Persécutions par les prédateurs et les pervers !

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Persécutions par les prédateurs et les pervers !

Message par Luc Renoux » Jeu Déc 29, 2005 19:11

Persécutions par les prédateurs et les pervers !

Si vous le voulez bien, je me propose d’animer un forum sur les persécutions physiques, psychologiques et sexuelles dont sont victimes les autistes et les aspergers, et de recueillir vos témoignages, vos commentaires et vos suggestions.

Du fait de leur particularité cognitive, les Ted ont des difficultés pour percevoir les intentions des autres à leur égard et pour développer des stratégies adéquates de prévention (esquives, alertes, alliances) quand ces intentions peuvent se révéler agressives, violentes et/ou perverses.

Ainsi, il serait fréquent que de nombreux aspies subissent des violences physiques, psychologiques ou sexuelles.

Dans une note de synthèse destinée aux enseignants de mon fils Vincent (SA 13 ans) et publiée partiellement sur AspergerAide et sur SATedI, j’évoquais la question des persécutions en général et scolaires en particulier. « …/ Durant l’adolescence, telle la proie attirant le prédateur, l’asperger se trouve fréquemment confronté aux persécutions des personnalités recherchant la jouissance par la violence, par la manipulation ou par l’oppression. La plupart des aspergers ne se complaisent pas dans cette relation bourreau / victime. Poussés à bout, ils sont capables de se révolter y compris violemment contre leurs oppresseurs. Ne sachant pas manipuler, ni dissimuler, ce sont alors bien souvent eux qui passent pour des agresseurs aux yeux des adultes présents. /…»

Veuillez trouver à la suite notre témoignage car bien que prévenus, nous nous retrouvons (Vincent – SA de 13 ans et demi ; Marguerite, sa mère et moi-même, Luc, le père) confrontés actuellement à une telle situation.

Vincent agressé, terrorisé et exclu.

Nous habitons Saint-Denis dans la banlieue nord de Paris.

Bien que répondant globalement aux caractéristiques du profil asperger et diagnostiqué comme tel depuis juin 2005, Vincent est un être spécifique, avec une personnalité, une histoire et des aspirations qui lui sont propres. C’est le dernier d’une fratrie de trois frères.

Dès la crèche, nous nous sommes aperçus que son développement se distinguait de celui suivi par ses deux frères aînés. Nous avons eu la chance durant la scolarité maternelle et primaire qu’il soit accueilli par des instituteurs et institutrices très impliqués. Mais il n’est jamais arrivé à s’intégrer harmonieusement dans une vie de groupe que ce soit en classe ou dans des activités sportives. L’entrée au collègue a failli être une véritable catastrophe.

En 6ème, il a été victime de plusieurs séries de persécutions sans que la communauté scolaire ne réagisse. D’un coté, il était le bouc émissaire d’un enfant de sa classe perturbé et agressif ; de l’autre coté, il était devenu le pushing ball attitré de quelques grands de 3ème qui souhaitaient « se détendre ».

Pour la 5ème, Vincent et nous avons fait le pari de rester dans l’enseignement public en changeant de collège.

L’année s’est passée sans incident grave. Suite au diagnostic et en prévision de l’entrée en 4ème, j’ai conçu la note de synthèse évoquée plus haut à destination des enseignants. Vincent ne voulant pas être stigmatisé, cette note n’a été remise qu’au professeur principal en laissant à ce dernier la faculté de statuer sur l’opportunité de la diffuser aux autres enseignants et à l’administration.

Vincent parle avec réticence de ses difficultés. A part de grandes tirades sécuritaires sur les punitions que la société devrait selon lui infliger aux voyous, il ne nous alerte jamais, et il refuse de répondre aux questions sur les éventuelles persécutions qu’il aurait à subir. Le collège ne nous signalant rien de particulier, nous, parents, en restons à être vigilants sans aller à le contraindre à nous raconter le quotidien de sa vie scolaire.

Le 28 novembre 2005, en rentrant le soir du travail, je trouve Vincent tournant en rond dans sa chambre et se mettant en colère quand je l’interroge sur comment il se sent. J’insiste et je l’oblige à me regarder, … pour m’apercevoir que son visage était tuméfié. Vincent finit par me raconter succinctement qu’il s’est battu dans la cour de récréation. Une heure plus tard, la principale du collège (directrice) me téléphone pour m’annoncer que dans l’après-midi, Vincent a été roué de coups par un groupe de huit collégiens de troisième. Elle me demande de passer la voir le lendemain matin.

Le lendemain, sa mère et moi rencontrons la principale. Les protagonistes sont identifiés et révèlent qu’ils ont procédé à une ratonnade. Un grand de troisième ayant eu des démêlées avec des quatrièmes, ils ont organisé une expédition punitive de cassage de g***** d’un quatrième au hasard, … et le hasard fut Vincent, alors qu’il n’était pour rien dans l’histoire. En fait, ils s’en sont pris à lui car il était isolé et qu’il avait été désigné comme une proie facile par un troisième qui avait pris l’habitude de l’agresser. Interrogé, ce troisième dira par la suite qu’il n’avait pas de grief particulier contre Vincent si ce n’est qu’il est « bizarre ». La principale nous assure vouloir marquer le coup en procédant à l’exclusion temporaire des agresseurs. Nous profitons de l’entretien pour aborder la question de l’autisme et lui remettre un exemplaire de la note de synthèse. Nous découvrons avec satisfaction que la principale est une militante de la pédagogie active, sensibilisée sur l’autisme et membre des CEMEA – Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active -.

Les choses en restent là, jusqu’à un nouvel appel de la principale dix jours plus tard, le vendredi 9 décembre, nous informant que Vincent a laissé tomber un couteau de sa poche lors de la classe de français, et nous demandant de passer la voir le mardi soir suivant. Nous discutons avec Vincent pour essayer de lui faire comprendre qu’il est inadmissible de se promener avec un couteau au risque d’être tenter de l’utiliser et de commettre l’irréparable. Vincent entre en colère, nous accusant de prendre le parti des voyous avec nos idées « droits-de-l’hommistes » et de le laisser à leur merci. Nous comprenons que Vincent est terrorisé !

Le lundi suivant (le 12 décembre), veille de l’entretien prévu avec la principale, je reçois dans l’après-midi un appel du commissariat de police de Saint-Denis m’avisant que mon fils suite à une agression dans la rue est venu porter plainte et se trouve dans leurs locaux. J’en avise sa mère et nous nous retrouvons ¾ d’heure plus tard au commissariat. Vincent est amoché et choqué. Il nous explique que trois voyous, dont deux anciens élèves du collège, l’ont suivi à la sortie du collège, l’ont jeté à terre et l’ont roué de coups de pieds et de coups de poings. Il connaît le prénom d’un de ces agresseurs et le situe comme un ami de son tourmenteur principal qui vient d’être exclu du collège. Nous le réconfortons et le félicitons pour être venu de lui-même au commissariat. Nous déposons plainte devant un officier de police judiciaire qui nous remet un bon de réquisition médico-judiciaire pour expertise.

Le lendemain matin (le mardi 13 décembre), je me rends avec Vincent chez le médecin expert pour établir le certificat médical. L’après midi, nous nous retrouvons tous les trois (Vincent et les deux parents) dans le bureau de la principale à propos de l’affaire du couteau. Elle nous informe qu’elle est tenu de signaler Vincent auprès du juge pour enfant et de prononcer immédiatement à une exclusion de trois jours jusqu’au début des vacances de Noël. Nous ne contestons pas le bien fondé de la sanction (dans le climat de violence actuelle dans nos banlieues, il est hors de question de tolérer le port d’armes au collège). Nous l’avisons de l’agression que vient de subir Vincent, lui donnons le signalement des agresseurs et lui demandons de bien vouloir procéder à leur identification et de transmettre leurs identités au commissariat pour alimenter le dossier de plainte que nous avons déposé.

Le surlendemain (jeudi 15 décembre), la principale nous re contacte pour nous convoquer à un entretien le samedi matin. Entre temps, nous avions contacté la direction du collège privé local. Nous sommes reçu le jeudi soir par le directeur du collège privé qui, bien que compatissant sur la situation, nous laisse peu d’illusions sur les possibilités d’admettre Vincent, les classes étant surchargées.

Le samedi 17 décembre, la principale nous reçoit sans Vincent. Des enseignants l’ont informé que, l’année dernière, Vincent avait été trouvé porteur d’un porte clef canif et qu’en conséquence, elle ne pouvait pas réintégrer Vincent sans qu’un dispositif ad hoc ne soit aménagé garantissant qu’aucun incident ou drame ne puisse survenir. Pour cela, elle a contacté l’inspectrice de circonscription académique en charge des enfants handicapés. Elle a demandé l’intervention d’une assistante de vie scolaire – A.V.S. - pour tenir compagnie à Vincent au Centre de Documentation et d’Information durant les inter-cours. Par ailleurs, elle prolonge l’exclusion d’une semaine à titre conservatoire, le temps de pouvoir réunir l’équipe pédagogique et le médecin scolaire à la rentrée, début janvier. Elle nous confirme avoir identifié les agresseurs de Vincent et faire le nécessaire pour transmettre leur identité au commissariat. Elle nous informe aussi, qu’après interrogation des témoins de l’agression, d’élèves et du tourmenteur principal, elle a la certitude que les faits n’ont pas de liens avec le premier cassage de g*****, et que Vincent aurait déjà eu maille à partir avec le trio de voyous en question. Vincent nous le confirmera par la suite et nous avouera qu’il est fréquemment victime de comportements vexatoires et d’harcèlements plus ou moins agressifs.
(Que c’est difficile de veiller sur quelqu’un qui ne nous alerte pas ! Aspies, faîtes confiance aux gens qui vous aiment. Parlez-nous !)

Devant la principale, nous acceptons le dispositif proposé, mais nous prenons entre nous et en accord avec Vincent la décision de rechercher en urgence un établissement privé fusse hors contrat. (Pour nos lecteurs belges et québécois, et autres amis non français -: En France existent deux types d’établissements d’enseignement privé : les établissements ayant passé contrat avec l’état, tenus de se conformer à des normes pédagogiques en échange d’une prise en charge totale ou partielle des frais de scolarité par la puissance publique ; et les établissements hors contrat, dont les résultats scolaires ne sont pas reconnus [hors examens nationaux type brevet des collèges et Baccalauréat] et où les frais de scolarité sont entièrement à charge des parents).

Durant les vacances de Noël, nous avons entrepris de faire le tour des établissements privés accessibles à moins d’une heure de transport de notre domicile. Pour le moment, nous en avons vu deux sur Paris (Claude Bernard et Lafayette), qui acceptent Vincent, mais nous sommes que moyennement emballés. Nous comptons prendre rendez vous dès que possible avec le cours Hattemer à Paris XVIIème .

Je vous tiendrais informé de la suite.

Aspiement votre.

Luc

Saint-Denis, le 29 décembre 2005
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Message par tacrepe » Ven Déc 30, 2005 11:59

moi aussi je doit faire face a des remarque ou des insultes de mes "camarades parfois sela va plus loin mais se n'ai jamais allé au point de vincent moi aussi j'ai du mal a parler de moi je revien vite au "je sait pas quand une question me parait tros présise ou me contrarie meme si je suis capable aujourd'hui de dire k'il y a un problème

je suis suvie par une sophrologue j'ai découvert certaines choses comme par exemple que dans chaque sène de la vie on est soit boureau soit vistime soit sauveur et bien j'ai remarqué que a l'école ou dans un lieu ou il y a du monde l'asperger est souvent victime
j'ai aussi aprit que " se n'est pas l'évenement qui me fait mal mai l'idée que je m'en fait" sela m'a fai voir que personne n'a la meme vision des choses


pour en revenir au sujet concretement en 6ème je passait ma vie a l'administration du licé mais le problème c que je ne connaissait pas le nom de mes "agresseurs" alors s'ils avait le temps ils me montrai les trombinoscopes sinon il me disait kil ne pouvait rien faire et puis les enfant se moquait de moi en me disant que j'y ete toujour fourée mai je ne savait pas koi faire d'autre meme les adultes me disai parfois que je devait aller dans la cour jouer avec les autres (si je ne m'était pas fait emmerdé jétait au cdi ou dans un endroit calme ) mais moi je ne sait pas comment on aborde les gens je sai pas j'ai peur (a cette époque je n'etai pas dépisté asperger ecore j'ai ete dépisté il y a 6 mois environ j'ai aujourdui 18 ans)

voila aujourd'hui j'ai toujour des prolèmes mais je ne vai plus a l'administration j'ai réussi a me faire des amis mais elles aussi subissent des remarques du genre "elle est conne poukoi tu traine avec elle?" en general elles ne repondent pas mai je voit bien que sa leur fait du mal

voila c peut etre pas tre clair mais j'ai mis mon temoignage
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Libérer la parole

Message par Luc Renoux » Ven Déc 30, 2005 16:02

Libérer la parole face qux violences subies


Cela me paraît très important que la parole de chacun d’entre nous (que l’on soit aspie ou membre de l’entourage d’un aspie) puisse se libérer à propos des violences subies.

C’est important à plusieurs titres :

1. Tout d’abord cela permet de vider un abcès, de ne pas rester seul(e) avec sa peur et sa colère sur le cœur. Les choses étant écrites, on peut mieux délimiter leur ampleur et mieux apprécier leur nature. Parler et écrire permettent de faire la différence entre la difficulté de nouer des relations harmonieuses et de gérer des conflits, et les situations d’harcèlements et de violences.

Il est normal que l’on ne soit pas sur la même longueur d’onde avec tout le monde en fonction de nos goûts, de notre position sociale, de notre culture, de nos protocoles sociaux et de nos valeurs. On peut aussi sur des sujets se trouver en opposition, voire en divergence d’intérêts, y compris avec des gens que l’on aime et que l’on respecte. Entrer en relation, c’est forcément aussi entrer en confrontation, confrontation de personnalités, confrontation d’idées, confrontation de projets. C’est tout l’intérêt des relations, et c’est ce qui permet les échanges. Si nous avions seulement des relations avec des personnes en tous points semblables à nous, ce serait comme avoir des relations avec son miroir. On y puiserai rien de plus que ce que l’on possède déjà. Nos différences constituent pour chacun un espace de découvertes et d’enrichissement personnel grâce à l’échange. Grâce à l’échange, je trouve chez toi des idées, des manières de percevoir, des résultats d’expériences que je n’ai pas, et je m’enrichis à ton contact. De même, tu trouveras chez moi, parce que je suis différent de toi, des choses qui te surprendront, qui t’intéresseront, qui te motiveront et qui feront avancer ta réflexion.

Par contre, il n’est pas normal de subir des violences qu’elles soient physiques, morales ou sexuelles. Nul n’a le droit de porter atteinte à l’intégrité physique d’une autre personne. Les brimades, l’enfermement, les coups, le vol, le viol et les harcèlements sont des délits, voire des crimes, reconnus comme tels par la loi. La déclaration des droits de l’homme de 1789 en son article 4 stipule que les droits naturels et imprescriptibles de l'homme sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. Or, il arrive souvent que les victimes au lieu de se rebeller, de revendiquer leurs droits et de demander de l’aide aient honte et se sentent coupables, ou du moins en partie responsables, de la situation d’oppression qu’elles subissent. Du coup, elles se retrouvent au mieux à se taire, à ne pas se reconnaître et se faire reconnaître comme victimes, et ne pas réclamer justice. Au pire, elles seront incapables de rompre avec la situation de violence, elles continueront à subir, voire même s’aliéner au point de trouver des justificatifs et des excuses à leurs tourmenteurs. Et puis, il y a les drames … Le drame de la honte qui mine, de la souffrance endurée, le drame de ne pas trouver d’autres échappatoires à l’inadmissible que le suicide ou la vengeance.

Si vous subissez des situations qui vous oppriment, il est primordial d’en parler. D’en parler aux gens qui vous aiment, aux gens qui vous côtoient. Il ne faut en aucun rester seul(e) avec sa souffrance. Les espaces d’expression d’AspergerAide et de SatedI (ce forum par exemple) sont à notre disposition, utilisons-les !

2. Parler (écrire) permet d’établir des liens entre nous, de construire des solidarités, de se sentir partie prenante d’une communauté de semblables, de sortir de l’isolement et du désespoir.

Chaque jour un peu plus, nous nous confirmons en que communauté avec au centre les personnes autistes et aspergers, notamment les plus volontaires d’entre nous, et en périphérie l’entourage des parents et des amis. Certains sont les deux ; aspies eux-mêmes et parents d’aspies. Nous formons déjà une communauté riche d’humanité, de solidarité et de compétences en tous genres : une communauté capable d’écouter, de comprendre, de réconforter, de conseiller mais aussi d’assister concrètement les siens pour peu que chacun en soit convaincu et accepte de donner un peu de son temps et de mettre à la disposition des autres ses expériences et ses compétences fussent-elles modestes.

3. Parler (écrire), c’est aussi partager les expériences, faire part aux autres de nos analyses, des solutions testées tant les fiascos que les réussites, des ressources disponibles et des possibilités offertes. C’est relativiser nos histoires individuelles pour mettre en évidence un ensemble de préoccupations communes et éventuellement de dégager des traits caractéristiques méritant d’être examinés, analysés et débattus afin d’améliorer notre compréhension de l’autisme et par restitution à tous de permettre à chacun de mieux maîtriser sa vie. Collecter les expériences individuelles, c’est aussi constituer un fonds commun d’expériences où chacun peut puiser pour alimenter et étayer ses réflexions.

Saint-Denis, le 30 décembre 2005

Luc
Luc Renoux
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Message par Luc Renoux » Ven Déc 30, 2005 22:04

Merci beaucoup tacrepe d'avoir témoingné

tacrepe a écrit :moi aussi je doit faire face a des remarque ou des insultes de mes "camarades parfois sela va plus loin .../...


Peut expliquer jusqu'où cela pouvait aller?

tacrepe a écrit : .../... je passait ma vie a l'administration du licé mais le problème c que je ne connaissait pas le nom de mes "agresseurs" alors s'ils avait le temps ils me montrai les trombinoscopes sinon il me disait kil ne pouvait rien faire et puis les enfant se moquait de moi en me disant que j'y ete toujour fourée mai je ne savait pas koi faire d'autre meme les adultes me disai parfois que je devait aller dans la cour jouer avec les autres .../...


Et oui! Quand on est aspie on ne mémorise pas très bien les visages et on n'est pas toujours suffisament intéressé par les relations pour retenir les noms des gens qui nous entourent au collège ou au boulot.

Il est important que l'on puisse faire accepter par les établissements des lieux de quiétude où qui veut peut se réfugier (pas seulement les aspies, mais tous ceux et celles qui ont envie d'être tranquilles).


tacrepe a écrit :voila aujourd'hui j'ai toujour des prolèmes mais je ne vai plus a l'administration j'ai réussi a me faire des amis mais elles aussi subissent des remarques du genre "elle est conne poukoi tu traine avec elle?" en general elles ne repondent pas mai je voit bien que sa leur fait du mal


C'est çà les ami(e)s! Ca vous accepte comme on est, mais si on est différent(e) des autres, même si on parait un peu bizarre.

tacrepe a écrit : voila c peut etre pas tre clair mais j'ai mis mon temoignage


Et bien, c'est très bien tacrepe! Merci beaucoup.

Dis moi.

Tu continues toujours tes études? Tu aimes lire ?
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Message par Azur » Sam Déc 31, 2005 1:24

Bonsoir, Monsieur Renoux,


Votre long message (témoignage) ne me rend pas indifférent, bien au contraire.
En effet, j'en aurais des choses à dire... la plupart étant oubliées depuis des années, elles reviennent la nuit, dans les cauchemars.
Je pose une dichotomie. Il y a des choses que je peux dire, et d'autres que je ne peux dire.
Dans la première catégorie, je peux lister les violences subies à l'école/collège (au lycée non, car j'avais bcp grandi et car j'avais une réputation de génie intouchable). Tous les jours un petit quelque chose, au moins un petit coup de poing d'un "grand", bien heureux de se défouler sur le solitaire-ridicule. Bon, cela fait partie des souvenirs d'enfance... (NB: collège privé, très catholique)
Pour la seconde catégorie, je ne dirai rien. Monsieur Renoux, votre combat, fort honorable, est le mien. En revanche, je désapprouve votre juridicisme. Le droit n'est pas là pour protéger les victimes, ni pour punir l'agresseur. Je ne me lancerai pas dans mes théories philosophiques, simplement une anecdote. Une personne, actuellement très bien placée au ministère des tribunaux (je me refuse à dire "de la justice") et probable future ministre, a tenté de me libérer par le droit ; le résultat fut calamiteux à tout point de vue. L'accusation a rapidement basculé, exactement comme sous Staline et ses Grands Procès de Moscou (1936-1938) ; je me suis retrouvé "sous traitement" pour être très pudique ; j'ai perdu mon autonomie ; j'ai perdu tous ceux que je connaissais.

Je vous souhaite une bonne année 2006 !
Azur
Azur
 

Message par tacrepe » Sam Déc 31, 2005 14:17

Tu continues toujours tes études? Tu aimes lire ?

je continue mes etudes je suis en 1ère si tout va bien je passe mon bac l'année prochaine mai aprè je n'ai aucune idée de se que je veu faire et j'adore lire mais jai de grosses difficulté en français c a dire que j'ai les idées pour faires la dissertation ou le commentaire mais quand il s'agit de les mettre dans un ordre bien précit celon un code que je ne comprend pas tre bien je suis bloqué
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Ce n'est qu'un début, ... continuons le débat !

Message par Luc Renoux » Lun Jan 02, 2006 14:32

Merci :
à Nita, Remy, Reekcach et Jojolotusblanc
et à Tacrepe et Azur sur le forum aspergeraide
pour leurs contributions à cette réflexion sur la violence subie.



Chacun de vos témoignages, par l’intensité de la douleur et du désarroi que j’en perçois, mérite une meilleure prise en considération que quelques phrases « tchatées » à la va-vite.

D’hors et déjà, de grandes problématiques sont posées :

· Violences et maltraitance en institution.
Le témoignage de Remy sur Font-Romeu renvoie à la question de la violence et de la maltraitance en institution. J’ai connaissance par ailleurs d’autres faits et drames en institution qui eux posent le problème de la complicité, ou de la complaisance et/ou de la lâcheté de certaines équipes (C.A., direction et animation). Il y a aussi la question de l’écoute et de la prise en compte de la parole des enfants et des adultes hébergés. Bref, un débat et un combat à part entière méritant d’être mené sérieusement.

· Droit formel et droit réel.
Azur http://forum.aspergeraide.com/viewtopi ... ight=#2060 interpelle sur l’intérêt de se référer aux droits fondamentaux alors que ces droits ne sont respectés. Son témoignage renvoie aussi la question des règles et de l’utilisation que nous pouvons en faire pour gérer nos vies et améliorer nos conditions. (J’ai cru comprendre qu’Azur posait aussi la question de la pertinence et de la légitimité des interventions à notre encontre de ces N.T (bien ou mal intentionnés ?) qui « nous veulent du bien »). Je serais tenté d’ajouter que serait également posée la question de la compétence acquise et compétence reconnue, voire de la dynamique du savoir-faire et du savoir-être. (J’aimerai qu’Azur s’explicite mieux soit sur le forum soit, si cela lui convient mieux, par messagerie privée).

· Femmes et autistes.
Nita, Jojolotusblanc et Reekcach posent avec douleur la question de la condition des femmes autistes et des spécificités des violences qu’elles subissent doublement (synergiquement) en tant que femmes et autistes.

· Dignité et image de soi.
Tacrepe est une jeune fille de 17 ans, elle pose deux problématiques. L’une sur l’image de soi au travers du regard des autres et la seconde de la difficulté à exprimer ce que l’on vit. http://forum.aspergeraide.com/viewtopi ... ight=#2053


Chacune et chacun mesure l’ampleur et la complexité des problèmes soulevés. Aussi vais-je prendre le temps d’en appréhender les lignes de force afin et avant d’y répondre posément et au niveau d’exigence nécessaire. De plus, actuellement, je suis quelque peu accaparé par la recherche d’une solution viable à ce que subit mon fils Vincent. Cette semaine, il n’ira pas au collège (exclusion temporaire de 8 jours à titre conservatoire) et nous sommes toujours en recherche d’un établissement approprié.

Pour autant, que le débat continue !

J’ai deux suggestions à vous faire. Suggestions soumises à votre appréciation et votre esprit critique.

· Il existe déjà sur les forums plein de contributions abordant les questions de la violence et de la maltraitance subies par les aspies. Pouvez-vous lorsque vous en repérez une qui vous paraît pertinente récupérer le lien et le mettre soit sur le forum, soit me l’envoyer par un message privé ?

· Acceptez vous de prendre le temps de vous poser quand vous rédigez un témoignage avec une haute charge émotionnelle en le rédigeant sur traitement de texte avant de le publier sur le forum ? Il n’a aucune obligation à considérer cette suggestion comme une règle à suivre, mais plutôt comme un conseil pour améliorer la qualité de restitution de vos expériences et de l’état de vos réflexions.

J’ai un peu d’appréhension en coordonnant ce débat. Je ne voudrais pas vous imposer des préoccupations qui ne seraient pas les vôtres. J’ai peur de ne pas suffisamment arriver à pleinement vous respecter. N’hésitez pas à m’interpeller sur ma manière de gérer les choses. Je suis de bonne composition et je ne m’en offusquerait pas.

Aspies de tous poils, je vous aime et je serai très heureux si vous pouviez me considérer comme un des vôtres. J’ai eu peur pendant un temps de projeter sur moi la situation de mon fils en me considérant comme phénotype élargi d’asperger. Mais, grâce à vous, je prend conscience un peu plus chaque jour de mes caractéristiques autistiques. Je me redécouvre …

Merci

Saint Denis, le 2 janvier 2006

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Message par Azur » Jeu Jan 05, 2006 17:46

Monsieur Renoux,

Désolé d'avoir tardé à répondre, j'étais à la fois malade (fièvre) et occupé ces jours-ci.
Votre tâche est particulièrement délicate. Vous comprendrez sans peine combien il nous (ie: Aspies victimes) est difficile de parler à qqn d'inconnu ; d'ailleurs, vous avez dû parler à la place de votre fils.
Pour moi c'est d'autant plus compliqué que j'ai tenté de le faire à plusieurs reprises par le passé, et à chaque fois cela a mal tourné. Je n'ai guère confiance dans le premier venu ; en plus, j'ai des tendances paranoïaques prononcées (services secrets, policiers, etc). Depuis qq années, j'ai réussi à trouver deux personnes virtuelles en qui j'ai pleinement confiance, mais cela a été un processus très long ; de plus, je ne peux matériellement pas trouver le temps de correspondre avec une troisième personne.
Deuxième point de blocage: je ne suis toujours pas autonome... Peut-être que je le redeviendrai dans quelques mois, espérons: alors j'aurai toute ma liberté de parole.

En tout cas, j'ai deux choses à vous dire: 1) je vous soutiens dans votre combat davantage que je ne le laisse paraître 2) je ne suis sans doute pas clair, donc nous pourrions dialoguer.
A bientôt
Azur
Azur
 

Comme vous le jugerai bon ...

Message par Luc Renoux » Jeu Jan 05, 2006 18:45

Azur :)

Merci de m'avoir répondu. Vous n'aviez aucune obligation de le faire, et vous n'avez donc pas à vous excuser :)

Sur un forum comme celui d'asperger, je suis, vous êtes, nous sommes des 8) personnes virtuelles. Et c'est en toute virtualité que nous pouvons communiquer.

Certes, le web est tout sauf étanche !!!

Je pense que dans la période actuelle de tensions, les officines 8) de toute nature ont d'autres grains à moudre que de surveiller nos échanges. :wink:

Mais, vous demeurez le plus ample à en juger.

Pour ma part, je me tiens à votre entière disposition (et ce n'est pas une formule de politesse)

Cordialement :P

Luc :)
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Bonne nouvelle

Message par Luc Renoux » Sam Jan 07, 2006 16:26

J'ai une super nouvelle, on a trouvé une solution pour Vincent. Un collège privé va l'accueillir à partir de Mardi :D

Youpi !!!!!!!!!!!!!!! :D :D

Heureusement que j'ai eu le soutien de toute la communauté des aspies et des parents pour tenir le coup. Je devais fou :twisted: . Je carburai à grande vitesse

Je vous embrasse tous :wink:

Luc :lol:
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Message par bb » Sam Jan 07, 2006 16:46

euh... je vais crier bouchez-vous les yeux


HOURRA!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! hi....
je suis heureuse pour ton fils et prie pour que cela se déroule le plus sainement possible. :P
bb, dit bison blanc piégée entre deux mondes, inexistence...
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Message par Jils » Jeu Jan 12, 2006 17:06

Félicitations Luc ! :D

Ils lui ont finalement donné sa chance... :) Tu as donc réellement bien fait d'insister autant que possible...

Maintenant, il n'y a plus que les difficultés de la scolarité, et ça, c'est des difficultés qu'on peut affronter... Ca dépend beaucoup moins de la bonne volonté des autres [qui, justement, manquent souvent de bonne volonté] :) Je souhaite toute la réussite scolaire possible à ton fils et de longues et brillantes études dans le domaine qui lui plaira...
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Message par bb » Jeu Jan 12, 2006 21:57

bonsoir

ce sujet me touche de si près que vous pourrez aisément constater que je n'y poste pas de dyatribe. :shock:

penser aux périodes de persécutions durant mon cursus colère me mène directement à la crise d'automutilation...à travailler un jour dans un cadre sécure avec ma thérapeute. :wink:

tant de souffrances, de haine et autres méchancetés... :cry: :cry: :shock: :shock: :shock: :cry: :cry:
bb, dit bison blanc piégée entre deux mondes, inexistence...
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Message par bb » Jeu Jan 12, 2006 21:58

hi... admirez le lapsus, le cursus scolaire= le cursus colère :arrow: :lol: :lol:
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Message par Nita » Ven Jan 13, 2006 4:07

bb a écrit :hi... admirez le lapsus, le cursus scolaire= le cursus colère :arrow: :lol: :lol:


:lol: Excellent ! En plus, cela se prononce de la même façon ! :lol: On pourrait croire que c' était un jeu de mots volontaire ! :)
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Message par bb » Ven Jan 13, 2006 12:07

salut nita,

oui, comme quoi l'inconscient parfois prends aussi le verbe...
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Message par Joseph » Mer Fév 01, 2006 20:19

J'ai frequenté l'ecole Montaigne, a Herblay (95).

C'est tres cher, et loin de tout (sauf de la garre: 1mn apied de la gare, mais sinon, la ville d'Herblay est sacrement paumée en IDF).

Ils ont le taux de reussite au bac le plus bas du departement: 65% quand j y etais ... mais c est aussi la seule ecole a ne pas renvoyer tout element susceptible de le rater.

Ils acceptent tout le monde, ET EN PRIORITE les 'cas'.

Le corps professoral est tres etrange. Tres peu de professeurs sont des enseignats de metier, mais plus courement des retraites de l'industrie, dégoutés du monde professionnel ordinaire ... des gens surcompetants qui ont decidé de passer leur vieux jours à prendre soin des enfants en difficulté.

Privé hors contract.

La discipline y est tres rigoureuse pour les plus doués. Chaque professeur a l'obligation d'adapter son attitude en classe en fonction des eleves, et surtout de ne pas reagire pareil avec chacun. Quel fou irait insulter de la meme maniere en enfant de divorcé en difficulté et un autiste ? l'un est hypersensible, l'autre pourrait ne meme pas comprendre qu'on se fache contre lui ... suivant les cas.

Dans cette école, tout est different du system public. C'est donc le milieu le plus adapté pour les enfants 'différents'.

En tant que parent, on ne vous demandera pas d'expliquer les problemes medicaux, ni les raisons de l'echec. Les professeurs ne parlent JAMAIS devant les eleves de ce qu'ils savent, ou pensent. Par contre, la direction peut demander aux parents un engagement morale de faire certaines choses ... suivant le cas.

Si le probleme medicale vous est connu, il peut etre bon d'en informer la direction. Ils ne s'offusqueront pas de votre refus. La direction vous proposera ensuite d'en parler avec certains professeurs (avant la rentree, ou en cours d'année).

Cette école est la chance de ceux qui veulent tenter le coup.
Diagnostiques AS en juin 2006 (un positif, un négatif). Je serais heureux de rencontrer de visu ceux qui trouvent mes posts intéressants. Les visiteurs identifiés sur le site peuvent me contacter par email.
Joseph
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Message par Luc Renoux » Mer Fév 01, 2006 21:53

Merci Joseph pour ces informations. Ce n'est plus d'actualité pour mon fils, mais cela peut être utile pour d'autres familles, car nombreux sont les ado autistes et aspergers descolarisés faute de trouver un dispositif d'enseignement acceptant de les accueillir.

Cordialement

Luc
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Message par Elaine Taveau » Dim Juin 06, 2010 14:21

Je lisais ces anciens messages que je les trouve toujours d'actualité aujourd'hui.
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Message par ISIS » Lun Juin 07, 2010 2:42

dommage, j'aurais bien aimé contacter josef aussi...
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