Masculinité, androgynie... Quelle est la bonne réponse?

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Masculinité, androgynie... Quelle est la bonne réponse?

Message par DragonBlanc » Jeu Oct 02, 2014 9:09

Je crée ce sujet pour tenter de répondre à la question des caractéristiques de genre lié au syndrome d'Asperger. Certains parlent de cerveau hypermasculin, d'autres d'androgynie, de mon côté je penses que c'est les deux et je vais tenter de vous expliquer comment c'est possible.

Le cerveau d'un Aspie n'a rien à voir avec celui d'un homme normal qui serait dit masculin et pour comprendre cela il faut se rattacher au principe taoiste du yin et du yang. Il nous apprend qu'il existe un germe de l'un dans l'autre, un point blanc dans le noir et un point noir dans le blanc. Le poisson yin matériel correspond à Adam, la terre, ou encore Shiva, et le point blanc à l'intérieur, c'est Eve, la vie, ou encore Parvati, sa shakti. Ensembles, ils forment un être hermaphrodite. Le poisson yang immatériel correspond au dieu unique, le souffle de vie, et le point noir à satan, le feu. Peu de personnes vous l'expliquerons. Tout cela est contenu en plus ou moins grande quantité en chacun de nous. Le principe masculin, ce n'est pas l'homme, et le principe féminin, ce n'est pas la femme. C'est même théoriquement l'opposé.

Il semble que l'individu Aspie ait toute la partie blanche plus développée que la partie noire. la différence vient du fait que nous avons du mal à percevoir cette dernière. Le point noir dans le yang, c'est la raillerie, le mensonge, l'insensibilité. Nous assitons donc comme à un transfert du point blanc du poisson yin vers le poisson yang, ce qui crée donc l'impression que le cerveau est hypermasculin mais aussi androgyne.
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Re: Masculinité, androgynie... Quelle est la bonne réponse?

Message par realTMX » Jeu Oct 02, 2014 10:42

Sujet intéressant DragonBlanc.

Cependant, je me sens homme et uniquement homme. Et, même si je n'ai pas la maturité sexuelle qu'il faut, je suis naturellement attiré par les femmes. Par contre, pense à mettre des guillemets lorsque tu dis personnes "normales" car ce n'est pas parce que l'on est Aspie que l'on est anormal. Moi, je me considère tout à fait normal. Je corresponds à ma norme, c'est tout. Il vaut peut être mieux que tu dises NT au lieu de normales. C'est comme cela que je les appelle. :wink:
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Re: Masculinité, androgynie... Quelle est la bonne réponse?

Message par DragonBlanc » Jeu Oct 02, 2014 11:09

De mon côté, je suis une femme en cours de diagnostic et non je ne me sens pas vraiment "féminine". A l'école, j'étais excellente dans toutes les matières scientifiques, les mathématiques, tout ce qui est logique. J'ai eu le baccalauréat scientifique avec la mention très bien puis je me dirigée vers l'art, le dessin. J'ai eu un problème de décalage avec les autres femmes de mon âge, qui s'intéressaient plus à soigner leur aspect extérieur et à attirer les garçons qu'à autre chose. Je n'ai pas eu cette préoccupation. Je préférait lire que me mélanger avec les autres qui ne me comprennaient pas. Pour ce qui concerne l'attirance sexuelle, qui n'est pas vraiment le sujet d'ailleurs, elle va de mon côté vers les deux sexes sans distinction.
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Re: Masculinité, androgynie... Quelle est la bonne réponse?

Message par thevenet-jean » Jeu Oct 02, 2014 16:33

j'essaie une interprétation suivant la notion de division féminin/masculin observé dans l'usage du cerveau.

le "masculin" c'est neurotypiquement la rationalisation, l'analyse distancié, le calcul (typiquement le scientifique "aux semelles de plombs")
le "féminin" c'est l'association, la synthèse, l'émotion, l'inspiration (et c'est pourquoi les artistes-hommes sont féminins, et souvent "homosexuels")

en ce qui concerne les ressentis profonds c'est l'inverse: l'homme est synthétique et se fait une image globale depuis une foule de détail et explore l'ensemble comme une carte vu d'en haut alors que la femme suit une chaine "tourne à droite, tourne à gauche tout droit 2 rues... "

pour l'asperger il y a un éclatement des perceptions en une foule de détails à rassembler par le mental pour en faire un monde cohérent, alors le mental est hyper associatif pour compenser (syndrome du manque de cohérence centrale)
Pour les émotions, il y a une déconnexion du mental: le mental n'est qu'un hyper-ordinateur qui ne les utilise pas (les émotions) bien que le moteur d'un intérêt spécial est l'attachement affectif (passion) en ce sens on pourrait dire qu'un asperger a un mental "hyper masculin": c'est l'inverse d'un surdoué qui "ne sait pas se servir du cerveau gauche": l'asperger ne sait pas se servir du "cerveau droit"
Pour les ressentis c'est le contraire: une réalité trop preignante où il n'y a pas d'issue par l'imagination qui ne peut remplacer la réalité car elle ne peut pas être ressentie. l'émotif est hyper féminin dans le sens où le ressenti n'est pas dupe et ne peut pas être trompé quoi qu'on se dise et tente d'imaginer par le mental.

en fait l'asperger est androgyne par ce qu'il a un mental hypermasculin et un émotif/affectif hyperféminin...

L'homme a quelque chose de plus à prouver dans la société: qu'il est bien un homme et doit alors protéger, conquérir et ne jamais montrer de faiblesse affective (état de demande à l'autre).
Comme la construction identitaire a échouée très tôt dans le cas des autistes faute de pouvoir se projeter dans l'autre, faute de pouvoir communiquer, elle est non assouvie à l'âge adulte et toujours dirigée en besoin de partager l'affectif avec le même sexe pour se sentir exister. Cela peut faire confondre les aspergers avec des homosexuels alors qu'ils ont besoin d'affection dans la relation avec les "comme eux", l'interdiction, la retenue monte de gravité avec le vieillissement et s'enkyste en "armure" qui donne l'impression d'une "bulle"...
par contre la socialisation et la suradaptation fait réussir à avoir des relations par mimage de comportement: mais la tragégie c'est que c'est du théâtre souvent assez mal joué qui permet d'obtenir que des relations légères, sans amitié, sans attachement, et que la frustration affective dans la retenue évolue en "hyperféminité", ce qui rend les asperger victimes idéals des pervers narcissiques (des psychopathes) auquel ils s'attachent; justement par ce que l'enjeu touche à la recconaissance affective espérée.
Dans ce système relationnel là il n'y pas vraiment de sexe, mais simplement un attachement "enfantin" par ce que le niveau de relation se situe dans la construction de la personalité AVANT la différenciation sexuelle.
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Re: Masculinité, androgynie... Quelle est la bonne réponse?

Message par DragonBlanc » Dim Oct 05, 2014 23:09

Ton interprétation est fort constructive Jean. J'aimerais connaître tes sources concernant la différence entre surdoués et aspies au niveau du cerveau gauche et du cerveau droit. Des analyses scientifiques sérieuses ont-elles été menées?

Je viens tout juste d'être diagnostiquée et je n'ai donc pas encore discuté avec des personnes qui ont le syndrôme d'Asperger. Je savais donc pas vraiment comment les hommes le vivent. De manière visiblement assez proche de la mienne qui suis une femme.

En tant que femme, je n'ai jamais eu de relations amicales approfondies avec des filles ou des garçons à partir du collège. Puis quand je suis devenue une femme, j'ai commencé à avoir des petits copains de manière normale (même si je n'ai commencé qu'à 21 ans) mais avec toujours cette frustration de ne pas pouvoir avoir une relation amicale sans relation sexuelle et surtout de ne pas avoir d'amie proche parmis les autres femmes. Même si à la base je suis plus attirée par le corps des femmes, j'ai appris à apprécier les hommes même si cela ne m'était pas très naturel au début, ma première réaction face à la sexualité de l'homme étant la répulsion car c'est une sexualité grossière par rapport à celle de la femme qui a des sens beaucoup plus subtils. Les gens étaient souvent attirés pour "profiter" de moi et non pas pour "partager"avec moi et je n'arrivais pas à mettre les barrières nécessaires à cause du manque affectif.
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Re: Masculinité, androgynie... Quelle est la bonne réponse?

Message par thevenet-jean » Lun Oct 06, 2014 7:29

Ton interprétation est fort constructive Jean. J'aimerais connaître tes sources concernant la différence entre surdoués et aspies au niveau du cerveau gauche et du cerveau droit. Des analyses scientifiques sérieuses ont-elles été menées?


Je l'ai lu dans un bouquin qui n'est pas chez moi du coup je ne sais plus la source, mais ayant été en lien avec un surdoué, je confirme cette impression étant donné les fonction attribués dans "la littérature" au cerveau gauche et droit...

des analyses sérieuses ont été menés sur ce sujet, maus sont difficiles à trouver et à décrypter.
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Re: Masculinité, androgynie... Quelle est la bonne réponse?

Message par DragonBlanc » Lun Oct 06, 2014 11:35

Pour ma part, j'ai été très proche d'un surdoué à l'école maternelle. Visiblement l'alchimie surdoué-aspie marche très bien. Il avait beaucoup plus de problèmes à s'adapter au modèle scolaire que moi. Il faisait une fixation sur les dinosaures et il me racontait plein de bobards que je gobais par naïvité avant de me rendre compte que c'était vraiment n'importe quoi. Il m'avait dit notamment qu'il avait une baleine dans un aquarium chez lui. De même, il passait son temps à emberlificoter les maîtresses en leur faisant croire qu'il ne comprennait pas certaines choses alors qu'il avait tout compris.
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