Asperger ou juste dépressif? (ou les 2)

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Asperger ou juste dépressif? (ou les 2)

Message par redcorp » Lun Jan 27, 2014 11:28

Bonjour
C'est mon interrogation du jour. avec la nouveauté de la situation et ma dépression actuelle (auto-diagnostiquée, comme le SA, d'où mes doutes) est ce qu'on peut prendre une dépression qui traine depuis longtemps pour le syndrome d'asperger? je n'aurai pas posé la question si je n'avais pas développé une phobie sociale qui empire de jour en jour, mais mes souvenirs d'enfance étant ce qu'ils sont (un point à l'horizon) et le peu de personne à qui j'ai parlé de mes suspicions d'Asperger remettant soigneusement mes dires en doutent, je commence à me demander si je ne suis pas en train de me tromper.
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Re: Asperger ou juste dépressif? (ou les 2)

Message par Anatheia » Lun Jan 27, 2014 11:37

Je ne comprends pas comment on peut confondre les deux. Le SA ne se limite pas aux problèmes sociaux.
Il y a les problèmes d'attention, de coordination, le grand besoin de routine/stabilité, une hypersensibilité des 5 sens, une empathie surdéveloppée (dans mon cas), un visage peu expressif... Et j'en passe.

Après, cela dépend des personnes, c'est plus ou moins marqués ou cela peut être absent, mais c'est donc bien différent d'une dépression.
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Re: Asperger ou juste dépressif? (ou les 2)

Message par Jhaal » Lun Jan 27, 2014 12:01

La dépression peut être une conséquence du syndrome d'asperger (comme de beaucoup d'autres choses), pas un symptôme.
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Re: Asperger ou juste dépressif? (ou les 2)

Message par redcorp » Lun Jan 27, 2014 12:05

Anatheia a écrit :Je ne comprends pas comment on peut confondre les deux..


je ne le comprends pas non plus, mais je me laisser influencer par la parole des autres, et mes propres émotions. je le redis, je suis certain d'être asperger à 99%, je le ressens comme ça et je peux argumenter là-dessus.
je suppose que ma fragilité prend le dessus, comme elle l'a toujours fait d'ailleurs.

je m'excuse, je me noie dans les questions en ce moment et je les balance en essayant d'exprimer au mieux ce que je souhaite dire, je ne voudrai pas être mal compris
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Re: Asperger ou juste dépressif? (ou les 2)

Message par Anatheia » Lun Jan 27, 2014 12:16

Tu n'as pas à t'excuser, il est normal de s'interroger. J'exprimais simplement mon incompréhension, je ne jugeais pas.
Je suis très influençable également, parce que je ne me pense pas capable de savoir quoi faire. Je me sens tellement perdue que je me dis que les autres ont forcément raison et pas moi.

Tu es le seul à pouvoir connaitre ton comportement. C'est à toi d'analyser ce que tu fais, ce que tu penses, ce qui t'est difficile, etc. Ton extérieur ne reflète pas forcément tes difficultés, certains d'entre nous sont capables de surcompenser et de toute façon, la plupart des gens sont bien incapables de savoir si ton comportement est lié à une certaine pathologie ou non. Ils n'ont pas ce genre de connaissances, compétences.
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Re: Asperger ou juste dépressif? (ou les 2)

Message par redcorp » Lun Jan 27, 2014 15:16

Anatheia a écrit : la plupart des gens sont bien incapables de savoir si ton comportement est lié à une certaine pathologie ou non. Ils n'ont pas ce genre de connaissances, compétences.


Non ils se contentent de juger, se moquer
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Re: Asperger ou juste dépressif? (ou les 2)

Message par Anatheia » Mar Jan 28, 2014 1:38

Oui, tu as raison. J'ai vulgarisé, j'avais la flemme de dire en détail.
Concernant l'olfaction, je ne sais pas pour vous, mais pour moi c'est un enfer. Je ne supporte que très peu d'odeurs et je vomis dès que je sens une odeur désagréable, je suis obligée de fuir. C'est assez gênant quand c'est une personne qui en est la source.
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Re: Asperger ou juste dépressif? (ou les 2)

Message par Jhaal » Mar Jan 28, 2014 8:20

Anatheia a écrit :Oui, tu as raison. J'ai vulgarisé, j'avais la flemme de dire en détail.
Concernant l'olfaction, je ne sais pas pour vous, mais pour moi c'est un enfer. Je ne supporte que très peu d'odeurs et je vomis dès que je sens une odeur désagréable, je suis obligée de fuir. C'est assez gênant quand c'est une personne qui en est la source.


Vomi sur la personne permettrait d'en masquer les effluves. Ça peut être efficace. :mrgreen:
Je suis assez sensible pour l'olfaction mais je ne pense pas que ce soit extrêmement développé. Ce serait la vue me concernant mais plus encore l'ouïe.
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Re: Asperger ou juste dépressif? (ou les 2)

Message par Jhaal » Mar Jan 28, 2014 8:27

redcorp a écrit :
Anatheia a écrit : la plupart des gens sont bien incapables de savoir si ton comportement est lié à une certaine pathologie ou non. Ils n'ont pas ce genre de connaissances, compétences.


Non ils se contentent de juger, se moquer


Effectivement. Mais ce n'est heureusement pas valable pour tout le monde.
C'est plus marqué lorsque tu es entouré par des personnes immatures _ dans le sens physiologique du terme et donc cognitif mais certaines personnes bien adultes le sont tout autant que des ados ou post ados _
Je crois qu'il est primordial chez les aspi de cesser de tenter de s'intégrer à la masse, d'être compris par tous. Pour autant, il ne s'agit pas de s'isoler. Il existe des personnes, nt, qui ont des modes de vie atypiques, qui ont une vision du monde ouverte et riche et qui ne portent pas de jugement. Mais ceux là, on les trouve également en dehors de la masse. Il sont parfois aussi rebuté par le comportement général de leurs congénère que n'importe quel aspi et ils sont bien plus nombreux qu'on pourrait le croire. Simplement ils sont plus discrets (justement pour pas qu'on les emmerde).
Je sais ça parce-qu'il y en a quelques troupeaux autour de chez moi, peut-être que le limousin est un nid à marginaux ...
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Re: Asperger ou juste dépressif? (ou les 2)

Message par angostura » Mar Jan 28, 2014 13:32

Dans la Creuse surtout, mais c’est aussi un nid à vaches :)
Je ne sais pas si l’isolement est une solution à long terme pour un aspie, bien que cela puisse être un réflexe de par l’agressivité, le rejet, l’incompréhension que lui procure la masse. Etre à l’écart, c’est aussi un moyen de se ressourcer, de garder son intégrité, d’exprimer un raz le bol de la société, de vivre librement un mode/rythme de vie qui ne correspond pas à celui de la masse, de retrouver l’essentiel et les choses simples et vraies. Cependant, le nombre d’aspies, et plus encore celui d’autistes est important, et pire, il n’est que partiellement connu. Minimun 1 enfant sur 150 est touché. Sur une population française estimée de 60 millions d’individus, 400 000 sont autistes, soit près de 54% du Limousin. Des symptômes de l’asperger concernent la société : communication, interaction sociale par exemple. Il s’agit plus d’une altération que d’une carence, or si un aspie est isolé, il va souffrir doublement à moins de trouver un semblable (aspie ou nt atypique), mais il devra aller dans le Limousin si j’ai bien compris. Vu le flux migratoire que cela risque de se produire (à la Woodstock) cela va faire pas mal de pieds dans la bouse. En France, il y a un imperium de la science indiscutable, or le niveau de connaissances sur l’autisme est flou, donc on a affaire à un pouvoir qui veut rester en place et exercer son autorité mais qui en pratique est bien incapable de le faire. Donc cela gèle la situation. Qui plus est, la raison domine l’action. On n’est donc pas prêt d’être pragmatique. Par ailleurs, la France n’est pas douée ni n’a dans son intrinsèque corpus, une volonté d’être et d’aller au-delà de ses frontières. Nos amis anglo-saxons sont bien plus doués pour cela. C’est gênant parce que c’est justement outre-atlantique que les moyens pour gérer l’autisme et intégrer socialement l’individu de manière fluide et avec un minimum de jugement sont mis en œuvre. Enfin, c’est aussi en France que l’on regarde plus ses orteils que le visage de son voisin parce que l’on ne veut pas s’ouvrir aux autres. [je ne parle pas là de la fuite du regard –trait autistique- qui concerne, à mon avis plus, une recherche ou un moyen de réflechir ou se détacher momentanément pour mieux penser intérieurement, processus mental et cognitif dont le but est logique par rapport à la sollicitation première, une réponse, tandis que dans l’autre cas, c’est un statu quo]. Face à ces 3 problèmes que faire ? Eh bien, déjà accepter de se laisser baigner par les approches anglo-saxones, en favorisant les actions de terrains (que mènent les éducateurs par exemple, voire certains psychologues), changer progressivement le mode de pensée de la masse pour s’ouvrir à l’autre, par une sensibilisation et une démocratisation du particularisme (vulgariser et diffuser l’information, faire comprendre que la différence est une richesse pour l’autre et une complémentarité). Il serait souhaitable aussi que la société retrouve ses valeurs essentielles, de l’authenticité, de la simplicité, et un rythme qui laisse au temps et à chacun le moyen de bien faire les bonnes choses sinon c’est vite anxiogène. Enfin, relativiser ou apporter un contre-pouvoir à la science. Car l’enjeu, à mon avis, est d’arriver à une sociabilisation normale, pas à un isolement. Pas au détriment de l’individu bien sûr mais dans la valorisation de chacun, et donc de la société. L’humain est social de nature, et ce qui le différencie de l’animal, c’est qu’il est capable en cas de d’altération ou troubles personnels de l’interaction sociale, de s’adapter, de se faire intégrer, et donc de s’intégrer.

Bon, tout ceci est un peu compliqué alors que cela devrait être au plus complexe au moins simple. Mais j’ai toujours du mal à transcrire ma pensée en une suite d’élements simples et compréhensibles. C’est comme une sorte de coquille qui m’empêche d’être fluide et d’être en accord avec mon écrit. Je suis né bien éveillé mais un petit retard de langage qui m’a toujours poursuivi.
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Re: Asperger ou juste dépressif? (ou les 2)

Message par Jhaal » Mar Jan 28, 2014 13:55

je trouve ça relativement clair ... mais je pense que tu es confronté à une multitudes de pensées et de liaisons cognitives qui arrivent de font, aussi c'est toujours plus compliqué de démêler les fils. Ça donne souvent des digressions.
Pour ma part je trouve ça plaisant à lire ... parce-que je me reconnais.

Non, l'isolement n'est pas une solution. C'est un réflexe. En réalité, je pense que plus un aspi va céder à ce réflexe, plus les contacts lui seront difficiles. Pour autant, il s'agit de ne pas subir les contacts à la façon d'une torture. Pour ce faire il s'agit de parvenir a un cadre et à des rapports avec des humains "compatibles". Et là c'est une gageure.
Modelé son environnement n'est pas simple, et , de fait, les institutions françaises qui pourraient nous donner des outils pour le faire se fourvoient effectivement depuis de nombreuses années dans des schémas de cloisonnement plutôt que d'ouverture.
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