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Je ne change pas

Message Publié : Jeu Avr 16, 2009 15:41
par Omicron
Voilà, petit topic où on peu peut-être parler de ce que j'ai lu aussi ailleurs et qui fait partie de moi.

Je ne change pas.
Je ne change pas d'avis, mais pas tout court aussi.
Si j'ai eu très tôt une certaine "maturité" je crois ne jamais en avoir gagner d'avantage. Je ne crois pas avoir évolué dans un sens où dans un autre.
Je continue ma réflexion intérieur, elle fait son chemin. Mais je ne vois pas d'évolution, je ne peu pas dire que j'ai de nouvelle envie, ou je ne sais quoi. Je ne fais que conclure dans mes pensées.
Et appliqué ce que j'ai parfois décidé il y a des années, avec quelques nuances.
Comme il y a des années, j'aimerai rêver toute ma vie, et partager mes rêves puisqu'il faut parfois être réveillé.
Les gens ne me croient pas et me disent que j'ai forcément changé.
Je ne pense pas. J'ai changer mes façon de faire, d'aborder les choses, j'ai affiné des raisonnements et des façons de raisonner, j'ai dompté des peur, et sais faire parfois ce que j'avais peur de faire.

Message Publié : Jeu Avr 16, 2009 21:32
par Clovis
Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis.

Si je change c'est avec une extrême lenteur. Parfois j'ai eu l'impression de franchir des paliers avec l'espoir fou, toujours déçu, que mes progrès me permettraient enfin de me sentir comme les autres...

Comme toi mes modestes aspirations ne changent pas. Je veux rêver, lire et écrire, découvrir, observer et comprendre... Toutes ces choses, comme toi j'aimerais les partager mais après toutes ces années à chercher vainement de l'intérêt chez les autres j'ai l'impression de ne plus savoir le faire !

Je n'ai pas d'ambitions bien définies ni de désirs matériels et peine à m'attacher aux personnes.

Je n'ai pas voulu me reconnaître dans une caractéristique de l'Asperger qui est de s'attacher aux objets plus qu'aux personnes... Mais le fait est que, même aujourd'hui, les choses à lesquelles je tiens le plus dans ma vie ce sont mes livres.

Lorsque j'ai l'impression d'avoir avancé je me rends compte que la distance avec les autres s'est pourtant accrue...

Message Publié : Ven Avr 17, 2009 12:03
par omega
Pour moi, certaines choses n'ont pas changé, au niveau du fonctionnement, de la logique, et dans une certaine mesure, la manière de percevoir les choses.
Ce que je suis est totalement dépouillé d'humeurs, états d'âmes et autres dispositions changeantes ... bref ce qui reste, c'est du stable, du durable, en fait, ça dure tant que je n'ai pas de raison de décréter que ce n'est plus valable.

Mais d'autres choses ont changé: au niveau de mes perceptions, elles sont plus aiguës et beaucoup plus instinctives qu'avant, j'ai pris de la force et de l'assurance que je n'avais pas avant. J'ai appris à me servir de ce que je suis à mon avantage, je ne subis plus. Mon instinct s'est beaucoup développé... et je ne perçois pas la vie de la même manière qu'étant jeune.

Pour résumer, ma façon de penser ou les choses que j'aime/déteste sont toujours les mêmes (?), mais ma façon d'être change.

Lorsque j'ai l'impression d'avoir avancé je me rends compte que la distance avec les autres s'est pourtant accrue...

J'ai aussi cette sensation.
De suivre un chemin à l'écart, et d'être encore un peu plus à l'écart à chaque pas que j'y fais.
Un peu comme Jonathan Livingstone le goéland. :lol: (tu connais ce livre?)

Je n'ai pas voulu me reconnaître dans une caractéristique de l'Asperger qui est de s'attacher aux objets plus qu'aux personnes...

?? Tu parles de la citation de Temple Grandin dans un autre post?
Si c'est ça, ce n'est pas ce qu'elle dit. Elle dit seulement préférer les objets aux personnes qui ne l'intéressent pas.
On ne sait pas ce qu'il en est quant aux personnes qui l'intéressent.

Les objets sont stables et prévisibles par essence, et donc plus rassurants que les gens: peut-être la raison de l'attachement particulier que leur vouent les autistes? :?:

Message Publié : Ven Avr 17, 2009 12:34
par Lorien
Je ne change pas....je continue ma réflexion intérieur,


Oui Omicron je m'associe à ça. A l'age de 4 ans je me suis dis que les adultes sont fous et je voyais des autres enfants deviennent comme eux. J'ai résolu de ne jamais changer le façon que je voyais le monde, l'image de Peter Pan.

C'est ma façon de voir qui n'a pas changé. Malgré mes intérêts, au centre d'une dialogue de premier importance - l'éco-construction; je n'arrive pas à me faire comprendre ou d'être valorisé par mes collègues. Je raison et travail seule et je n'arrive pas a m'exprimer crédible-ment.

Ma façon de voir m'amène au cœur des problèmes techniques mais je me découvre incompétent pour bien exprimer mes propos.

Toujours coincés!

Re: Je ne change pas

Message Publié : Ven Avr 17, 2009 14:23
par Invité
Omicron a écrit :Je continue ma réflexion intérieur, elle fait son chemin. Mais je ne vois pas d'évolution, je ne peu pas dire que j'ai de nouvelle envie, ou je ne sais quoi. Je ne fais que conclure dans mes pensées.
Et appliqué ce que j'ai parfois décidé il y a des années, avec quelques nuances.
Comme il y a des années, j'aimerai rêver toute ma vie, et partager mes rêves puisqu'il faut parfois être réveillé.



Le phantasme de sa propre vie, a du bon et du mauvais. Chez monsieur tout le monde, le phantasme est préparatoire à l'action; mais chez les inhibés, il est tout ce qu'il reste de la vie. Ton impression de ne pas changer m'interpelle; moi aussi j'ai le sentiment d'être resté le même; cela reste une impression, on change forcément. Parfois on a l'impression, à tort, que le changement ne s'exprime pas en dehors du rêve, tandis que les autres se contentent (en toute simplicité) de fonder une famille, monter en grade, gagner en responsabilités, etc. Je me suis souvent identifié, à Cthulhu, le dieu extraterrestre maudit de la mythologie de Lovecraft. «Dans sa demeure de R'lyeh, le défunt Cthulhu attend en rêvant». Mélange de mégalomanie et de morbidité, être enterré vivant dans son propre corps, le prix du rêve permanent... ou d'autre chose. Je reconnais qu'avoir des affinités avec un monstre paralysé avec des tentacules qui sortent de la tête n'est pas un gage de santé mentale.

Lovecraft devait sans doute avoir le syndrôme ou un truc approchant. Sa biographie est intéressante
(ici en anlais http://en.wikipedia.org/wiki/Howard_Phillips_Lovecraft).