Pourquoi les autistes qui vont bien ne vous intéressent pas?

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Re: Pourquoi les autistes qui vont bien ne vous intéressent

Message par Myosotis41 » Mer Juil 12, 2017 7:20

Týr a écrit :"qui vont bien" :arrow: Qui n'est pas atteint d'une pathologie spécifique, d'une maladie spécifique, d'un déficit intellectuel, d'une souffrance quelconque, non en situation de handicap, ou autonome.

Vous ! Les médecins, docteurs, psychologues, chercheurs français !
Pourquoi, vous ne vous s'intéressez pas à ces neurodivergents ? (enfant, adulte, ou vieillard, homme ou femme, ils ne sont pas RARE !!!)
Pourquoi vous faut-il obligatoirement un "problème" pour diagnostiquer une personne autiste ?
En plus d'être un biais de sélection, c'est extrêmement méprisant de votre part !

Je ne suis pas le seul, je ne suis pas le premier, ni le dernier.
J'ai étais diagnostiqué par "chance". Mais je n'appartiens à AUCUNE de vos catégorisations péjorative.
Et pourtant, quand j'étais jeune (à l'époque où le lobbying psychanalytique rendait la France complétement inculte, sur l'autisme), j'étais facilement diagnosticable avec les critères d'aujourd'hui, mais j'étais dans un environnement stimulant, positif, tolérant et épanouissant !

Pourquoi vous ne prenez en comtpe que des cas à problème ?
Mise à part le fait, qu'ils sont BEAUCOUP plus facilement détectable par un mauvais diagnostique ;
Et qu'il est BEAUCOUP moins couteux (en temps et en argent) de s'intéresser à eux, plutôt que de faire des recherches objective.

En agissant ainsi, vous méprisez et stigmatisez ceux qui ont le potentiel d'aller bien.
Et vous réduisez la chance de ceux qui vont mal de connaitre les moyens d'aller bien !
Il y a donc autant d'intérêt financier à pathologiser l'autisme ? :?


Je suis tout à fait d'accord avec toi. Le DSM-V - pour ne citer que cette source - a revu la définition de l'autisme et évoque désormais 3 degrés de sévérité. le manuel met également en valeur un nouveau critère qui est celui du trouble de la communication sociale.
Finalement, plus on avance dans le temps et moins les troubles figurant dans le DSM tiennent compte de la neurodiversité et moins ils sont représentatifs de la population autistique, puisque tout y est devenu si étroit.
Par ailleurs, s'il n'y a pas de comportement répétitif chez une personne, on ne peut la considérer comme autiste, je trouve cela aberrant ! De plus, les symptômes évocateurs doivent apparaître avant l'âge de 36 mois, enfin sans commentaire... pourquoi ne tiennent-ils pas compte de l'évidence ?

Tout comme toi, je suis très opposée à ce biais de sélection, figure-toi que j'ai aussi déjà pensé aux autistes qui ne souffraient pas et qui jouissaient de la stimulation d'un environnement favorable pour eux. Tu as bien fait de le souligner. L'adaptation d'un individu n'est pas linéaire et elle dépend de tant de facteurs. Je n'aime pas l'utilisation un peu trop facile du terme handicap pour parler de l'autisme, tu es la preuve qu'on peut se sentir parfaitement épanoui, Josef Schovanec - mais il y en a d'autres - en est la preuve.
Myosotis41
Enthousiaste
 
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