Jeune homme à la dérive.. A l'aide !

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Jeune homme à la dérive.. A l'aide !

Message par Szervo » Mer Mars 05, 2014 20:52

Bonjour à tous,

Je suis nouveau sur le forum alors je vais en profiter pour me présenter. Je m'appelle Thomas, j'ai 20 ans et je suis IUT de chimie dans le nord de la France. Je suis dans un état dépressif depuis presque 6 ans... J'ai eu l'occasion de voir beaucoup de psych[ ] et tous me diagnostiquent une pathologie différente : dépression, borderline, mi-psycho mi-schizo, névrose obsessionnelle etc etc. Me rendant compte que les entretiens ne servent à rien je décide assez rapidement de cesser les consultations. Sauf que voilà, mon mal-être persiste... Et il y a peu je suis tombé sur un article, "Le Monstre" où un Asperger décrivait sa vie "d'avant". Et je me suis immédiatement reconnu dans tout ce qu'il disait. J'en ai tiré beaucoup d'espoir, peut-être enfin poser un nom sur ce qui me ronge depuis toujours : cette sensation de différence qui n'a fait que s'accroître au fil des ans, avec à la clef, une probable déculpabilisation d'un tas de choses.

Ma vie est très atypique (je vais faire court je sais que c'est barbant) : trop sage quand j'étais petit, premier de classe, mémoire quasi-"instantanée" (je n'ai pas eu à ouvrir un seul cahier de cours depuis le début de ma scolarité), avec de lourdes difficultés de socialisation : je me sentais toujours en marge, j'observais. Je regardais comment faisaient les autres pour aller uriner, comment ils agissaient les uns avec les autres mais sans agir jamais moi-même, ou alors en décalé. Collections diverses, obsessions régulières, isolement, rigidité sur les horaires etc. Bien sur il y a eu des moments ou j'ai eu de formidables amitiés et même des petites amies, mais soit je n'arrivais pas à entretenir le lien, soit j'étais rejeté, soit je paniquais et j'arrêtais tout. Je n'ai jamais rien compris à ce que les autres attendent de moi, et je suis très souvent à côté de la plaque, ce qui a la manière de me mettre dans des positions gênantes, inconfortables et assez honteuses parfois... Je sens ma différence par rapport aux autres, ils doivent bien la sentir par rapport à eux... Je n'ai donc plus vraiment de contacts sociaux depuis 3-4 ans, à part mon groupe de musique, ben oui quoi, ils ont bien besoin de moi. De nombreux non-dits et malentendus m'ont éloigné de ma famille aussi. Je me retrouve bien seul

J'ai l'intime certitude d'avoir passé ma vie dans l'imitation. Je répète souvent des citations ou répliques de film, ou même des phrases qu'on m'a adressé dans lesquelles la formulation me plaît, quand je sors du cinéma, j'ai tendance à calquer le comportement du héros, si bien qu'on me prend souvent pour un dingue (enfin je fais plus trop ça maintenant... je vais plus beaucoup au ciné ;) )... Tout ça s'est précipité en parallèle de mon isolement : j'ai réellement un comportement autiste ; je mange tous les jours le même plat, je suis très réticent à changer "d'ensemble de fringues", je fais le mort quand quelqu'un frappe à la porte, j'ai besoin de 30min de préparation pour passer un coup de fil, pour acheter du pain etc... Et par dessus tout je suis dévoré par des obsessions... Quand je rentre des cours, vite vite je ferme à clef et je vais me documenter sur mes sujets d'intérêt. Ca peut durer jusqu'à 8-9h d'affilée, pendant des semaines voire souvent des mois, et je suis dans l'incapacité totale de faire autre chose (un devoir important, réviser les examens, envoyer un courrier urgent) quand je suis absorbé comme ça. J'ai conscience de la "non-conformité" de la chose, mais étonnamment c'est comme ça que je me sens le mieux !

J'ai donc décidé de passer un test asperger. J'ai pu lire que certains pensent que c'est "hype", que c'est à la mode et que ça fait bien de dire qu'on est asperger. Ce n'est absolument pas le but de ma démarche... C'est une voie d'acceptation, et j'ai besoin d'accepter pour me déculpabiliser d'un tas de trucs qui ne tournent pas rond depuis un bail. Avoir une explication ce serait arrêter de se reprocher des manquements qui n'ont pas forcément été choisis...

Aspergers, vivez-vous les mêmes situations que moi? Y a-t-il un moyen de se "resynchroniser" un peu avec le monde extérieur?

Merci de votre lecture dans tous les cas. Thomas.
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Re: Jeune homme à la dérive.. A l'aide !

Message par Jhaal » Jeu Mars 06, 2014 0:13

Ce que tu décris fait largement penser au syndrome d'asperger effectivement.
Et je suis toujours atterré que les psy passent quasiment systématiquement à coté, ils devraient tous retourner à l'école à mon avis.
Quant au coté type, bien entendu, tout d'un on commence à en parler, et on se rend compte que des gens à qui on attribuait des pathologies diverses et farfelues sont en fait des autistes de haut niveau. Et évidemment, ça fait chier les psy qui passent pour des branleurs. Evidemment, c'est plus simple de dire qu'il y a un effet de mode.
Et si, simplement, on se mettait a être informé et à enfin voir quelqu'un chose qu'on ne voyait pas parce-qu'on en ignorait tout ?

être à nouveau "synchronisé" ? Non, pas dans le sens où tu l'entend. pas avec les gens qui naviguent dans la masse.
Mais tu déculpabiliseras et sans doute tu apprendras que tu peux modeler ton environnement pour qu'il te convienne mieux. Tu croiseras des personnes qui accèptent ta différence parce-que tu pourras lui donner un nom. Ceux qui ne sont pas ouvert passeront leur chemin et ce sera tant mieux. d'autres resteront et tu verras qu'on peut ne pas être complètement isolé.
On est isolé lorsqu'on pense pouvoir agir comme les autres alors qu'on n'est pas comme la majorité. À partir du moment où tu auras bien intégré ta différence d'avec la masse, tu sauras mieux la porter je pense.
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Re: Jeune homme à la dérive.. A l'aide !

Message par Szervo » Jeu Mars 06, 2014 11:58

Je vous remercie de m'avoir répondu.

Je suis d'accord avec toi Jhaal, ce syndrome est peut-être largement méconnu... Parce qu'il est a priori invisible ! Pas de retard mental, pas vraiment de signes extérieurs chez l'adulte. Personnellement je sais parfaitement faire bonne impression, un entretien d'embauche ou un oral ne me posent pas vraiment de soucis. Je suis juste incapable de faire perdurer une relation, je ne sais pas quand je devrais envoyer un message, un coup de fil, c'est quasi-impossible d'être "tactile" avec les autres. Et puis généralement je pense les saouler à parler sans arrêt de mes obsessions (religion, politique, ésotérique, musique). Il n'y a d'ailleurs que comme ça que je fais connaissance : je lâche un speech sur un de mes sujets d'intérêt, je regarde un peu comment il/elle réagit et je m'adapte ensuite à ce que j'imagine qu'il/elle attend de moi. C'est d'ailleurs très fatiguant... J'ai l'impression de calculer le moindre de mes gestes, par exemple le nombre de pas sur un passage piéton pour ne pas être pris au dépourvu à ne pas savoir quel pied mettre en premier sur le trottoir. C'est un peu un échec social. Ca se ressent beaucoup dans ma spontanéité malheureusement et je suis très vite gêné devant des situations inattendues ( quand on me force à aller danser par exemple... ). Je pense que si j'arrive à camoufler ça c'est parce que j'ai une soeur jumelle, avec qui j'ai grandi et qui m'a servi de "tuteur", comme pour un arbre qui pousse. C'était donc plus facile de se faire des amis, d'être invité à des anniversaires etc. Mais aujourd'hui les codes sociaux me dépassent complètement.

anonymous : Ben si je suis seul... Ca ne me pose pas vraiment de problème mais c'est purement objectif. Ce qui m'éloigne de ma famille? Ben le fait que j'ai présenté fièrement le cadeau que m'avait fait le petit ami de ma mère quand mes parents étaient encore mariés. Je voulais simplement montrer de la gratitude à l'égard du cadeau que j'avais reçu, d'ailleurs lourd de symbolique puisqu'il s'agissait d'un couteau... Les conséquences ont évidemment été dramatiques, mon père est entré dans une colère noire et ma mère m'a fait porter la culpabilité de tout ça (elle m'a sorti que "c'était des gens comme moi qui avaient tué les juifs"... j'avais 8-9 ans). Ils ont ensuite divorcé et nous ont instrumentalisés : on se devait d'être d'accord avec un parent quand il déversait son fiel sur l'autre, interdits d'évoquer la possibilité d'apprécier leur partenaire respectif devant l'autre parent. Il nous ont supprimé notre possibilité de nous exprimer... Depuis je suis tombé dans un mutisme généralisé : j'ai beaucoup de problèmes de santé mais je suis incapable d'aller prendre rendez-vous... Alors j'attend. Je ne sais pas quoi mais je végète, incapable de l'exprimer. Je suis parti en école d'ingénieur sur Paris et la j'ai vraiment compris qu'il y avait un truc qui n'allait pas, j'étais horriblement angoissé, je ne voulais plus sortir de chez moi, les autres me terrorisaient. J'ai décidé d'arrêter et je suis retourné chez mes parents... Mon père est venu me tabasser, ivre mort, pour me virer de chez moi et ils m'ont mis chez mes grand-parents où j'ai travaillé dans une usine en attendant la prochaine rentrée. Nouvel échec : j'ai rendu mon badge au bout de 2 semaines, humilié et brutalisé par mes supérieurs... J'ai donc décidé de limiter au maximum les relations familiales : déjà parce que la plupart sont des inconnus pour moi, je les vois depuis ma naissance régulièrement et encore aujourd'hui je suis intimidé lors d'une réunion familiale. Je n'ai pas connaissance d'antécédents autistiques dans la famille. Mon père est probablement Asperger cela dit, il a également tendance à s'isoler, à avoir un comportement gênant en public et il a aussi des obsessions (selon ma mère, quand il s'achetait quelque chose, la fiche technique était sur la table de chevet et il l'apprenait par coeur). Mais c'est assez loin de mes obsessions dévorantes qui me prennent la plupart de mon temps :/
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Re: Jeune homme à la dérive.. A l'aide !

Message par Jhaal » Jeu Mars 06, 2014 12:19

Tes rapports familiaux ont l'air d'être clairement toxique et effectivement, autant un cadre familial rassurant et qui te laisse la liberté d'être toi permet de passer pas mal de barrières liées à l'autisme, autant le genre de rapports que tu décris, il faut s'en protéger au maximum parce-que ça peut renforcer tes difficultés.
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Re: Jeune homme à la dérive.. A l'aide !

Message par uniformalité » Ven Mars 07, 2014 7:34

Szervo a écrit :...pas vraiment de signes extérieurs chez l'adult

La capacité qu'à l'homme à compenser ses défaillances y est pour beaucoup, me semble t-il. Le vécu y joue, de même, un grand rôle mais intérieurement c'est toujours les mêmes questions qui reviennent.

Szervo a écrit :Les conséquences ont évidemment été dramatiques, mon père est entré dans une colère noire et ma mère m'a fait porter la culpabilité de tout ça (elle m'a sorti que "c'était des gens comme moi qui avaient tué les juifs"... j'avais 8-9 ans)

No comment !

Szervo a écrit :J'ai eu l'occasion de voir beaucoup de psych[ ] et tous me diagnostiquent une pathologie différente : dépression, borderline, mi-psycho mi-schizo, névrose obsessionnelle etc etc

J'en suis à deux. Le premier jouait avec son i-Phone et le second (qui me semble plus sérieux) m'assure que je suis juste anxieux... Pour beaucoup – le miens y compris – le SA c'est le (*) film « Rain man » et point barre. Si tu es incapable de réciter l'annuaire des PTT, si tu ne papillonnes pas des bras, etc... bein, forcément, t'es pas Aspie.

Je pense que tu ne devrais te formaliser sur ce point.

Si tu as le temps et l'envie, je t'invite à regarder le reportage/film fait sur le Packing, c'est édifiant de conneries. Ca te fera comprendre que les Psys sont pas tous enfermés.

Szervo a écrit :Et puis généralement je pense les saouler à parler sans arrêt de mes obsessions (religion, politique, ésotérique, musique).

Que penses-tu d'un mec qui parle « offsets, diagrammes, instance, méthologie... » toute la journée à des gens qui, eux, parlent « cul, pétanque, football... » ? Je t'assure que le décalage est présent et que tu n'es pas seul à ressentir cela. ;-)

Et je me garde, présentement, de citer le nombre de fois ou l'envie de parler philosophie, littérature, est tellement forte que je ne peux m'en empêcher...

Szervo a écrit :J'ai l'impression de calculer le moindre de mes gestes, par exemple le nombre de pas sur un passage piéton pour ne pas être pris au dépourvu à ne pas savoir quel pied mettre en premier sur le trottoir.

Depuis quelques mois, je me suis rendu compte que je faisais ce type de choses avec les ombres...

Szervo a écrit :Je répète souvent des citations ou répliques de film, ou même des phrases qu'on m'a adressé dans lesquelles la formulation me plaît, quand je sors du cinéma, j'ai tendance à calquer le comportement du héros, si bien qu'on me prend souvent pour un dingue (enfin je fais plus trop ça maintenant...

Au début que je me suis aperçu que j'usais de mimétisme dans mes gestes, dans mon phrasé, dans l'intonation même, j'ai tenté de m'en défaire mais la sensation que j'avais de jouer un rôle m'a toujours gêné. J'ai laissé tomber. Je suis comme ça alors, bof, ...C'est juste chiant quand les gens se demandent si je me fout pas de leur gueule. Surtout lors d'un d'entretien d'embauche... ;-)

Szervo a écrit :J'ai donc décidé de passer un test asperger. J'ai pu lire que certains pensent que c'est "hype", que c'est à la mode et que ça fait bien de dire qu'on est asperger. Ce n'est absolument pas le but de ma démarche... C'est une voie d'acceptation, et j'ai besoin d'accepter pour me déculpabiliser d'un tas de trucs qui ne tournent pas rond depuis un bail. Avoir une explication ce serait arrêter de se reprocher des manquements qui n'ont pas forcément été choisis...

La portée Hype est... Jamais compris comment on pouvait trouver ça cool... En même temps je suis un peu con, si quelqu'un à une explication : je prends. ;-)

Pour clore, je me permets d'ajouter que ce ne sont que mes idées. Et comme telles ne les reçois
autrement. D'autre part je ne suis diagnostiqué donc ne peux prétendre me dire Aspie.

Merci de le prendre ainsi et bienvenue.

Que l'échange te soit bénéfique comme il l'est pour moi.

(*) Le film était bien, soit, mais s'en servir comme modèle de diagnostiques c'est un peu... attristant. ;-)

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Message par Szervo » Lun Mars 10, 2014 22:39

Salut à tous,

Je reviens de chez le psychiatre et j'ai pensé que ce serait une bonne idée de raconter comment ça s'est passé.
Je lui ai évoqué mes recherches à propos du syndrome d'Asperger et à ma "grande surprise" il m'a parlé de Rain Man, qu'il considérait que tant qu'on avait pas la faculté de compter les allumettes qui tombent sur le sol on était pas Asperger. Il a continué à me parler de névrose obsessionnelle en disant qu'il fallait que je me remue un peu et que je prenne le contrôle de mes obsessions. M'enfin on appelle pas ça une obsession pour rien, sinon ce serait une passion, et la différence entre les deux est nette... Il souhaite me revoir plus souvent, mais je sais pas si un psychiatre qui se base sur un film est un bon psychiatre.

Q'en pensez-vous? Devrais-je m'orienter vers quelqu'un de plus averti?
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Re: Jeune homme à la dérive.. A l'aide !

Message par Jhaal » Lun Mars 10, 2014 22:55

Ha ... les psychiatres. :roll:
Oui tu devrais te tourner vers quelqu'un de plus averti. Celui-ci est clairement défectueux et n'y connait manifestement rien.
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Re: Jeune homme à la dérive.. A l'aide !

Message par Anatheia » Mar Mars 11, 2014 0:05

Je te conseille de contacter une/des associations sur l'autisme dans ta région et de leur demander le nom de psychiatres avertis sur ce sujet.
C'est un moyen assez sûr pour tomber sur quelqu'un avec un minimum de compétence sur le sujet.
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Re: Jeune homme à la dérive.. A l'aide !

Message par angostura » Mar Mars 11, 2014 0:17

Il reste encore à démontrer que Rain Man (alias Kim Peek) était autiste.

Depuis 6 ans tu es en dépression, tu changes constamment de psy sous prétexte qu’il ne répond pas à ce que tu attends.

Qu’attends-tu d’un psy ? Qu’il te dise « monsieur, j’accrédite vos recherches ipso facto, et j’en déduis au regard de ce que vous me rapportez que vous êtes aspie » Et là, tu jubiles parce que tu auras satisfaction.

Ton psy veut d’abord savoir qui tu es vraiment, connaitre ton parcours, mais pas tes interprétations ou le rapport de propos d’autrui. C’est ce qu’il a voulu dire par le comptage des allumettes. La faculté (ou la compétence) est la résultante d’un potentiel, c’est ça qu’il veut apprécier chez toi. Toi, tu lui annonce d’emblée que tu fais autant que Rain Man. Ben, démontres-lui.

Si tu prends le contrôle de tes obsessions, tu te maîtrises et tu ne cherches plus à vouloir le convaincre, mais tu te laisses diagnostiquer.

Ah, au fait, tu dis toi-même que tu es dévoré par les obsessions.
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Re: Jeune homme à la dérive.. A l'aide !

Message par uniformalité » Mar Mars 11, 2014 6:45

Szervo a écrit :Salut à tous,

Je reviens de chez le psychiatre et j'ai pensé que ce serait une bonne idée de raconter comment ça s'est passé.
Je lui ai évoqué mes recherches à propos du syndrome d'Asperger et à ma "grande surprise" il m'a parlé de Rain Man, qu'il considérait que tant qu'on avait pas la faculté de compter les allumettes qui tombent sur le sol on était pas Asperger. Il a continué à me parler de névrose obsessionnelle en disant qu'il fallait que je me remue un peu et que je prenne le contrôle de mes obsessions. M'enfin on appelle pas ça une obsession pour rien, sinon ce serait une passion, et la différence entre les deux est nette... Il souhaite me revoir plus souvent, mais je sais pas si un psychiatre qui se base sur un film est un bon psychiatre.

Q'en pensez-vous? Devrais-je m'orienter vers quelqu'un de plus averti?

On dirait le copié/collé de mon précédent message... amusant.

Pour ta question je n'en sais fichtre rien. De mon côté, juste besoin de parler alors le garde
même s'il ne va dans mon sens me suis fais à cela... ;-)

Le problème de la dépression est quelle cache, bien souvent, certains facteurs en alter
d'autres, en ajoute.

Un Psy est vissé sur son siège, agît en fonction de l'enseignement reçus de ses pairs, de
son école de pensée. Ses croyances ne peuvent, à aucun moment, être remises en question, perturbées par des hypothèses, des idées qui ne viennent de lui... qui plus est quand ces idées sont émient par le « malade ».

J'écris malade mais c'est client qu'il faut y lire...

Il est incongru de vouloir soigner une dépression par la chimie. Au mieux ces effets
sont masqués, refoulés, c'est tout. L'idéal n'est de tenter de soigner l'impossible mais
d'en découvrir la source et ainsi, peut-être, pouvoir, l'apprivoiser.

Pour finir:

Psyché, pour moi, est l'âme des poètes non la muse d'un vieux barbu obsédé sexuel.

-uniformalité-

[EDIT]

Je reviens un bref instant pour ajouter:

borderline et SA/TSA ont des symptômes communs, beaucoup en communs... d'ou la difficulté à définir de quelle pathologie il
s'agît. (s'il y a pathologie, ce que j'ignore)

Il n’est pas rare qu’une incertitude règne pendant plusieurs années quant au diagnostic à poser auprès d’un jeune Asperger, en raison du chevauchement observable entre un certain nombre de problématiques de nature neurologique ou psychiatrique, partageant des caractéristiques communes, surtout dans le jeune âge.


Référence: http://cenopfl.com/troubles-apprentissage/troubles_envahissant_developpement_TED/caracteristiques_neuro-cognitives.html

[/EDIT]
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