement...
quel désastre.

Le problème ? se trouver... se rencontrer... dans tout ça.
les structures de cette société ne nous correspondent pas.
qu'est ce qui est prévu pour la minorité que nous sommes ?
c'est comme pour les handicapés... il faut bien prévoir. des infrastructures différentes...
qu'est ce qui est prévu pour nous ?
est ce que notre minorité est reconnue ? est ce qu'on existe aux yeux du reste de la population ?

moi ma signature sur tous les forums, est : "un mec invisible".
je n'ai jamais (ou presque) eu la sensation d'exister.
puisse un jour, avant ma mort avoir enfin la sensation d'exister...
exister aux yeux des autres... me sentir vivant de façon positive.
chose si rare, pour les non-existants, les exclus, les non-considérés, les minorités négligeables... les invisibles.
c'est ça, pour moi le mot qui correspond le plus : les invisibles.

Nous existons, nous sommes un minuscule pourcentage de la population, mais nous sommes là. ce petit pourcentage de 65 millions de Français ça devrait faire assez... pour que dans ma région j'aie quelques amis.
mais alors... où se rencontrer ? comment se trouver ?
- un travail ? ... je n'en n'ai pas, je touche l'aah. et suis de loin incapable d'en avoir un. (ou alors totalement libéral, indépendant, intellectuel, et sans contraintes... je prends!). (quoi ? un loisir ?).
- pendant les études ? j'en ai fait... et l'ambiance n'était pas dutout aux rencontres... boulot boulot boulot (surmenage et pression pour tous, pas le temps de se faire des amis, ce n'est pas le but, on reste dans le rang).
- en boite ? comme font la plupart des djeuns ? insupportable ; trop bruyant, pas moyen de parler, stressant, oppressant, promiscuité, proximité, serrés comme des sardines, bousculades, verres renversés, le sol qui colle... je ne crois pas que ce soit un lieu où l'on croise souvent des aspies.
(...)
je pourrais allonger la liste, mais je pense que vous savez tout ça aussi...

... la bibliotheque :D lieu où l'on en trouve... oui...
et j'y ai passé du temps... tout seul.
je n'ai jamais osé déranger une fille, en train de lire.
l'aborder ???
dans une bibliotheque ?? lieu où on recherche le calme, et l'évasion dans l'intellectuel... lieu où on va pour lire.

aurais-je du ?
c'est la question qui me ronge...

déranger. moi ?
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par sebastien338 » Lun Mars 11, 2013 8:50

Bonjour,
A Wise et à tous. Je crois que Wise a trouvé le mot juste avec "invisible". C'est bien la caratèristique, la sensation de ne pas exister, d'évoluer au milieu d'une foule qui s'agite et fonctionne autrement... De n'intéresser personne, sauf de rares exceptions. En somme, de ne pas être capable d'établir le contct naturel instinctif des signes peu perceptibles de la gestuelle, que n'importe qui ou presque, prince ou misérable possède, par atavisme, chez les animaux comme chez les hommes.
D'être toujours seul, seul à lutter contre tous les désagréments de la vie...
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par Wise » Lun Mars 11, 2013 18:53

De manque d'amour
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par Rem82 » Lun Mars 11, 2013 19:21

Wise a écrit : De manque d'amour

T'as pas tort , moi aussi .... :roll:

Et je peux rajouter aussi : Manque d'incompréhension et de respect de ma différence de la part d'une bonne partie de mon entourage (Famille surtout !!!!! :evil: ) et de la part de beaucoup de neurotypiques qu'on connaît ou pas qu'on croise dans cette société , de manière réelle ou virtuelle !!!! :( :twisted:
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par sebastien338 » Lun Mars 11, 2013 19:53

Pour répondre au message de Wise : "de ne pas être aimé". Mais pour être aimé, il faut déjà avoir été perçu, exister, ne pas être qu'une silhouette génante, ce qui ne nous est pas permis... Je vais au-delà du pessimisme !
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par Anatheia » Ven Mars 29, 2013 11:55

Pourquoi tu tiens à comparer les deux ? La souffrance aspie et la souffrance schizo ?

Personnellement, et ça vaut pour tout le monde je pense, on s'en fout royalement si la souffrance des autres est supérieure à la nôtre. C'est comme dire « Pleure pas, y a pire que toi, les enfants en Afrique meurent de faim. »
OK, super, mais je m'en fous, moi. Seule ma souffrance m'intéresse.

Je suis d'accord que les schizophrènes souffrent plus, ils sont bien plus seuls, et dans la plupart des cas, ils sont rejetés par leur famille.

Quant aux souffrances Aspies, je ne peux pas te dire, j'ai les miennes, mais peut-être que je ne suis pas Aspie, je n'en sais rien.
Je souffre parce que j'ai besoin de médicaments pour faire les choses et que cela me fait sentir comme une grosse merde en permanence. Je souffre parce que j'aurais aimé faire beaucoup de choses dans ma vie mais que mon TDAH m'a empêché de continuer mes études, il m'est impossible de suivre des cours. Je me sens d'autant plus comme une merde. Je souffre parce que je dois prétendre en permanence d'être ce que je ne suis pas pour ne pas que mes parents me trouvent « bizarre ». Je souffre parce que je ne peux pas sortir de chez moi sans Valium, sinon je me sens attaquée par des sons, des odeurs, des regards, le soleil, les lumières dans les magasins, les gens qui me frôlent, les gens tout court. Je souffre parce que je ne sais pas si un jour je pourrai trouver un travail. Et puis y a la dépression, et la scarification et la mort, etc.

Et blablabla. Y a plein de trucs. Ce n'est rien de grave, au final, mais ce sont plein de petites choses qui à mon échelle sont handicapantes. Je passe mes journées enfermée, je fais mes courses sur internet et ne sors que si j'ai vraiment vraiment besoin. Je ne me sens pas vraiment seule, j'ai fait le choix de vivre à 500 km de mes parents et je n'ai pas d'amis mais cela ne me dérange pas. La seule chose qui me manque c'est de m'exprimer. Je devrais peut-être ouvrir un blog pour monologuer... Je ne vis pas, je survis. Je suis épuisée de me battre chaque jour contre moi-même pour tout. Je suis apeurée par tout.

Que je sois Asperger ou NT ou autre chose, ma vie n'est pas non plus un enfer. Je ne peux en aucun cas la comparer à celle d'une connaissance schizo (j'ai beaucoup de compassion pour lui). Ma vie est plus difficile que la normale, je dirais. Enfin, j'en sais rien, après tout, peut-être que la vie est aussi difficile pour tout le monde. Je m'en fous. Ça ne m'intéresse pas de comparer, je ne fais pas de concours. Je ne cherche pas à me plaindre, je ne suis pas ici pour ça.
Je suis venue sur le forum pour voir comment les gens vivaient ces différences et comment ils s'en sortaient.

Je ne suis pas l'Aspie surdouée avec un QI de la mort que tous les gens connaissent. Je ne vais pas vous sortir des grands mots et des analogies, je ne suis pas aussi intelligente. Je suis moyenne. Je ne prétendrai jamais d'être supérieur, d'être un surhomme comme certains aiment le dire. D'être une évolution de l'homme (si on finit tous aspies, le monde n'est pas dans la merde). Qu'on essaye déjà de faire quelque chose de notre vie avant de se prendre pour mieux que d'autres.

Je blablate et ça n'a aucun sens. Bref.
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par Anatheia » Ven Mars 29, 2013 12:18

Je suis sans doute pas aspie vu que vous semblez tous avoir un problème d'empathie.

J'avais un gros problème étant petite, je disais les choses sans détour, ça semblait vexer ou blesser les gens mais je ne comprenais pas pourquoi. Je ne comprenais pas les réactions. Je donnais des conseils aux profs pour qu'ils réussissent mieux leurs cours et tiennent bien leurs classes mais ils me viraient, pensais que je les insultais ou que j'étais insolente. Je me suis fait virer de plusieurs écoles.

Je ne comprenais pas.

Mais j'ai appris à comprendre. J'ai appris à me mettre à la place des gens et de vivre les choses comme ils le vivent. J'ai passé des années en mode observatrice et j'ai appris l'empathie. Ça s'apprend. Le seul problème, c'est que j'en ai maintenant trop. Je ressens énormément la souffrance des autres, je l'absorbe, et j'essaye en permanence de comprendre les gens. Ils sont tous intéressants. L'homme est intéressant. Quand je regarde un film et que le personnage principal souffre, je souffre. Quand il perd quelqu'un, qu'il est en deuil, je suis en deuil. Il m'est arrivé souvent de finir déprimer pendant des jours, de pleurer des heures sous la douche et de ne plus quitter mon lit parce que j'avais regardé ou lu quelque chose de triste.
Si je vois de la violence, je me sens tout de suite mal. Je me bouche les oreilles, ferme les yeux et me cache la tête entre les genoux.

J'ai fui la maison de mes parents parce que ma mère est dépressive et que je le devenais à mon tour. C'était un gros poids. Je n'en pouvais plus et si je restais une minute de plus, je finissais par me trancher les veines. J'avais l'impression de ressentir tout ce qu'elle ressentait. C'était horrible.
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par Anatheia » Ven Mars 29, 2013 13:42

Non, pas du tout. C'est d'ailleurs quelque chose que je ne comprends absolument pas (fierté, honneur).
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par Anatheia » Ven Mars 29, 2013 15:09

Ils se sont aggravés post-bac, donc vers 18 ans. J'ai voulu reprendre un BTS vers 20 ans, c'était tout bonnement impossible.
J'ai été sous Ritaline plusieurs années et ça m'aidait beaucoup. Rien que d'avoir suffisamment d'attention pour pouvoir faire mes repas, me lever, faire du ménage, etc. Tout le monde me prend pour une grosse feignasse sans motivation. Mais la motivation n'est pas la seule chose dont on a besoin. Sans concentration, comment faire le moindre petit truc à la con ?

Peut-être qu'ils ne se sont pas aggravés mais que je les ai plus ressentis. C'est possible. Puisque je suis partie de chez mes parents à 17 ans, c'est là que j'ai commencé mon indépendance, donc j'imagine que je le ressentais beaucoup plus au quotidien.

J'aimerais beaucoup reprendre la Ritaline, surtout que je compte retourner à l'école. Mais en France, c'est assez pénible, faut se taper 15 psychiatres pour en trouver un qui veuille t'en prescrire.
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par Storm » Jeu Déc 04, 2014 4:24

Bruit !!!!

99% de ma souffrance vient uniquement de là. :roll:
29 ans , Aspi.
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par realTMX » Jeu Déc 04, 2014 10:51

Le bruit est une grande souffrance pour moi aussi.

Mais c'est surtout l'incompréhension et l'isolement sociale qui me font le plus souffrir. Je ne manque pas d'amour parental mais pour le reste c'est bien différent.
L'anxiété chronique me paralyse aussi beaucoup. Je pourrais également évoquer l'insomnie mais elle est liée à l'angoisse et à la surchauffe neurale.
Parce que la différence doit être une force et non une peur
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Re: de quoi les SA souffrent ils?

Message par thevenet-jean » Jeu Déc 04, 2014 12:10

Bruit, contraintes vestimentaires.
pour les contraintes vestimentaire problème résolu (vivre en climat tropical)
Pour le bruit c'est un endroit calme, sauf les conséquences du tourisme de masse
Dernière édition par thevenet-jean le Jeu Déc 04, 2014 16:04, édité 1 fois.
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