Sans certitude quand à mon état - danger pro

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Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par Jenose » Lun Déc 02, 2013 16:07

Bonjour à tous,

professionnellement à la limite de la fin, je souhaite avoir vos avis sur ce qui fait que le moteur de mes études universitaires devient, aujourd'hui, un obstacle infranchissable. Est ce que mon récit fait écho aux histoires de certains? Je n'ai pas été diagnostiqué, mais ce dernier expliquerait beaucoup, et me permettrait de m'orienter vers les bons thérapeutes, que ce diagnostic confirme ou infirme un SA.

La première chose qui m’avait amené à considérer l’asperger fut un mot clef. Il y a de cela 12 ans, le terme d’ « hyperlexia » m’avait amené à considérer, brièvement, l’idée que je puisse être atteint du syndrome d’Asperger. Je trouvais enfin un mot qui me permettait de qualifier ce qui me rendait un peu « bizarre » aux yeux des gens.
Passons en revue l’avant université : « il s’exprime très bien, mais dieu qu’il est lent en cours ». Le fait que je mémorise, bien involontairement, les mots (qu’ils soient ou non accompagnés d’une définition claire et immuable), fut ma bouée de sauvetage. Je maîtrisais la langue, à l’exclusion des règles de la grammaire (que je ne connais toujours pas, tout comme les conjugaisons, là aussi appliquées automatiquement…). Conséquences :
- entretien avec un psy scolaire alors que j’étais en CP (je ne regardais pas la télévision, imitait les comportements de mes camarades, ceux qui valaient un sourire de l’institutrice, mais sans savoir reproduire ces derniers dans le bon contexte) et quelques séances chez un orthophoniste (« il a une très bonne mémoire visuelle, ça doit compenser un léger retard »).
- Retard global, dans les toutes les matières, exceptées celles où il m’était possible d’exprimer des concepts personnels, ainsi que l’histoire (le but étant de retranscrire une parole verrouillée, sans équivoque, quasi mot à mot)

Passons à l’après-bac. Fin d’une scolarité de cancre, rattrapée in extremis chaque année. C’est lors de ma première année à la fac que le nombre d’expériences créant une distance considérable entre mes camarades et moi a cru. Durant les premières années, la prise de parole supposait chez ces derniers des sourires narquois ou des rires étouffés. Toutefois, j’étais enfin tombé sur un domaine où je semblais doué : la sociologie. Il m’était possible de jouer avec les méthodes, afin d’ « objectiver », comme dit dans le jargon parfois pompeux de la discipline, les mots et actes des gens. Il m’était ensuite possible de conceptualiser sur les analyses ainsi produites. La sociologie, et l’université en général, est un monde tolérant, plus tolérant que l’institution scolaire pré-bac. Il est possible d’y évoluer en étant fou, à côté de la plaque, bizarre. Non, je ne parle pas du côté bizarre du petit jeune issu des milieux privilégiés, et dont le besoin de rébellion le pousse temporairement dans le giron de nos fac sans le sou. Je parle de personnes dont les pathologies sont les principaux moteurs, de personnes dont les névroses et manies supportent un investissement total dans la discipline étudiée. Bref, il s’agissait d’un endroit où ma manière de parler, toujours estimée pompeuse, pouvait « faire sens ». Depuis lors, je construis des méthodologies me permettant de donner un sens à des conventions que je ne comprends, dans un premier temps, absolument pas. Attention, je n’étudie pas « La Société », mais plutôt une petite parcelle des activités, une parcelle assez marginale : je suis passionné par les rapports de dépendances se créant entre les objets techniques et les attitudes et représentations des individus. Je n’en dis pas plus sur le sujet, ce n’est pas le problème. J’ai terminé mes études, une thèse soutenue avec félicitations du jury… « Cool » me diraient certains, « mais où est le problème ? »

Ceux qui connaissent le milieu de la recherche, vous savez qu’une carrière se construit, jusqu’à un certain point, sur les compétences (maitrise des théories, productions d’idées neuves, etc.). Arrivé à un stade – à savoir celui du recrutement – il est de suite question d’autre chose : il faut participer à des colloques, c’est là où les choses se jouent. Pour ceux qui ne connaissent que de loin : le colloque c’est l’endroit où des chercheurs prennent le prétexte de l’exposé scientifique pour construire des liens « para-professionnels ». Ce sont toutes les discussions périphériques aux exposés, où s’entremêlent les registres du privé et du professionnel, qui déterminent – parmi d’autres facteurs relevant le plus souvent de ce lien équivoque – qui peut être recruté sur tel ou tel poste.
Je ne sais pas faire cela. Je ne sais pas mêler la discussion précise à celle plus arbitraire et instable de la conversation de café. Je ne sais pas si mes actes relèvent de l’excès de familiarité ou sont « dans le bon ton », c’est-à-dire dans le bon registre de langage, d’attitude. Bourde après bourde, je sais ne réaliser quels sont les « faux pas » que lorsqu’ils me sont signalés. Tous les deux mois, une bonne âme me précise que je n’aurai pas dû faire ceci ou cela…reste que les erreurs non-signalées font que je sais me disqualifier, quotidiennement, dans ma vie professionnelle. Les gens sentent que quelque chose ne va pas, notamment quand je passe du registre informel (discussion de couloir), à celui de l’intervention orale. Je sais que quelque chose change, et choc les gens (quelqu’un m’a dit, un jour, qu’on entend un présentateur de télé parler à ma place…ce qui est une insulte, dans mon domaine, je précise). Je sais que mes attitudes, aussi, sont étranges : mes expressions paraissent faussées, j’agis « théâtralement » en un sens (mimique, intonation, ponctuations des phrases, etc.). Au moins, cela amuse les étudiants, c’est déjà ça.

Près de 12 ans plus tard, ce n’est donc plus le mot clef « hyperlexia » qui me ramène à cette question du syndrome d’asperger, c’est mon incapacité à comprendre les conventions, mon absence d’habilité sociale comme cela semble être exprimé communément. Peut être puis-je revenir sur les caractéristiques plus proche de ce qui peut être retrouvé ici et là, des attributs que certains membres du forum partagent : un seul ami, qui partage un goût marqué pour les discussions d’épistémologie et de méthodologie. Aucun manque de ce côté-là. Pas d’activité sociale autre que mes déplacements vers l’université. Je suis marié, avec une femme qui accepte de prendre en charge tout ce que je ne sais pas faire (l’administratif, l’organisation, le linge…et oui) ; je précise ne pas être un poids mort et contribuer du mieux que je le peux à mon foyer (présence, cuisine). J’ai également eu un enfant. Nb : l’un et l’autre procèdent davantage de ma femme, qui laissait entendre qu’elle pouvait se lasser si je n’acceptais pas de me lancer, sans cela je n’étais pas spécialement pressé. Je précise être très heureux aujourd’hui, et avoir découvert qu’un bébé est certes une merveille que l’on peut chérir, mais aussi un fantastique régulateur : avec lui, la routine n’est plus à justifier auprès des gens, elle fait sens, et devient d’ailleurs un marqueur positif (« rendez vous compte, il garde sa petite au lieu de venir à notre soirée, quel homme bien ! »Ok, je force le trait mais c’est ça l’idée). Une femme merveilleuse aussi, qui tolère ma passion pour la lutherie. Heureusement que mes passions d’enfant (mycologie, virologie), ne sont plus d’actualité…la maison ne ressemblerait à rien.
Désolé de m’étendre à ce point. Je souhaitais donner un descriptif plus formel, mais il me semblait utile de vous laisser juges de ce qui, dans ce parcours, relève de la banalité même, ou pourrait potentiellement renvoyer à un SA.

Comme l’évoque le titre, je cherche à avoir vos avis. Non que je souhaite revendiquer la chose (si je le fais, je suis grillé professionnellement), mais plus pour m’orienter – en très grande vitesse – vers les bonnes thérapies. Comme souligné, mon éviction du cénacle académique me parait être imminente. Et j’aime mon métier (je suis actuellement, et ce depuis 3 ans, enseignant en Master, mais sur des contrats renouvelables tous les ans).

J’ai pris rendez-vous pour un diagnostic au CRA de ma région : 1 an d’attente avant de pouvoir fixer un rendez-vous……
Merci d’avoir eu la patience de lire cette trop longue question jusqu’à son terme,
Bien à vous,
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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par Jenose » Lun Déc 02, 2013 17:05

Merci pour votre opinion. En effet, mes problèmes sont sans commune mesure avec ceux vécus par bon nombre des membres du forum. Et je souligne ne pas chercher à mettre en place d'équivalence entre ces vécus et le miens. Disons que certains traits de mon comportement - disqualifiant socialement sans pour autant tomber dans la médicalisation - me renvoient à trois idées:
- je suis un peu lent. Je n'ai pas de mauvaise appréhension de l'implicite, je suis juste "gentil"
- je suis un pervers, sans empathie, qui "connait les notes sans comprendre la musique" (expression qu'il me semble avoir entendu au sujet des pervers narcissiques)
- je peux, dans une certaine mesure, trouver une place sur le spectre autistique, sans pour autant posséder ces capacités extraordinaires que quelques uns d'entre-vous semblent partager (je ne mémorise pas un livre en une lecture, c'est clair).

Je préfère que mon orgueil en prenne un coup. Si vous estimez, du fait de votre expérience, qu'il s'agit plutôt des deux premières idées évoquées ci-dessus, allez y franco.
Si la troisième vous semble plausible, je dois avouer fonder beaucoup d'espoir sur les effets pouvant être attendus des groupes d'habileté sociale. Il semble que l'on ne bénéficie de ces "entraînements" qu'en étant diagnostiqué.

Il est certainement impossible de poser un jugement arrêté avec si peu d'informations. Après, disons que je suis curieux de savoir si je me suis simplement "fait un film", auquel cas je m'excuse sincèrement de vous avoir fait perdre votre temps. Si, en revanche, il s'avère que l'une de ces données fait résonance avec le parcours de quelqu'un, peut être pourrais-je alors entamer un dialogue plus sérieux et décortiquer tout cela avec vous.

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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par Jenose » Lun Déc 02, 2013 18:04

Danielt, c'est peu rassurant tout cela, mais merci de cette honnêteté.
Je pensais vraiment que cette forme de mise en situation pouvait produire "un déclic"....quelque chose qui n'est jamais arrivé, et qui m'impose toujours de me creuser la tête pour construire un dialogue quelconque avec les collègues, amis ou membres de la famille; qui me fait me sentir étranger en présence de personnes qui dansent, qui m'impose de guetter les expressions des visages pour savoir si je dois grimacer ou sourire lorsque quelqu'un parle de ce qu'il a vécu la veille.

Je ne sais pas si mon mode de fonctionnement actuel est durable, et je doute qu'un travail sur soi puisse me permettre d'évoluer positivement sur ce point du discernement de l'implicite. Au jour d'aujourd'hui, je suis encore à flot parce que j'ai eu le temps d'anticiper chaque rencontre importante, en m'accordant une journée pour rédiger un email, ou en me donnant 48 heures pour préparer une rencontre décisive. Au-delà de la sphère professionnelle, je voudrais que l'on cesse de me renvoyer à la tête que je suis, soit "méprisant et pédant", soit "trop idiot pour comprendre", bizarrement les deux seules catégories dans lesquelles les gens me rencontrant sont amenées à le placer. D'autre part, au-delà de l'entrainement prescrit par des animateurs et éducateurs au sein des groupes d'Habiletés sociales, existe t il un moyen d'apprendre à feindre tout en se faisant emporter par ce jeu, au point d'en oublier qu'il est calculé et non intuitif? Je ne fais pas de rhétorique, cette question est certes naïve, mais reste bien posée au premier degré.

Dans tous les cas, merci Danielt pour ces propos sans fards.

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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par Jhaal » Lun Déc 02, 2013 18:42

L'option de ce qu'on appel pervers narcissique est incompatible, selon ce que j'en ai vu, avec le terme gentil que tu évoque tout de suite avant.
J'ai croisé deux personnes relevant de ces critères et un autre cas m'a été décris pas une personne très proche. Aucun de ces individus n'aurait jamais pu être qualifié de "gentil".

Quand à l'apprentissage, je ne sait pas. Il est possible d'apprendre à éviter les situations anxiogènes et à modeler son environnement afin de ne pas souffrir de son opposition systémique à notre fonctionnement.
Par contre le fait de vouloir de fondre dans la masse à des effet pervers.
Premièrement l'efficacité est discutable?
Deuxièmement, ce n'est pas viable sur le long terme car cela demande une telle énergie que cela peut provoquer une angoisse persistante et une dépression profonde à la longue. Ce n'est tout bonnement pas naturel.
Je suis moi même diagnostiqué, mais rangé dans l'échelle "modérée". Mes symptômes sont peu handicapants comparé à ceux de nombre de personne ici présentes.
Pendant de longues années, j'ai tenté de faire le caméléon. Avec un succès relatif ... j'ai toujours semblé bizarre et à la marge quoique je fasse.
À la longue, c'est de plus en plus difficile à faire et j'en ai en tout cas de moins en moins l'énergie et de moins en moins envie.

La solution pour moi, est, si possible, dans la modélisation de son environnement immédiat. Des interactions sociales choisies et non imposées par une immersion dans un milieu professionnel imposé (par exemple). Une fois éliminées les sources d'anxiété quotidiennes, il devient plus facile de faire des expériences ponctuelles pour mesurer certains paramètres sociaux et la façon de les aborder.
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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par Jenose » Jeu Déc 05, 2013 12:07

Bonjour à tous,

Danielt, en effet, c’est une bonne manière de résumer ce qui m’handicape, notamment en ce moment ; la séduction – que j’assimilerai davantage à la maitrise et l’exposition d’une image de soi attestant de l’appartenance à un corps de métier – est une chose que je suis obligé de réduire au « bon usage » de quelques données objectives : codes vestimentaires, mots clefs, auteurs de référence …tout cela, j’appréhende. Je tâche, du mieux que je peux, de remobiliser ces signaux, communiquant aux collègues que, même « décalé », j’appartiens à leur chapelle. Sans grand succès, n’ayant pas été qualifié aux fonctions de maitre de conférences.

Jhaal, finalement, étant donné que tu as été diagnostiqué sans être de ceux qui se retrouvent dans l'incapacité totale d'assimiler les conventions les plus simples, est-ce que cette étiquette fut un mal nécessaire, au sens où cela te permet de te construire différemment (tu évoques le fait de discipliner ton environnement, de circonscrire qui tu choisis d’intégrer, ou non, dans tes routines) ? Est-ce plutôt délétère ? Disons la chose autrement: est-il pertinent de chercher à vérifier si l'on est atteint du SA dans le cas où l'on se situe dans un état mitoyen, plus proche des personnes "neurotypiques" (corrigez-moi si le terme est employé à mauvais escient) que de celles profondément handicapées sur le plan des relations sociales (les exemples qu’évoque Danielt sont assez parlant) ?

Je vois que cette étiquette de SA peut être revendiquée par des personnes tout à fait normales, des personnes ayant visiblement une personnalité fragile, et étant à la recherche de caractéristiques qui les revaloriseraient sur le plan social (le SA semble bénéficier, lorsqu'il est médiatisé, d'une presse faisant principalement état des attributs intellectuels) tout en justifiant des états marginaux, allant de la non-insertion professionnelle aux échecs sentimentaux (les terminologies employées sur certains blogs sont à mon sens très choquantes: être en passe d’obtenir « le précieux sésame » en référence à un diagnostic qui identifie une inhabileté, une incurabilité….Je précise qu’il s’agissait d’une personne qui a finalement obtenu un diagnostic invalidant l’hypothèse du SA). A l’inverse, je me demande si, lorsque l’on est relativement bien inséré socialement, l’étiquette du SA risque d’envenimer les choses. Cela n’implique-t-il pas, pour l’individu, de réviser l’ensemble de ses choix personnels en fonction de ce seul et unique facteur, chose pouvant être peu gênante, voire salutaire, pour la personne concernée, mais potentiellement dévastatrice pour ce qui est des relations intimes et professionnelles (je doute, par exemple, que les universités seraient nombreuses à se presser pour recruter quelqu’un qui a été étiqueté « Autiste »). En bref, si le diagnostic est indiscutablement utile aux personnes les plus atteintes, n’est-il pas inversement un poids supplémentaire, un risque additionnel conduisant à la marginalisation, chez une personne certes « un peu à la marge », mais pourtant fonctionnelle en tant qu’adulte (relativement) autonome ?

Danielt, Jhaal, pensez-vous que vos diagnostics positifs vous ont été bénéfiques ? Pensez-vous qu’il en est globalement de même pour les personnes moins handicapées, celles appréhendant les conventions et pratiques sociales que tu donnes en exemple Danielt ?

Bien à vous,
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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par Jenose » Jeu Déc 05, 2013 14:36

Sternburg, c'est précisément ce que je crains. Je ne sais pas quel rôle est assumé par le corps médical dans les suites d'un diagnostique, je crois savoir que tu es particulièrement bien placé pour intervenir sur ce point (tu boucles des études de médecine il me semble). J'imagine que les personnels des CRA sont impliqués et engagés - il me semble, par exemple, y retrouver des marques d'attention envers les patients, à la différence de ce que j'ai pu voir dans des structures similaires (le centre de lutte contre la douleur de Lille par exemple). Toutefois, je me demande quel genre de machine est lancé lorsque l'on est, en France, diagnostiqué: remise en cause des compétences parentales en cas de faiblesse temporaire (une dépression par exemple), mise en défaut lors du partage des gardes en cas de divorce, etc. Cette dimension délétère ressort dans la présente conversation parce que j'aborde ce thème des conséquences négatives du diagnostic, ou parce qu'elle constitue un aspect central du quotidien des diagnostiqués? Je réalise qu'il peut y avoir de l'indiscrétion dans ces questions, pardon par avance si je me permet trop de choses sur ce forum.

En vous lisant, il me semble comprendre qu'il est préférable d'éviter l'institution médicale lorsque l'on est peut-être atteint, mais de manière non-invalidante, par le SA.

Bien à vous,

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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par Jenose » Jeu Déc 05, 2013 16:57

Le DSM est une belle machine de psychiatrisation du moindre trouble apparemment. Je suis choqué par cet exemple que tu nous donnes Sternburg. Oui, je suppose que tomber sur un psychiatre un peu positiviste sur les bord peut conduire au diagnostic d'une schizophrénie, en lieu et place d'une reconnaissance d'un SA. Ne disposant pas de preuves "formelles" - quantifiées et normalisées - d'une propriété, c'est vers les pathologies reconnues que certains professionnels de la médecine peuvent se tourner. Il me semble avoir compris que d'autres phénomènes entrent dans ce cadre (la fybromialgie, maladie sans cause arrêtée, est non reconnue par certains tandis que reconnue par d'autres).

Je pensais sincèrement qu'à la vue des dernières innovations théoriques (neurosciences par exemple) certains professionnels prendraient un minimum de distance sur les cas de pathologies où différents diagnostics sont en concurrence. Bref, je m'égare, et regrette que le diagnostic ait, compte tenu de ces circonstances, à être réduit à un "mal nécessaire" à la survie des plus atteints.

Que dire finalement, sinon que ces quelques intuitions concernant l'origine de mon "incompétence sociale" devront rester au stade de preuve de ma "lenteur"....une vie passée à être celui dont on rit, c'est pas réjouissant.

Au fait, concernant la médication, cela fait 6 ans que je fonctionne grâce à de belles doses de tramadol (400mg/jr) et de prégabaline (600mg/jr). J'appréhende le jour où ce traitement cessera; j'ai réussi à fonctionner, à prendre la parole devant quantités d'étudiants, à rédiger une thèse malgré un directeur difficilement supportable, précisément car ces médocs rendent mes actes plus "légers", en ce sens qu'ils me permettent de me couper de leurs conséquences (je ne sais pas si cette manière d'amener la chose fait sens pour vous).

Bien à vous,

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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par Jhaal » Jeu Déc 05, 2013 22:28

Je crois qu'il ne faut jamais se faire diagnostiquer si c'est pour les autres, dans le sens où on veut être reconnu et porter le drapeau d'asperger bien haut ... dans le but d'être accepté pour qui on est.
Nous ne seront jamais acceptés pour qui on est par un tas d'inconnus ignorants (dans le sens n'ayant pas d'information valides).
Tout au plus pouvons-nous l'être de gens proches. Mais qu'ils aient besoin d'un diagnostique pour ce faire serait réellement malheureux. Pourtant on ne compte pas le nombre de gens proches qui ne savent pas qui on est en réalité. J'ai passé ma vie à me cacher de mes proches.

Par contre, si on le fait pour sois, afin de mieux s'assumer et de cesser de culpabiliser pour des différences qu'on prenait pour des tares profondes et explicable uniquement par notre connerie abyssale ... alors le diagnostique peut aider.
Il peut permettre d'accepter des impossibilités d'interaction, de les contourner consciemment et de modeler son environnement afin de se l'approprier et d'y vivre avec moins d'angoisses.
Il permet aussi, dans le cas de personnes proches, de leur donner le "mode d'emploi" afin que leur existence n'entre pas conflit avec la notre.

Quant aux psychiatres, comme je l'ai dis ailleurs, ils sont des chimistes. leur but est de protéger la société de gens comme nous par le biais de produit chimique qui éteignent qui on est. Leur but n'est pas de nous faire aller mieux.
Aussi passé le diagnostique si on doit avoir affaire à eux, il s'agit de les fuir.
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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par Jhaal » Ven Déc 06, 2013 8:43

sternburg a écrit :je trouve ça triste que personne semble en mesure d admettre la possibilité de la différence.

que ce soit envers les aspis ou envers les schizos, les NT constatent des symptomes qui ne sont pas en soi nuisibles pour autrui puisque ne commettons aucun mal, et à partir de ces particularités ils expliquent en projettant leurs propres mécanismes pour expliquer notre différence. celà donne dans les deux cas un résultat d ignomonie qu est le pur miroir de la conscience NT. Il ne découle que de la projection qui se double d une negation de la différence et s acharne à expliquer en appliquant ses propres mécanismes mentaux.

du coup, d une l aspi ou le schizo ne commet pas de mal, donc aucun effet nuisible. ensuite selon les mecanismes propres de sa conscience il n y a pas non plus aucun crime mental, l aspi et le schizo sont purs.

par contre la négation et la projection du NT en font un monstre: parce qu ils ne peuvent pas le comprendre.


Je ne crois pas qu'aucun schizo ou autiste soient incapable de faire du mal. J'ai connu un schizo qui frappait sa femme régulièrement et elle a été contrainte de fuir. Par contre, si un schizo fait du mal, on mettra sa nuisance exclusivement au crédit de sa spécificité cognitive et non du fait qu'ils s'agit probablement d'un gros con. Et donc, il subira la coercition à cause de sa schizophrénie et pas parce-qu'il est un gros con.
On enferme pas les gens pour grosse connerie. C'est dommage.
Ça laisse le droit aux gens d'être des connards, mais ça leur laisse pas le droit d'être autiste ou schizo.
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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par parabellum » Ven Déc 06, 2013 12:35

Discours victimaires.

La différence n'est pas une vertu et la connerie pas un vice. Je comprends aisément ce qui se cache derrière ce genre de discours: un désir amer bien égoïste et vindicatif d'appliquer ses propres loi, Jhaal devrait regarder la série des inspecteurs Harry et Sternbeurk lire Justine ou les malheurs de la vertu.
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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par Jhaal » Ven Déc 06, 2013 12:48

parabellum a écrit :Discours victimaires.

La différence n'est pas une vertu et la connerie pas un vice. Je comprends aisément ce qui se cache derrière ce genre de discours: un désir amer bien égoïste et vindicatif d'appliquer ses propres loi, Jhaal devrait regarder la série des inspecteurs Harry et Sternbeurk lire Justine ou les malheurs de la vertu.


La connerie n'est pas un vice, je suis d'accord. Et en principe elle ne me dérange pas, c'est l'affaire des cons d'être cons. Ce qui me dérange c'est lorsque le con se met à nuire aux autre parce-qu'il est con.
Et bien entendu qu'une quelconque particularité de fonctionnement n'est pas une vertus et ne dédouane en rien de la nuisance qu'on pourrait provoquer.
Il n'y a aucune excuse à la nuisance, juste des explications (éventuellement).
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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par Jenose » Ven Déc 06, 2013 13:08

En fait ton propos Jhaal répond à la question que je posais - de manière certes trop diluée - plus haut, en évoquant notamment le cas du divorce et de ses conséquences lorsque l'on a été diagnostiqué: de père pas très doué pour la vie quotidienne, la personne peut en venir à être réduite à la simple qualité d'autiste. Vous voyez, c'est précisément l'usage de cette étiquette qui m'inquiète: quelle fonction le diagnostic est amené à assurer, non pas pour la personne diagnostiquée, mais pour les personnes qu''il va être amené à côtoyer:
- une donnée permettant d'expliquer certaines défaillances, mais qui ne remet pas en cause les compétences objectives de cette personne (par là j'entends compétences sanctionnées, par diplôme, ou par démonstration empirique - type programmation de quelques lignes de codes en guise de test lors d'un entretien d'embauche)?
- une donnée qui va déterminer la lecture que le tout venant aura de l'autiste, et ce de manière globale: de l'incompétence à la compétence, tout est considéré comme étant le produit de cette anormalité? De personne atténuée sur certains pans de sa vie, et acceptée comme telle, on passe au "phénomène de foire", qui intrigue mais, au bout d'un certain temps, incommode.

Parabellum, tu aurais davantage confiance en l'institution médicale et les bénéfices tirés d'un diagnostic, à l'instar de Jhaal qui, s'il semble bien sceptique quant à la bienveillance du quidam, et de celles des psychiatres français, souligne tout de même que cela peut constituer un support, une explication légitime à une vie menée non-conformément aux attendus sociaux (exempt de soirées hebdomadaires avec des "bandes" de potes, exempt de l'appréciation du jeu de séduction permanent que l'on peut retrouver au quotidien, exempt de la recherche du contact social, etc.)?

A la lecture de vos quelques témoignages, il semble plus cohérent d'éviter la rencontre avec l'institution tant que l'on est en mesure de fonctionner sans cette dernière. Je résume bien?

J'espère ne pas avoir provoqué de querelles en posant mes quelques questions, si oui je m'en excuse

bien à vous,

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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par parabellum » Ven Déc 06, 2013 13:45

Jhaal a écrit :
parabellum a écrit :Discours victimaires.

La différence n'est pas une vertu et la connerie pas un vice. Je comprends aisément ce qui se cache derrière ce genre de discours: un désir amer bien égoïste et vindicatif d'appliquer ses propres loi, Jhaal devrait regarder la série des inspecteurs Harry et Sternbeurk lire Justine ou les malheurs de la vertu.


La connerie n'est pas un vice, je suis d'accord. Et en principe elle ne me dérange pas, c'est l'affaire des cons d'être cons. Ce qui me dérange c'est lorsque le con se met à nuire aux autre parce-qu'il est con.
Et bien entendu qu'une quelconque particularité de fonctionnement n'est pas une vertus et ne dédouane en rien de la nuisance qu'on pourrait provoquer.
Il n'y a aucune excuse à la nuisance, juste des explications (éventuellement).


Il n'y a rien de plus relatif que la connerie...si les tribunaux commençaient leurs réquisitoires par: vu votre degré élevé de connerie monsieur ou ce sera 5 ans fermes pour connerie aggravée ou votre connerie constitue une circonstance aggravante, on ne s'en sortirait pas, la connerie n'est pas une donnée objective et on ne peut punir les gens pour le jugement moral ou éthique que l'on tient sur eux. Enfin, "on" devrait pas...

Désolé d'avoir à vous dire ça mais pour le moment et à la lecture de ce forum, ce sont les autistes que je trouve un peu cons...ce qui est souvent qualifié de connerie c'est l'opposition, une certaine forme de prétention, un manque qui est souvent considéré comme un refus de savoir vivre ensemble. Bien sur c'est lié aux symptômes mais bcp de propos tenus ici reflètent cette forme de connerie, motivée par l'amertume et la souffrance. Je continue d'étudier ça.
parabellum
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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par parabellum » Ven Déc 06, 2013 14:06

Jenose a écrit :En fait ton propos Jhaal répond à la question que je posais - de manière certes trop diluée - plus haut, en évoquant notamment le cas du divorce et de ses conséquences lorsque l'on a été diagnostiqué: de père pas très doué pour la vie quotidienne, la personne peut en venir à être réduite à la simple qualité d'autiste. Vous voyez, c'est précisément l'usage de cette étiquette qui m'inquiète: quelle fonction le diagnostic est amené à assurer, non pas pour la personne diagnostiquée, mais pour les personnes qu''il va être amené à côtoyer:
- une donnée permettant d'expliquer certaines défaillances, mais qui ne remet pas en cause les compétences objectives de cette personne (par là j'entends compétences sanctionnées, par diplôme, ou par démonstration empirique - type programmation de quelques lignes de codes en guise de test lors d'un entretien d'embauche)?
- une donnée qui va déterminer la lecture que le tout venant aura de l'autiste, et ce de manière globale: de l'incompétence à la compétence, tout est considéré comme étant le produit de cette anormalité? De personne atténuée sur certains pans de sa vie, et acceptée comme telle, on passe au "phénomène de foire", qui intrigue mais, au bout d'un certain temps, incommode.

Parabellum, tu aurais davantage confiance en l'institution médicale et les bénéfices tirés d'un diagnostic, à l'instar de Jhaal qui, s'il semble bien sceptique quant à la bienveillance du quidam, et de celles des psychiatres français, souligne tout de même que cela peut constituer un support, une explication légitime à une vie menée non-conformément aux attendus sociaux (exempt de soirées hebdomadaires avec des "bandes" de potes, exempt de l'appréciation du jeu de séduction permanent que l'on peut retrouver au quotidien, exempt de la recherche du contact social, etc.)?

A la lecture de vos quelques témoignages, il semble plus cohérent d'éviter la rencontre avec l'institution tant que l'on est en mesure de fonctionner sans cette dernière. Je résume bien?

J'espère ne pas avoir provoqué de querelles en posant mes quelques questions, si oui je m'en excuse

bien à vous,

Jenose


J'ai pas d'avis sur ce que tu devrais faire ou pas, je suis pas autiste mais schizo, faudrait déjà savoir ce que pourrait t'apporter la reconnaissance d'un tel diag et si tu en as vraiment besoin. Le risque (minime selon moi) c'est qu'ils te trouvent autre chose comme dit Sternbeurk et que ça entraîne des complications. Perso, si je peux le placer que je suis schizo, je le fais, je préfère que les gens sachent pourquoi je suis bizarre...

Pour revenir à la connerie, un type qui tabasse sa femme j'appelle pas ça forcément un con mais un type violent, un lâche, une brute, un frustré etc pour moi, la connerie est plus un état d'esprit et une forme de rapport au monde et aux autres qui ne correspondent pas aux miens, que je réprouve et considère comme mauvais et stupide c'est pour ça que je dis que c'est relatif.
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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par Jenose » Ven Déc 06, 2013 15:02

Je laisse à part la question du type violent, ne sachant pas trop quoi dire sur ce point - à part que vous avez tous les deux raisons quant au fait que c'est un con violent :mrgreen:

Merci du conseil parabellum. Je pense qu'un diagnostic m'aiderait beaucoup à m'accepter. Il me faudrait être sacrément narcissique pour penser que les autres n'y voient rien et que, en ce sens, leurs rires, regards en coin, incrédulité face à mes propos, ne soient que la preuve de leur imbécillité. Voilà pourquoi je parle de légitimité. A l'heure actuelle, mon comportement et mes maladresses se trouvent forcément qualifiées à l'aune des catégories de la normalité: incapable d'intégrer les conventions = "lent"; isolé socialement = "asocial"; trop prompt à croire les autres et à prendre leurs réflexions au premier degré = "naïf"; etc. Je doute que ces qualités soient celles qui permettent la meilleure intégration dans une vie professionnelle quelconque.
En revanche, si ce diagnostic implique d'être marginalisé par ses propres proches, et de devoir garder cela secret sans quoi l'on est mis au banc, là c'est une autre affaire. C'est pourquoi je tâche de vous sonder sur ce coup là, et vous interroge sur les conséquences de vos diagnostics (avec toujours la même proposition de réponse assez manichéenne : oui les gens m'ont accepté, non ils ne peuvent s'empêcher de tout reconsidérer en fonction de la prémisse "est autiste")

A priori, et c'est le consensus auquel on aboutit ici, pas de diagnostic est la meilleure option.

Bien à vous,

Jenose
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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par Jhaal » Ven Déc 06, 2013 19:29

parabellum a écrit :
Pour revenir à la connerie, un type qui tabasse sa femme j'appelle pas ça forcément un con mais un type violent, un lâche, une brute, un frustré etc pour moi, la connerie est plus un état d'esprit et une forme de rapport au monde et aux autres qui ne correspondent pas aux miens, que je réprouve et considère comme mauvais et stupide c'est pour ça que je dis que c'est relatif.


Bien sur que la connerie est relative. Mon commentaire sur le fait que les connards ne pouvaient pas être enfermés était plus une plaisanterie qu'un projet. Simplement face à quelqu'un de nuisible et que, relativement à mon paradigme, je qualifierais de connard, bien entendu j'aimerais qu'il soit possible de faire en sorte qu'il ne soit plus nuisible. mais la solution la plus viable est celle de se détourner de lui.
Je résume souvent (et je l'ai déjà fait ici) la technique pour ne pas être trop con selon mes propres critères à une petite phrase qu'il est assez facile à mettre en application en général : ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.
Le principe de nuisance est toujours établi en fonction de ce qu'on considère nuisible pour sois même.
En dehors de ce cadre, il est impossible de se projeter sur ce qui acceptable pour l'autre ou non.

@ Jenose : Oui, tu as bien résumé, Si tu peux fonctionner sans avoir besoin d'aide (une information peut être une aide), alors le diagnostique est largement superflu.
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Re: Sans certitude quand à mon état - danger pro

Message par Jenose » Lun Déc 09, 2013 10:46

Merci Jhaal, et à vous autres, pour vos avis respectifs.

Et bien, je ne suis pas contre le fait de glaner davantage d'informations maintenant qu'il semble plus problématique qu'autre chose d'aller vers un diagnostic. Ne pas savoir semble un moindre mal au regard de certaines des expériences mises en perspective dans les récits des membres de ce forum. Je dois avouer que ma fille atteignant un âge où ses traits de caractère deviennent saillant, je suis parfois inquiet de la voir courir dans tous les sens lorsque les autres enfants sont focalisés sur un spectacle, ou se mettre d'elle-même à l'écart lorsque ses camarades jouent ensemble...Mais bon, ma petite n'a que 19 mois donc il est certain que je m'inquiète un peu trop :wink:

Je vais rester encore un peu sur le forum, mais sans sentiment particulier d'agir de manière cohérente: je doute qu'il y ait beaucoup de non-diagnostiqués passant du temps ici. Toutefois, si l'un de vous est amené à passer sur Lille un de ces jours, je serais très heureux de pouvoir un peu échanger avec lui, notamment pour que ce dernier puisse me dire si, à son opinion, j'ai raison de continuer à fréquenter ce forum, ou si je n'ai absolument pas ma place ici.

Edit: je vais passer sur Paris la semaine prochaine, à un événement où je vais avoir l'occasion de croiser de nombreux anciens collègues, ainsi que des concurrents directs pour les futurs recrutements aux postes de maitre de conf'. Autant dire que je me sens un peu comme une merde :mrgreen: Si l'un de vous a un petit vingt minutes dans la journée de mardi prochain pour discuter, et se faire une opinion, j'offre le café et mes plus sincères remerciements.

Bien à vous,

Jenose
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