Asperger et médecins agréés

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Asperger et médecins agréés

Message par Invité » Lun Déc 07, 2009 11:33

Je soulève un problème difficile pour les Aspergers quand ils y sont confronté dans la réalité.

Sans vouloir généraliser (il y a des gens honnêtes partout) : il existe en France une catégorie particulière de médecins dit agréés, les médecins agréés, c'est à dire ayant l'agréement d'une préfecture, exerçant dans le comités médicaux d'une ou de réforme d'une DDASS, on en trouves les listes par Google ou autres moteurs de recherche.

Ils se qualifient ou sont qualifiés d'experts alors qu'ils ne sont en majorité aucunement assermentés auprès au moins d'une Cour d'Appel, un véritable expert étant judiciaire. On en trouve aussi les listes sur internet.
Une situation proche de soit disants "experts" existe aussi dans les assurances.

Une véritable expertise fait au moins 10 - 20 pages, tandis que les médecins agréés produisent maximum 2 pages souvent pleine d'incohérences, voire même un tiers de page sans aucune argumentation, si ce n'est le mot expertise.

Ces médecins agréés ont pour spécialité les contres visites... c'est à dire en pratique, et en schématisant d'après expériences et recoupements, assez fréquemment et même davantage, presque systématiquement, de contredire généralement dans le régistre de la diffamation, ce qui n'est pas du registre du contradictoire, votre ou vos médecins qui ne sont pas moins Docteurs en médecines légalement soumis au même Code de déontologie médicale que normalement les médecins agréés (décret n° 95-1000 du 6.09.1995)
http://www.conseil-national.medecin.fr/ ... brique.php.

Il y a peu de médecins spécialistes du Syndrome Asperger en France et à ma connaissance, les médecins agréés n'en sont pas.

Je vous laisse alors imaginer ce que peut donner un Asperger en prise avec ce genre de médecins (psychiatres) qui n'y connaissent rien tout en prétendant le contraire, et enfreignent souvent de multiples dispositions du Code de déontologie médicale en imaginant être "au dessus des lois" (préfecture oblige selon eux...laquelle ?).

La solution déontologique n'est alors pas simple, puisque pour traduire éffectivement un tel médecin agréé devant le conseil l'Ordre des médecins, c'est indirect il faut écrire ou au Préfet, ou au Procureur, ou au Minsistre de la Santé qui suit ou pas.

Qui plus est les médecins agréés relevent selon certaines "autorités" du privé et selon d'autres du public.
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Re: Asperger et médecins agréés

Message par omega » Lun Déc 07, 2009 12:25

Le problèmes des médecins, c'est que ce sont avant tout des humains.
Si on leur colle une étiquette flatteuse d'"expert" ou "agréé", qui leur procure une certaine supériorité et un certain pouvoir, ils ne seront pas forcément enclins à y renoncer sur un quelconque domaine qu'ils ne maîtrisent pas...

Space a écrit :Je vous laisse alors imaginer ce que peut donner un Asperger en prise avec ce genre de médecins (psychiatres) qui n'y connaissent rien tout en prétendant le contraire, et enfreignent souvent de multiples dispositions du Code de déontologie médicale en imaginant être "au dessus des lois" (préfecture oblige selon eux...laquelle ?).

Ben le mieux, ce serait sans doute d'éviter que cela n'arrive... ;)
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Message par Invité » Lun Déc 07, 2009 14:13

Je suis d'accord concernant la nature humaine des médecins.

J'ai rencontré pas mal de médecins dans ma vie, y compris ordinaires dont certains ne m'ont pas plus pour diverses raisons dont surtout déontologiques.

Mais je dois dire que les médecins agréés par la Préfecture que j'ai rencontré, et ils sont une vingtaine, aucun n'était conforme à des dispositions éssentielles du Code de déontologie médicale.

Quant aux experts judiciaires, c'est à ma connaissance fifti fiti, j'en ai eu deux assermenté d'une Cour d'Appel, l'un jeune était carrèment out, il n'est d'ailleurs plus expert, et l'autre doyen plutôt respectueux mais sans diagnostic pertinent.

Il faut dire que le Syndrome Asperger fait partie en France du groupe des maladies rares relevant de Orphanet (cf. site internet) ou du Centre des Maladies Rares (site aussi).

Par contre j'ai consulté des experts judiciares nationaux qui eux respectaient la déontologie, mais ils sont à la retraite, et j'en suis moins sur pour les actuels, et même pas sur du tout pour les avoir consulté, et ils connaissent encore moins le syndrome Asperger, les précédents en ayant eu quand même idée, un peu, ou du moins ce qu'ils ne connaissaient pas ils n'avait pas la prétention de faire comme il le savait, les études de médecines qu'ils avaient suivies étaient à base des humanités, et non pas seulement de scientifique, les médecins actuels étant nettement moins cultivé en ce sens, ce qui est à mon sens dommageable.

Je pend deux exemples sans les noms (uniquement en mp) :

Un jeune psychiatre expert auprès de la Cour de Cassation m'a fait autoritairement (évidemment) fait remarquer que je parlais fort en me diagnostiquant comme hypomaniaque au sens d'un trouble bipolaire. Hors parler fort est aussi un symptome du Syndrome Asperger, qu'il ignore.

Un ancien Doyen auprès de la Cour de la Cassation a invalidé les diagnotics grotesques d'une dizaine de médecins agréés qui en réalité ne sont pas du tout des experts, mais il s'est bien gardé d'émettre un diagnotic, ne percevant pas vraiment ce dont il s'agissait, ou alors il n'était pas dans ce rôle là, si ce n'est pour certifier qu'il ne sagissait pas du tout de ce que les autres affirmaient péremptoirement à la façon des médecins de Molière.

Il y a aussi les médecins de la sécurité sociale .... qui ont souvent une plaque "expertise" sur rue, comme des médecins agréés, ce qui devrait être prohibé comme discréditant la médecine, tout Docteur en médecine étant par définition expert dans son domaine qui est la médecine.
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Message par Veronique1 » Lun Déc 07, 2009 14:32

Les medecins font probablement du mieux qu'ils peuvent et se basent sur ce qu'ils ont appris. Les chercheurs travaillent tous les jours pour ameliorer les connaissances de l'être humain...

Nous sommes tous en souffrance qu'il n'y ait pas ces connaissances...il faut accepter d'etre acteur de notre histoire, faire connaitre le syndrome d'Asperger autour de soi fait déja avancer celle çi.

Le syndrome d'Asperger n'est pas une maladie mais un handicap.
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Message par Invité » Lun Déc 07, 2009 15:08

Je suis bien d'accord avec vous, il s'agit d'un handicap (mais en tant que tel sans complications à quel % ?) et non d'une maladie.

Tout le monde fait humainement ce qu'il peut (en principe).

Il est vrai que le Syndrome Asperger ne fait pas partie des études de médecine et que cela est assimilé à la schizophrénie ou à la psychose infantile, position française classique (à ma connaissance d'origine de médecine militaire).

Il n'en reste pas moins que le Code de déontologie médicale fait du devoir du médecin d'être au fait des résultats actuels (CIM 10 par exemple...) et au courant des recherches en cours. C'est une obligation de déontologie médicale incontournable.

Quant aux "médecins agréés", ce serait drole si ce n'était pas grave, puisque tout médecin d'être lauréat d'une faculté de médecine, est par définition agréé (par l'Etat), le doublon recouvrant implicitement une violation d'Etat, la Préfecture étant celle de police, de la déontologie.

Le comble du paradoxe étant que la police a aussi un code de déontologie. Auquel alors faut-il se référer ?

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article941

C'est d'autant plus problématique que la déontologie de la police interdit aussi ce genre de pratique....qui est celle de la police de la pensée.

C'est vraiment en souffrance, comme nous, quoi ...
Dernière édition par Invité le Mar Déc 08, 2009 3:38, édité 1 fois.
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Message par Veronique1 » Mar Déc 08, 2009 2:39

On ne peut pas changer le monde, il faut surfer sur la vague...
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Message par Invité » Mar Déc 08, 2009 7:59

Il faut surtout surfer en justice et y gagner, ça change la vie, que pourrissent les médecins agréés en vous diffamant sans vergogne.
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Message par lucied'ici » Mar Déc 08, 2009 15:29

j'ai bien du mal à comprendre. De quoi parlez vous exactement ?
Quels sont concrétement les conséquences de ce manque de connaissance ? Sur le plan judiciaire ?
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Message par Invité » Mar Déc 08, 2009 17:16

Si vous n'avez pas eu à faire à un ou des médecins agréés par la Préfecture, vous ne pouvez comprendre ce dont il s'agit, à condition également que vous ayez demandez et obtenu leur production - art. 1111-7 du code de la santé publique, ils ont une semaine pour vous l'envoyer.

Les conséquences peuvent relever de la Brigade Criminelle, en tant que partie civile j'ai affaire à elle, le motif de fond étant "traitement cruel, inhumain ou dégradant" au sens de la Charte des Nations Unies.
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